ÉTAIN
pieds des élançons. Le premier système convient pour un mur qui aurait éprouvé un bouclement brusque au point A ; le second, pour un mur qui boucle d'une manière uniforme.
Dans les parties cintrées des baies que Ton veut étayer, soit pour les réparer, soit pour reprendre en sous-œuvre leurs pieds- droits, on place, à la hauteur des naissances, un entrait que Ton soutient
Fig. 1380.
à Taide de deux ou de quatre étais a (fig. 1580) dont les pieds reposent sur des sablières b, de couchis c soutenus par des contre-fiches d et de cales placées au-dessus.
Si Ton reconstruit dans toute sa hauteur un mur de face ou de refend, il faut étayer tous les planchers, en ayant soin que les étais des différents étages se correspondent verticalement, avec des couchis ou sablières par le bas et des chapeaux par le haut.
Le meilleur bois à employer pour les étais est le sapin, qui est droit, long et très raide. Toutefois, le chêne est préférable pour les plates-formes, pour les cales et les chapeaux des chevalements, parce que son tissu ne s'écrase pas sous la charge comme celui du sapin.
On soutient les terres d'une tranchée au moven de couchis horizontaux ou
planches disposées contre les parois de la fouille (fig. 1581) et de couchis verti-
Fig. 1581.
eaux placés vis-à-vis les uns des autres et maintenus par des étrésillons.
Législatiox. Celui qui a la mitoyenneté d'un mur peut, lorsqu'il veut y faire travailler, être tenu iVétayer chez le voisin.
Étain,5. m. —Métal d'un gris blanc qui ressemble beaucoup au zinc, mais qui en diffère par le cri qu'il fait entendre quand on le ployé.
Uétain est mou, mais plus dur que le plomb, fond à 228° et a pour poids spécifique 7,29.
Létain ne s'altère pas sensiblement, même cà l'air humide et il ne décompose l'eau qu'à la chaleur rouge. Il est attaqué par l'acide azotique étendu d'eau; l'acide chlorhydrique le dissout ; l'acide sulfurique ne l'attaque qu'à chaud ; les alcalis fixes le dissolvent.
Le minerai le plus commun de ce métal est l'oxyde d'étain, qui appartient aux terrains les plus anciens et dont le traitement métallurgique a pour base la réduction par le charbon.
Les étains du commerce renferment généralement, en petite quantité, des matières étrangères telles que du cuivre, du plomb, du fer et de l'arsenic. Les plus estimés sont ceux de Banco et de Malacca (Lule) et celui d'Angleterre, connu sous le nom de grain-lin.