‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 188 sur 232 · FANAL · texte numérisé non relu

FANAL

FANTON,

faitièrcs ornées, dans les produits de Tusine Millier. Le prix de ces tuiles est de 7 francs le mètre linéaire; leur poids est de 23 kilogr.

Les architectes du moyen Age recouvraient aussi les faîtages de tuiles décoratives ; quelquefois même, les ornements étaient rapportés. Ils emi)loyaient également les faîtières en poterie vernissée. Cet usage s'est conservé aujourd'hui ; la figure 1614 montre une faîtière de ce genre que Millet a placée sur le comble de Saint-Remy, dans la restauration qu'il a faite de cette église.

Fanal, s. m. — 1" Monument funéraire, appelé aussi lanterne des morts, qu'on élevait dans les cimetières, pendant le moyen âge, particulièrement aux XH' et xni'' siècles, pour y entretenir des lampes allumées.

Les fanaux avaient pour objet d'éclairer la nuit les passants, ou les convois mortuaires arrivant de loin, après la fin du jour, de guider les individus égarés dans la campagne, d'éloigner les esprits des ténèbres, que la superstition supposait hanter les lieux de sépulture, ou bien encore de constituer une sorte d'hommage rendu à la mémoire des morts.

Ces petits édifices étaient des colonnes creuses, rondes, carrées ou à pans, percées, au sommet, d'ouvertures qui laissaient échapper les rayons lumineux de kl lampe et surmontées d'un doigt pyramidal ou conique.

La plupart des fanaux avaient, à leur base, un autel où l'on disait la messe lors des inhumations.

Une de ces constructions les mieux conservées que l'on puisse voir encore à notre époque est le /(//^^/Z que représente en plan, coupe et élévation, à l'échelle de O'^fii pour mètre, la figure 1613, publié, par M. A. Bcrly, dans l'année 1850 (le la Revue d'architecture de M. César Daly. Ce fanal, qui date de la tin du xn' siècle, est situé dans le cimetière du bourg du Château-Larcher (Vienne).

Les lanternes des morts furent rem-

lA^ftiS

Fig. 1615.

placées, pendant le xiv'' siècle, par de petites chapelles ajourées, dans lesquelles on tenait une lampe allumée.

2" Aujourd'hui, on donne le nom de fanal au feu enti'etenu la nuit dans un phare (voy. ce mot).

Faiiiiim. — Les Romains désignaient ainsi un terrain consacré à quelque divinité par les augures et sur lequel on bâtissait un temple à celte même divinité.

Souvent aussi, les historiens latins emploient indistinctement le mot faniuni pour celui d'œdes ou de templum.

Fantoii, s. ni. — Nom donné à des tringles de fer, à section carrée, (pie l'on noie dans les ouvrages en plâtre pour les empêcher de se fendre.

On s'en sert particulièrement dans le hourdis des planchers en fer. La figure 1616 montre les fantons F reposant sur des entretoises.

Les fantons n'atteignent pas 0™,01o

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