FENDRE
Fécine, s. f. — Rouleau de paille que les couvreurs allachent sous les échelles pour les empêcher de glisser et de casser les tuiles ou les ardoises.
On dit aussi facine.
Feldspath, 5. m. — Silicate double d'alumine et do potasse qui entre dans la composition des granits {\o\. ce mot).
On rencontre souvent, mélangés à Targile, comme matières étrangères, des cristaux de feldspath. C/est du reste de la décomposition des roches feldspathiques sous rinfluence de Télectricité, la chaleur, l'eau, Tair, et Tacide carbonique des eaux naturelles, que résulte la formation des argiles, et le type de ces matières, comme pureté, est la terre blanche à porcelaine ou kaolin.
Félines (Marbre de). — Marbre incarnat que Ton extrait de la carrière de la Malte, dans le département de THérault.
Femelle, s. /". — 4° Partie dune ferrure brisée qui porte deux charnons.
2" Morceau de fer plat encastré dans la plate-bande ou dans le poitrail audessus d'une porte-cochère, pour recevoir dans un trou qu'on y a pratiqué, soit le mamelon d une bourdonnière, soit le tourillon du pivot supérieur du vantail.
Fémur. — Vitruve nomme ainsi les faces plates qui sont placées en saillie entre les cannelures d'un triglyplie (voy. ce mot).
Fendis, s. ni. pi. — Nom ({ue Ton donne aux ardoises brutes obtenues dans le débit des blocs extraits de la carrière (voy. Ardoise).
Fendre, v. a. — Chaupeinte. Fendre le bois (voy. Fente).
Pavage. Diviser un pavé en deux partics, soit sur son large ou sur son fort, c'est-à-dire que ces deux parties soient
FENÊTRE
égales, soit sur sa chair, c'est-à-dire sur sa largeur.
L'ouvrier qui taille ainsi le pavé se nomme fendeiir.
Fenêtre, s. f. — Raie pratiquée dans un mur pour donner du jour et de l'air à Tinlérieur des édifices.
On donne aussi le nom de fenêtre ou de croisée au châssis vitré que l'on place dans cette ouverture (voy. Croisée).
Les fenêtres ont reçu, depuis l'antiquité, et reçoivent encore de nos jours les formes les plus diverses.
Les proportions de ces baies dépendent des usages des différents pays, usages qui sont eux-mêmes relatifs aux climats, aux occupations quotidiennes ; elles dépendent aussi de la destination des édifices, etc.
Dans les climats chauds, les fenêtres sont rares et d'une dimension peu étendue. Nous citerons même des exemples de fenêtres qui mériteraient plutôt le nom demeurtrièresoudebarbacanes.
Fig. 1619.
La ligui'e 1619 représente, à l'échelle de 0"", 05 pour mètre, l'élévation intérieure d'une baie de ce genre, appartenant à la maison de Phnius Rufus, à Pompéi.
FENETRE
FEXÈTRE.
Dans les pays tempérés, les fenêtres sont plus grandes, afin que Ton puisse jouir de tout le soleil et de toute la lumière que la nature y accorde pendant toute la durée de l'hiver.
Cette différence des climats fait qu'on ne peut point fixer de règles invariables pour la proportion des fenêtres. Certains architectes ont cependant posé et mis en pratique quelques prescriptions à cet égard.
Ils estiment que la stabilité veut, pour les trumeaux des fenêtres, une largeur au moins égale à l'ouverture de celles-ci.
Ils adoptent aussi , comme proportion moyenne des fenêtres, une hauteur double de leur largeur, celles du rez-dechaussée étant tenues un peu plus basses et celles des étages supérieurs un peu plus hautes.
Les climats très froids exigent l'emploi de doubles fenêtres.
Les rares documents que nous possédons sur la manière dont les anciens éclairaient leurs édifices religieux nous permettent de croire que la cella des petits temples ne recevait de jour que par la porte et que les plus grands temples étaient ordinairement éclairés par des ouvertures pratiquées dans le toit et non par des baies latérales.
Cependant, nous citerons les fenêtres du temple de Vesta, qui étaient pourvues de chambranles à l'intérieur et à l'extérieur (voy. Chambranle) ; \si fenêtre du temple de la Fortune, à Prœneste, entourée d'un chambranle à crossettes aux angles et surmontée d'une corniche que supportent des consoles (tig. 1620).
Les maisons particulières n'avaient sur la voie publique que de petites fenêtres étroites et très élevées au-dessus du sol des pièces, de façon que, de l'intérieur, on ne pût voir au dehors. Ces ouvertures étaient fermées, soit par des châssis garnis de rideaux ou de pierres transparentes débitées en lames minces, soit encore par des claires-voies en bois, en métal, en pierre ou en marbre ; ce dernier genre de clôture, utilisé encore
de nos jours, dans certaines circonstances, reçoit le nom de claustra.
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Fig. 1620.
Les Romains connaissaient le verre, puisqu'on a trouvé à Herculanum un châssis en bronze garni de vitres ; mais il est probable que celte matière n'était alors qu'un objet de luxe, qu'on ne fabriquait pas en grandes dimensions et qui n'était pas ordinairement employé à la fermeture des baies.
L'usage des treillis de pierre ou de
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Fig. 1621.
marbre continua pendant les premiers
FENÊTRE
FENÊTRE
siècles de l'ère clirélienne. Les basiliques lalines présentent des fenêtres cintrées par le haut ou rectangulaires et closes par des tablettes de marbre percées de trous circulaires ou en losanges, assez rapprochés pour former un treillis solide (fig. 16^1). Des morceaux de verre ou d'albâtre transparent étaient fixés à ces ouvertures.
La fenêtre primitive romane conserve la forme antique ; la partie supérieure
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Fiff. 1622.
de la baie étant cintrée et appareillée en claveaux A (fig. 1622), ou découpée
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Fig. 1623.
dans un linteau de pierre, comme on le
voit en B. lorsque l'ouverture était étroite. Si l'on tenait à prendre un jour assez large, on divisait la fenêtre par une colonnette isolée (fig. 1623) ou adossée à un meneau (fig. 1624). Le premier de ces deux exemples appar-