‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 175 sur 232 · ÉTAU · texte numérisé non relu

ÉTAU

localaire les laisse tels qu'ils sont (1).

Les états de lieux se paient 3 fr. 50 le rôle, y compris la minute rédigée sur place, les deux expédiions et les vacations qu'exigent la vérification contradictoire, les discussions qui en résultent souvent et qu'il faut résoudre, les changements et annotations que les parties demandent dans leurs intérêts réciproques.

Etat de répartition des acomptes. Dans la confection d'un cahier des charges (voy. ce mot), aux clauses générales et particulières on joint un état indiquant, par nature d'ouvrage, la répartition des sommes dues à cliaque entrepreneur , au prorata du marché général et des marchés particuliers. Cet état renferme, dans une première colonne, la désignation des diverses natures d'ouvrages, à savoir :

Maçonnerie, terrasse, trottoir et carrelage ; charpente ; serrurerie, gros fer et fonte ; menuiserie ; couverture et plomberie ; peinture, vitrerie ; marbrerie ; fumisterie ; sculpture ; pavage ; miroiterie ; éclairage ; concession d'eau.

En regard de ces descriptions diverses sont indiqués les chiffres des acomptes, dans des colonnes avec titres indiquant les époques auxquelles les sommes partielles seront successivement distribuées.

Ces indications sont généralement les suivantes : après les caves voûtées ; après la pose du deuxième plancher ; après la couverture terminée ; après les ravalements intérieurs et extérieurs ; après l'achèvement des travaux ; six mois après la réception des travaux.

Total par nature d'ouvrages.

Étau, s. m. — L'un des principaux outils qui servent à travailler les métaux. L'étau (fig. 1582) est une sorte de presse, ordinairement en fer, dont les deux pièces principales , articulées à leur partie inférieure, sont des leviers appelés mors ou mâchoires. L'une de ces

(1) Toussaint, Code de In propriété, 1 v. p. 487.

ETAU.

mâchoires est fixée à une vis, presque toujours à fdet carré, qui traverse l'autre levier et s'engage dans un écrou ; une tige ou manivelle en fer, qui passe dans la tête de cet écrou, permet de le faire tourner dans un sens ou dans l'autre, de manière à serrer ou à desserrer les

Fig. 1582.

mâchoires de Vétau. L'intérieur des mors est aciéré et strié comme une hme, afin que l'objet saisi ne puisse glisser. Un ressort placé entre les branches les fait ouvrir quand on desserre Vétau.

Le renflement qui porte l'œil dans lequel entre la vis se nomme boîte de Vétau.

Cette machine est fixée à rétabli par une bride qui saisit une des branches et se termine par une ou deux tiges solidement attachées à l'établi.

On distingue parmi les outils de ce genre :

1° Les étaux à chaud, qui sont de grandes dimensions et pèsent depuis 50 jusqu'à 200 kilogr. On les nomme ainsi parce qu'on s'en sert pour façonner au marteau des pièces de fer ou d'acier à chaud. Ces étaux doivent présenter une grande masse pour ne pas s'écliauffer et résister aux chocs produits par les coups de marteau. On les fixe au milieu de la forge afin que Ton puisse tourner autour ;

2° Les étaux à agrafe ou à griffe,

ÉTAU. — 4^3 — ÉTELON.

qu'on fixe contre le bord d'un établi au i Panni les outils de ce dernier genre,

moyen d'une vis de pression (fig. lo83);

3° Les étaux à main, qui sont des

pinces à vis ayant la forme tVétaiix, et

que l'on tient à la main pour exécuter

Fig. loSi.

FU

de petits ouvrages. Xous donnons (fig.

lo84) un et au à main ordinaire et (fig. lo8o) un étau renforcé.

Quelquefois, Yétau à main est muni d'une agrafe qui permet de le fixer à volonté sur une planche, ou sur un établi provisoire (fig. lo86);

4" Les étaux paraUèïes, dans lesquels la branche de devant s'écarte de l'autre parahèlement à elle-même, au lieu d'articuler autour d'un point.

Fig. 1386.

nous citerons Yétau du sculpteur (fig.

Fig. 1387.

1587) qui est en bois avec vis en bois.

Étaver, r. a.

Yov. Étalement.

Eteindre , v. a. — Éteindre la chaux : placer de la chaux vive en contact avec de l'eau pour la réduire à l'état de poudre ou la mettre en pâte prête à être employée.

C'est ce qu'on appelle faire Vextinction de la chaux (voy. Chaux).

Ételoii, 5. m. — Épure de charpente tracée en grandeur naturelle sur le sol nivelé à cet effet.

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