‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 140 sur 232 · ENCEINTE · texte numérisé non relu

ENCEINTE

peut y faire des tranchées B, pour y liaisonner des murs aboutissants (i).

Ces divers travaux exigent Tautorisation préalable du copropriétaire et, en cas de refus de celui-ci, Tautorisation contradictoirement accordée par les tribunaux (2).

Cette faculté d'encastrement ou d'enfoncement dans les murs mitoyens, qui existe pour les poutres ou solives, ne s'applique pas aux cheminées.

Encaustique, s. f. — Genre de peinture dans lequel on détrempe les couleurs avec de la cire fondue, pour leur donner du lustre et les préserver des injures de l'air (voy. Cire).

La peinture à Vencaustigue était connue des anciens ; mais les procédés qu'ils employaient n'ont pu être encore parfaitement déterminés, en raison de l'obscurité des renseignements que les auteurs nous ont laissés à cet égard.

D'après certaines citations de Pline, il semble qu'on puisse reconnaître trois genres différents de peinture à Vencaustique, usités chez les Romains :

1° Lti peinture à la cire, dans laquelle on se servait de couleurs mêlées de cire appliquées avec une brosse sèche, puis fixées avec le feu, au moyen de l'instrument appelé cauteriinn ; c'est à ce brùlement ou à cette cautérisation que Vencaustigue devrait son nom, suivant M. Wiegmann;

2* La peinture sur ivoire avec le cestrum, qui était la représentation de dessins tracés sur l'ivoire avec une pointe à graver brûlante;

3° La peinture à la cire liquéfiée par la chaleur, qui consistait dans l'application, à l'état fluide, de la couleur mêlée avec de la cire fondue.

Nous indiquerons ici le procédé du comte de Caylus, qui crut avoir retrouvé en 1753, le secret de l'art ancien, dans ce genre de peinture. On cire la surface

(1) Mojmel des lois du bâtiment^ (g) Code Perrij),

sur laquelle on veut peindre, de manière à en boucher les interstices ; on frotte la surface unie avec du blanc d'Espagne et l'on peint dessus avec des couleurs détrempées à l'eau; quand la peinture est sèche, on la présente au feu ; la cire fond et fixe les couleurs.

Aujourd'hui, on peint les parquets à Y encaustique, pour en rendre la surface brillante, en la frottant avec une brosse dure. Le mélange employé à cet effet est composé de savon, d'alun ou de sel de tartre dissous dans de l'eau ordinaire.

Le carrelage, après avoir été mis en couleur est aussi quel(|uefois passé à Vencaustigue.

Enceinte, s. f. — AncmiECTiRE MILITAIRE. Ligne continue d'ouvrages, tels que palissades, talus en terre, murailles crénelées, tours, bastions, etc., enveloppant un terrain que l'on veut défendre.

Les places fortes, les citadelles, les forts détachés, les camps retranchés ont des enceintes percées seulement des ouvertures nécessaires à l'entrée et à la sortie des troupes et du matériel de guerre.

Dès l'origine, les différentes agglomérations d'hommes ayant des intérêts distincts durent songer à mettre ces intérêts à l'abri des attaques des voisins.

L(^,s premières enceintes furent composées d'ouvrages grossiers , tels que ceintures en terre, fossés secs ou remplis d'eau.

Plus tard, le bois fut appliqué à la défense; enfin, les murailles en pierres sèches, ou reliées par du mortier, en blocs bruts ou appareillés, constituèrent des enceintes capables de résister à des attaques en règle.

Pour permettre aux assiégés de défendre facilement les points exposés aux coups de l'ennemi, et prendre celui-ci de fianc, on construisit des tours formant saillie sur la muraille et placées, de distance en distance, suivant la portée des armes de jet, de façon à se soutenir mutuellemei^t,

E^XEINTE.

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