FAISCEAU
à peu près le même que Yémail blanc de la faïence ordinaire pour ustensiles de ménage. On le rend opaque à Taide du peroxyde d'élain.
Nous donnerons, d'après le Dictionnaire des arts et manufactures de M. Laboulaye, la composition d'un émail employé par les fabricants de poêles du faubourg Saint-Antoine :
/oxyde d'élain . . il\ Calcine composée de oxyde de plomb. ^ ,^3
Sable de Nevers
Minium
Cailloux de rivière piles.
Sel marin
Potasse du commerce —
Cette masse est fondue et réduite en une bouillie fine, dans laquelle on passe les pièces de faïence à émailler. Celles qui sont émaillées à épaisseur convenable sont retouchées au pinceau dans les parties où Fémail manque.
Les carreaux de revêtements employés pour garnir les fourneaux sont fabriqués par ces procédés.
On utilisait souvent autrefois ces carreaux pour rornementation des édifices.
Les planchers et les murs de rez-dechaussée de la plupart des anciens châteaux et particulièrement des résidences et chapelles royales en étaient ornés.
Une application heureuse que Ton pourrait faire aujourd'hui de la faïence émaillée serait le revêtement des parois des salles de bains, à Taide de grands panneaux analogues à ceux que fabriquent certains poêlicrs de Paris.
Faïence, adj. — Peinture fdïencée :
peinture à T huile dans laquelle des gerçures se sont produites, elîct qui provient généralement de l'emploi d'une trop grande quantité d'huile grasse.
Failliton [Trachyte de). — ïrachyte porphyroïde, assez dur, provenant de la carrière de Failliton, commune de ïbiézac, arrondissement d'Aurillac.
Cette pierre, de couleur gris-blanc et de nuances diverses, porte 0°',40 de hauteur d'assise et pèse 2,190 kilogr.
le mètre cube ; la charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 360 kilogr. par centimètre carré.
Faisanderie, s. f. — Local où l'on élève des faisans et qui se compose d'une grande chambre fermée pour la couverie, de compartiments couverts avec enclos attenants et d'un parc où les oiseaux peuvent être abandonnés k eux-mêmes.
Les pièces fermées sont quelquefois remplacées par des parquets , petits parcs, ou compartiments établis sous des hangars en appentis, avec perchoirs et huttes, où se réfugient les faisans. Devant ces parquets sont disposés des enclos fermés par des treillages ou des filets (1).
Les parcs attenants doivent avoir, dans de bonnes conditions, S hectares d'étendue et être clos de murs recouverts de chaperons en tuile vernissée par dessous et en saillie de 0°',io, pour empêcher les incursions des animaux nuisibles.
Les taillis doivent être épais ; les plantations les plus favorables au développement des faisans sont, d'après Malézieux, le genévrier, le cornouiller, l'épine noire et blanche, le merisier à grappe, le fusain, le groseiller, le framboisier, la ronce et le sureau.
Faisceau, s. m. — Colonne en fais-
Fig. lo9G.
ceau : colonne formée par l'assemblage
(1) Bouchard, Coîistructioîis rurales.
FAITAGE.
FAITAGE.
ou la réunion de plusieurs aulres colonnes de faible diamètre.
La figure 1596 représente le plan d'une colonne en faisceau, telle qu'on en renconti'e assez fréquemment dans Farcliitecture ancienne de TÉgypte.
Celte disposition est précisément inverse de celle que Ton adopte pour les fûts à cannelures.
Faîtage, s. m. — Partie supérieure d'un comble à deux égouts.
On dit aussi faîte.
Charpente. Pièce de bois horizontale qui forme le sommet de la charpente d'un bâtiment. Cette pièce, désignée encore sous le nom de panne faîtière, s'assemble, soit dans les murs pignons, soit dans les têtes des poinçons des
Fig. 1597.
fermes consécutives qu'elle relie entre elles. C'est, en outre, sur le faîtage que s'appuient les chevrons à leur extrémité supérieure, comme le montre la figure 1597.
Dans les combles métalliques, le faîtage est constitué par un fer à double T ou poutre en fer qui se relie, à l'aide d'équerres boulonnées , aux plaques d'assemblage réunissant entre eux les arbalétriers des fermes.
