ETANG
l'amalgame d'argent résiste infiniment mieux à l'action de la chaleur que l'amalgame d'étain. En outre, la beauté du nouvel étamage est due au mélange des deux métaux les plus blancs qui existent, tandis que la qualité des anciens tains est due simplement, soit à l'argent seul, qui se ternit facilement, soit au mercure qui, par son mélange avec l'étain, perd nécessairement de son éclat. Toutes les opérations de ce nouvel étamage peuvent se faire en trois heures, et le prix de revient est compris entre celui de Y étamage à l'étain mercure et celui qui est constitué par une simple argenture.
Pour terminer, nous ferons observer que, parmi les avantages présentés par Vétamage à l'argent mercure, le plus sérieux est, sans contredit, celui qui enlève tout danger pour les ouvriers journellement exposés, dans les manipulations de Vétamage ancien, aux vapeurs si funestes du mercure, qui se volatilise, comme on le sait, à toutes les températures. Dans l'opération nouvelle, au contraire, comme nous l'avons dit plus haut, il ne paraît à l'état métaUique qu'à l'instant même où il est absorbé par l'argent qui ne le laisse pas s'échapper en quelque minime quantité que ce soit{l).
On a essayé aussi d'étamer les glaces avec un amalgame de plomb, puis avec un alliage de plomb et d'étain ; mais l'application ne peut se faire qu'à chaud et exige de très grandes précautions.
Etamoir, 5. m. — Instrument com-
i posé d'un petit ais et d'un manche pris
i dans le même morceau de bois ; cet
outil est recouvert d'une tôle mince ou
de fer-blanc relevé sur les bords.
' Les plombiers s'en servent pour sou-
\ dcr les lames de plomb qui encadrent
les vitres. Dans ce but, on fait fondre
sur Vétamoir avec le fer à souder, un
(1) Extrait d'un rapport sur Vétamage ou tain des glaces, fait par M. Lâchez à la Société centrale des arcliitectcs.
peu de poix et de résine ; on y promène en tous sens et à ditïerentes reprises la pointe du fer qui, s'il est chaud, se couvre d'une lame de soudure au moyen de laquelle on opère sur le plomb encadrant les vitres (1).
Étampe, s. f. — Sorte de matrice en fer aciéré, dont la surface supérieure porte en creux ou en relief la forme que Ton veut imprimer au fer que l'on forge. On dit aussi estampe (voy. Estampage).
Étancher, v. a. — Rendre une fouille étanche; épuiser l'eau et boucher les ouvertures par lesquelles arrive Veau.
Étançon, s. m. — Forte pièce de bois qui sert à soutenir provisoirement un mur, une partie de construction ou des terres minées.
Les étançons sont les pièces verticales ou légèrement inclinées qu'on emploie dans les étalements (voy. ce mot).
Étanfiche , s. f. — Hauteur de plusieurs bancs de pierre qui font masse ensemble dans la carrière.
Étang, s. m. — Amas d'eau peu profond que Ton rencontre dans l'intérieur des terres.
On distingue : les étangs naturels et les étangs artificiels. Les premiers sont de petits lacs d'eau douce, formés par des pluies ou les sources, ou des lagunes séparées de la mer, soit à cause du retrait de celle-ci, soit par suite de l'amoncellement des sables. Les étangs artificiels sont des réservoirs que l'on établit en retenant les eaux, au moyen d'une digue, dans une dépression du sol, naturelle ou artificielle. Ces réservoirs sont destinés tantôt à la production du poisson, tantôt à la retenue des eaux nécessaires à l'irrigation des terres ou à l'alimentation de canaux de
(l) Pernot, Guide du constructeur.