‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 186 sur 232 · FACE · texte numérisé non relu

FACE

et occupant tout l'espace compris entre les deux voies.

« En dehors de ce cas, si la dimension et la configuration du terrain ne permettent pas de ménager dans la propriété une cour de 40 mètres, la construction ne peut être élevée à la hauteur de 20 mètres, qu'avec l'autorisation de l'administration municipale.

« Art. 2. Quelle que soit la hauteur des maisons à construire, la surface des courettes ne peut, en aucun cas, être inférieure à 4 mètres; le plus petit côté doit avoir au moins l'^,60.

« Les courettes ne peuvent servir à éclairer, ni à aérer aucune pièce à usage de chambre à coucher, si ce n'est au dernier étage de la maison. »

Enfin, une circulaire préfectorale réglemente ainsi pour la ville de Paris l'harmonie des façades, c'est-à-dire la manière dont les lignes principales doivent être disposées les unes par rapport aux autres :

« Les lignes horizontales des façades, comme grands balcons, bandeaux, entablement, etc., des diverses maisons comprises dans un même îlot, seront raccordées entre elles. Lorsque l'inclinaison de la voie publique ne permettra pas de raccorder les façades des diverses maisons d'un ilôt, ces maisons seront divisées par groupes , suivant les indications de l'administration. Les propriétaires pourront s'atfranchir du rapport avec les maisons contiguës en respectant le nu de la tête des murs mitoyens, c'est-à-dire en arrêtant les lignes des bandeaux, corniches, etc., au droit du parement intérieur desdits murs. Dans ces divers cas, Tadministration déterminera le point où devra être mesurée la hauteur du mur de face, toutes les fois (pi'il s'agira d'une hauteur de plus de 17'", 55. »

Face, s. f. — 1° Moulure plate ayant beaucoup de largeur et peu de saillie. Telles sont les faces d'une architrave, d'un bandeau, d'un larmier.

faïence.

faïence.

2° On appelle murs de face les murs extérieurs d'un bâtiment.

Faciue, 5. /". — Voy. Fécine.

Façon, s. f. — Main-d'œuvre.

Travail à façon : travail exécuté par un entrepreneur avec des matériaux fournis par celui qui le commande.

Le premier n'a droit alors qu'au pi'ix de la main-d'œuvre et à son bénéllce.

Objet de façon : objet fait exprès pour un ouvrage quelconque.

Fagot, s. m. — Paquet ou faisceau composé des pièces d'un ouvrage de charpente ou de menuiserie que Ton a démontées et liées ensemble.

Faïence, s. f. — Poterie de terre ou terre cuite vernissée ou émaillée.

On fait remonter au xiv* siècle l'époque connue de la fabrication de la faïence commune ou émaillée. Il semble que les Persans et les Arabes aient seuls connu cette faïence avant les Européens. Ce sont les derniers qui introduisirent leurs procédés de fabrication en Espagne et l'on croit que ces procédés passèrent des îles Baléares en Italie ; le mot de majoUca, donné par les Italiens à cette faïence, ne serait qu'un dérivé de Majorica, Mayorque. Cette introduction eut lieu en 141o, à peu près à l'époque où le sculpteur florentin Lucca délia Robbia appliquait l'émail stannifère sur les terres cuites. Toutes les principales villes de l'Italie voulurent avoir leurs manufactures de majolica.

Toutefois , bien que Girolano délia Robbia, petit-neveu de Lucca, soit venu en France vers lo30 et ait contribué, dit-on , à la décoration en caiToaux émaillés du chtàteau de Madrid, à Boulogne, près Paris, il paraît que les procédés de fabrication italienne de majolica étaient entièrement perdus ou inconnus en France, à l'époque où Bernard de Palissy entreprenait les recherches qui

le conduisirent à de si merveilleux résultats.

X partir de Bernard de Palissy, la fabrication de la faïence émaillée dégénéra considérablement, et l'on n'en fabriqua bientôt plus que pour les vases de cuisine, les carreaux de revêtement des fourneaux et les poêles.

Cependant, dans ces derniers temps, on a cherché à fabriquer de bons produits, à cause du mauvais effet que produisaient les gerçures, particulièrement dans les revêtements intérieurs des cheminées. On est alors arrivé à faire une faïence à peu près ingerçable et telle qu'on peut la recouvrir aisément de toutes les couleurs employées dans la peinture sur porcelaine.

La pâte de la faïence émaillée est composée d'argile plasti(|ue, de marne argileuse et de sable. Les proportions des substances employées varient suivant les diverses contrées, parce que ces matières elles-mêmes n'ont pas partout la même composition, et selon l'objet qu'on se propose de >confectionner. La pâte des poêles de Paris est faite avec de l'argile plastique que l'on trouve à Gentilly, Arcueil, Vanves, Vaugirard, etc., avec le sable argilo-ferrugineux de Belleville et du ciment fabriqué avec du biscuit broyé. Le mélange de ces substances se fait par le marchage.

Une autre composition plus soignée, et que les poêliers appellent terre à sable, est la suivante :

Argile plastique de Gentilly.. 540 Sable de Belleville .\ . 278

Celte composition est destinée à être placée à la surface des pièces et à rendre .l'émail plus uni. On l'étend en couche mince sur l'autre pâte, dont elle corrige les inégaUtés provenant du ciment qui est en grains trop gros.

Lorsque les pièces que l'on fabrique ont subi la cuisson en biscuit, on passe à remaillage.

L'émail de la faïence pour poêles est

FAILLITON.

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