On voit en A (fig. 1598) la coupe du faîtage et l'élévation des arbalétriers ; a est le poinçon du faîtage vu de profil dans le détail B. La coupe C est faite longitudinalement sur l'arbalétrier, au-
dessus de la fourchette b : toutes ces
Fig. 1598.
pièces sont données en perspective dans la figure 1599.
Fig. 1599.
Les arbalétriers sont ici des fers à
double T; on les remplace, dans les
FAITAGE.
FAITAGE.
charpentes à grande portée, par des poutres armées qui s'assemblent, comme dans le cas précédent, avec les pannes faîtières, qui sont elles-mêmes composées de cornières réunies par des entretoises (fig. 1600).
Les combles en fer des marchés ou des halles de gares sont souvent surmontés, dans une partie de leur longueur, de lanternes (lui servent à Téclairage et à l'aération. Les montants de ces lanternes s'assemblent par des cm-
Fig. 1601.
bases boulonnées, sur le faîtage de la charpente (lig. 1601) et soutiennent le fer à T qui sert également de faîte à la lanlerne. Cette forme appartient au comble de la gare des voyageurs de Bordeaux.
Enfin, nous donnons (11g. 1602) un détail perspectif présentant l'assemblage de la panne faîtière avec les fermes de tète, les arêtiers et la demi-ferme de croupe; ce faîtage a^icQXm de la salle des tili'es à radmiiiisli'alion du chemin de fei" d'Orléans, rue de Londres, à Paris.
CoLVEUiiiu:. Disposition employée pour recouMir laièle supérieure d'un comble.
On exécute des faîtages en tuiles, en ardoises , en zinc , en plomb et en tôle.
1° Les faîtages ordinaires, sur les
Fig. 1002.
combles recouverts en tuiles plates, se font au moyen de tuiles ayant à peu près la forme d'un demi-cylindre et que Ton nomme faîtières. Ces demi-cylindres se posent sur des tuileaux, placés ta la suite les uns des autres, et espacés de 0°',05. Ils sont ensuite scellés au plâtre; on appelle crête le joint qui les sépare, et embarrure le filet qui les réunit au toit (voy. Embarrure, Faîtière).
Les autres faîtages de couvertures en tuiles sont disposés d'après la forme des faîtières (voy. ce mot).
2° Les faîtages de couvertures en ardoises sont formés, comme les arêtiers, par le raccord de deux pans de toiture. Le système le plus simple, qui est employé fi'équemment dans les campagnes, est celui dit en lignolet ; il consiste en un débordement régulier des ardoises de la dernière rangée du pan de couverture exposé au plus grand vent habituel, sur celle de la dernière rangée du pjin contraire.
Quelquefois, on établit le faîtage des couvertures en ardoises avec de petites faîtières en terre cuite, qu'on scelle et qu'on garnit de crêtes et d'embarrures
FAITAGE.
FAITAGE.
en plâtre ; mais ce procédé est mauvais, car il nécessite de fréquentes réparations ; il vaut mieux couvrir en métal les faîtages comme les arêtiers.
Les dispositions les plus souvent employées sont représentées par la figure 1603. La première A est celle qui con-
Fig. 1G03.
vient le mieux au plus .urand nombre de toits ; la dernière B, en champignon , est usitée pour les faîtages aigus.
3" Les faîtages de couvertures en zinc sont formés d'un tasseau plus fort que
sous pour emboîter langle du voligeage. Les tasseaux de la couverture ne joignent pas exactement celui du faîtage, pour que Ton puisse loger entre eux les cornes que produit aux angles des feuilles la rencontre de leurs rebords, ceux-ci ne devant pas être coupés (fig. 1604). Autant que possible, le couvre-joint de faîtage doit passer en entier par-dessus la saillie des tasseaux de couverture.
La même figure représente : 1° le couvre-joint de faîtage enlevé et laissant voir la tête soudée que porte le couvre-joint de couverture ; S** le tasseau de faite avec son couvre-joint.
