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EMBARRAS

des couleurs vitrifiables ; seulement , lorsqu'elles sortent de l'atelier du fabricant, on doit les broyer de nouveau, avant leur mise en œuvre, en leur donnant quelques coups de molette sur une table de verre dépoli. On les détrempe alors avec de l'eau pure et on les laisse sécher pour s'en servir suivant le besoin. Avant d'étendre la couleur sur Vémnil blanc des terres ou de la lave où cet émail a été vitrifié par un premier feu, on pose une couche d'encollage à la gomme adragante ; on délaye la couleur avec de l'essence de térébenthine ou de lavande mêlée, l'une ou l'autre, à un tiers d'essence grasse ; on les pose au pinceau et on les appuie sur Vémail blanc, en les tamponnant avec un putois. Ces procédés sont, d'ailleurs, semblables à ceux que l'on applique dans la peinture sur porcelaine. M. Jollivet ajoute que la peinture sur lave, considérée comme peinture d'ornement, se prête à tous les elTels de la peinture à l'huile ; mais il recommande de s'abstenir de mélanger dans des nuances, le carmin, le pourpre, le violet d'or aux bruns, aux rouges , aux noirs, aux jaunes, qui sont à base de fer, parce que les premières couleurs sont des oxydes d'or. Le contact de ces couleurs à bases différentes et de leurs fondants spéciaux les neutralise réciproquement sous l'action du feu et produit des teintes sales. Le bleu, le jaune dit d'argent se marient, au contraire, avec le pourpre, les violets, les carmins, etc.

Quant à l'application des laves émaillées à la décoration des édifices, il faut observer que ces laves ne peuvent être employées que dans les surfaces plates, que la superficie de chaque table est limitée, mais qu'en juxtaposant plusieurs morceaux on peut couvrir une très grande surface.

On donne encore le nom iVcmail à une certaine couleur bleue que l'on appelle aussi azur. Le bleu iVémail noircit à l'huile ; on l'emploie plus heureusement à la détrempe, et il subsiste

fort bien au grand air. Il fait une très belle couleur employée à la cire.

Émaux, s. m. pi. — En termes de blason, on donne le nom d^émaux aux couleurs dont on revêt les charges et l'écu lui-même.

Les émaux comprennent :

1° Deux métaux, qui sont l'or ou jaune, l'argent ou blanc ;

2^* Cinq couleurs, qui sont : le rouge ou gueules, le bleu ou azur, le vert ou sinople, le noir ou sable et le violet ou pourpre;

3° Deux fourrures ou pannes : 1"/;^;-mine et le vair (voy. Blason).

Embarcadère, s. m. — Un embarcadère est formé d'une pente douce en maçonnerie ou d'un pont établi sur une estacade en pieux et pilotis ; il permet de descendre au niveau d'une pièce d'eau ou d'une rivière, ou bien il s'avance dans la mer, en forme de jetée, pour faciliter l'embarquement des passagers sur un navire.

Par extension, on a apphqué cette désignation aux édifices disposés, pour le service des voyageurs et des marchandises aux points de départ et d'arrivée, ainsi qu'aux diverses stations des chemins de fer ou sur le bord des grands quais (voy. Gare).

Embarras, s. m. — Embarras d'étais. Dans l'évaluation du prix des ouvrages, lorsque, dans une fouille, le travail des ouvriers est gêné par les étais qui servent à maintenir les berges de cette fouille, pendant le cours de son exécution, l'entrepreneur a droit à une plusvalue du quart de la valeur des prix ordinaires de fouilles pour embarras d'étais.

Une autre plus-value, qui varie avec les usages locaux, est accordée, par mètre cube, pour maçonnerie en béton, meulière, moellon, brique ou plâtras, exécutée de même dans l'embarras des étais.

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