Nous montrons (fig. 160o) le cas où la pente du toit est trop plate pour que l'on puisse adopter la disposition précédente, sans exagérer la grosseur du tasseau de faîtage: on entaille alors le
Fig. 1604.
les tasseaux ordinaires et évidé en des-
Fig. 1605.
couvre-joint de faîtage au droit des tasseaux de la couverture, et Ton soude dessus, à la tête de chacun de ces tasseaux, un bout de couvre-joint de 0°',20 de longueur.
La figure 1606 représente un faîtage assez large pour servir de chemin de service. Il est formé d'une planche de 0™,30 de large reposant sur deux tasseaux délardés en dessous, suivant la pente du voligeage ; le tout est recouvert de feuilles de zinc maintenues sur le rebord par des pattes clouées. Nous avons déjà donné plus haut un exemple
FAITAGE.
faîtière.
de celte disposition pour les couvertures en ardoises (i).
Fig. 1006.
4^* Le plomb est souvent employé comme recouvrement dans les faîtages, non-seulement pour les couvertures du même métal, mais encore pour les couvertures en ardoises. On établit d'abord la forme du faîtage et on la garnit de plomb, au moyen de tables de peu de longueur (2 mètres au plus) ; le raccordement se fait comme pour les membrons (voy. ce mot).
S'' Dans les couvertures en tôle ondulée, on exécute des faîtages avec la
Fig. 1007.
même matière. Nous donnons ((ig. 1607)
(1) Détaiiig, iiigéiiioiir, Uevue d'archUectvve de M. César Daly, 1801-1803-1804-1805.
un faîtage formé de feuilles de tôle demi - cylindriques retenues par des pattes posées à 1™,10 d'intervalle.
Les faîtages peuvent être décorés d'ornements ti-ès variés, formant des crêtes (voy. Crête, Faîtière).
Faite, s. m. — 1° La partie la plus élevée d'un éditice.
2° Synonyme de faîtage (voy. ce mot).
3° Sous-faîte : pièce de bois qui, dans un comble en cbarpente, est parallèle au faîtage et se relie avec cette pièce au moyen d'entretoises, formant ainsi un faîtage double.
Faîtière, s. f. — Tuile de forme courbe, dont on recouvre le faitage d'un comble à deux égouts.
Les faîtières les plus simples sont demi-cylindriques (fig. 1608), et ont ordinairement de 0°',40 à 0'°,50 de longueur. On pose ces tuiles à sec, de manière qu'elles se toucbent le plus exac-
Fig. 1008.
tement possible ; puis on les scelle au plaire à leur base et sur leurs joints. Le filet qui règne sur toute la longueur du bâtiment se nomme embarrure (voy. ce mot); celui qui recouvre les joints est une crête.
Outre ces tuiles" oi'dinaires, on distingue :
1° Les faîtières à recouvrement et les faîtières à emboîte w eut. Les premières A (fig. 1609) sont munies d'un bourrelet creux qui recouvre une petite saillie ménagée sur le pourtour de la faîtière voisine. Les secondes sont représentées en B ; elles s'emboîtent de quelques centimètres ;
2" Les faîtières ordinaires échaucrêes, soit d'un seul côté (fig. 1610), soit de^
faîtière.
faîtière.
deux côtés, pour s'emboîter avec les
recouvrement : la seconde R est à emboilement.
Fig. 1609.
tuiles à nervures, telles que les tuiles
Fig. 1610.
Muller. On échancre de même les faîtières à recouvrement ;
S*' Les faîtières à angle droit, pour les combles exposés à de grands vents et pour les couvertures en ardoises. Ces
Fig. 1612.
Les faîtières ne sont pas seulement unies; on en fait qui sont ornées et forment une crête ou une décoration en poterie.
Nous donnons (fig. 1613) une faîtière
Fig. 1613.
ornée dont le dessin est dû à 31. Simo-
tuiles sont clouées sur le faîtage, tantôt sur le recouvrement , tantôt dessous, ainsi qu on le voit en A et R (iig. 1611); 4° Les faîtières dites à dos d'âne et les faîtières à ogives. La première, que représente en A la figure 1612, est à
Fig. 1614.
net, architecte ; elle figure parmi les