POIDS BRUT
des
des
feuilles
Longueur
Largeur
caisses
48 à 69 kil.
Peu employé dans nos pays pour la couverture, ce métal sert plus communément dans les pays septentrionaux de l'Europe.
Fermaiiville {Granit de). — Syénite porpbyroïde dure, provenant des carrières de Ferm'aniille, commune de ce nom, arrondissement de Cherbourg.
Cette pierre, d'une belle couleur rose, à gros éléments et susceptible de poli, fournit des blocs de toutes dimensions.
Le mètre cube pèse de 2,634 à 2.694 kilogr. La charge d'écrasement par centimètre carré est de 645 à 750 kilogr.
Ferme, s. f. — i° Assemblage de pièces de bois ou de fer, destiné à supporter les pannes et le faîtage d'un comble, entre deux murs pignons qui sont trop écartés l'un de l'autre pour soutenir ces pièces dans leur portée.
Fermes en bois. La ferme la plus simple (fig. 1644) est composée de trois pièces, l'une horizontale, le tirant ou
entrait a, les deux autres inclinées, suivant la pente du toit et qu'on nomme
Fig. 1644.
arbalétriers b. Ces pièces forment un triangle isocèle.
Les arbalétriers sont assemblés, par leur pied, dans les extrémités du tirant, au moyen d'entailles en crémaillère, et retenus par des liens en fer qui sont placés perpendiculairement à la pente des pièces inclinées. Au sommet, les arbalétriers se réunissent, soit par un joint h plomb, soit cà l'aide d'une clef entaillée dans les deux pièces et chevillée, ou bien encore par des entailles h mi-bois, arrêtées avec une cheville.
On renforce généralement cet assemblage par des pièces qui soulagent le tirant et Tarbalétrier. La ferme comprend alors (fig. 1645) : deux arbalétriers a; un tirant b; un poinçon c, sur lequel s'emmanchent, un faîtage d, et
Fig. 1643.
les extrémités supérieures des. arbalétriers ; deux contre-fiches e, qui sont assemblées dans le poinçon et dans les arbalétriers pour les raidir au point où posent les pannes f, celles-ci étant
FERME
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mainlenues par des cales ou échantignoles. Le poinçon, assemblé dans le tirant, renipêche de llécliir en son milieu. De plus, ces deux pièces sont reliées entre elles par un lien en fer ou étrier (voy. ce mot), qui embrasse rentrait et est boulonné sur le poinçon. Les chevrons se posent sur les pannes et le faîtage et reçoivent les lattes qui servent à accrocher les tuiles ou le voligeage sur lequel on cloue les ardoises.
S'il y a deux pannes supportées par chacun des arbalétriers, on raidit ceuxci, à l'aplomb de la panne inférieure, au moyen de jambettes (voy. ce mot).
Les extrémités du tirant portent les sablières h, sur lesquelles on cloue les chevrons.
Lorsque la portée est considérable et les arbalétriers de grande longueur, on soulage ces derniers à l'aide d'une pièce horizontale que l'on nomme entrait retroussé on faux entrait {ûg. 1646). Si l'on craint la flexion du tirant inférieur, on le soutient au moven d'une aiguille
qui se rattache à un étrier boulonné au poinçon ; mais, généralement, on suppi-ime cette pièce pour utiliser le comble. Il en est de même des aisseliers a dont on renforce les angles formés par les arbalétriers et le faux entrait; il serait mieux de les remplacer par de fortes équerres en fer.
Dans le cas d'une portée plus grande encore, on peut renforcer l'arbalétrier en le doublant avec une pièce que l'on
nomme sous-arbalétrier (fig. 1647). La pression exercée par la jambette peut
Fig. 1G47.
également être reportée contre le mur, au moyen d'une jambe de force.
Si l'on veut ménager plus de place dans le comble d'un bâtiment, par exemple, pour y établir des logements, on descend le tirant au-dessous de la
Fi^. 1648.
corniche (lig. 1648) et on le relie à l'arbalétrier au moyen d'une jambe de force a ou pièce inclinée maintenue elle-même par un blochet b qui reçoit le pied de l'ai'balétrier.
Souvent, les arbalétriers ne sont pas prolongés jusqu'aux blochets (Iig.1649); la ferme se compose alors de deux parties, l'une triangulaire, l'autre trapézoïdale.
Lorsque, dans une ferme à entrait retroussé, le tirant ne doit pas supporter de plancher, comme dans un bangar ou dans une halle, on peut le remplacer par deux blochets que relie un tirant en
FERME
fer (fig. lôoO), soutenu en son milieu
Fig. 1649.
par une aiguille rattachant cette pièce au poinçon. Ce genre de ferme peut
Fig. 1650.
être utilisé pour des combles de hangars, de halles, de marchés, etc.
On peut aussi supprimer le tirant et combiner les bois de la manière présentée par la lîgurel6ol, empruntée au traité d\architecture de M. Reynaud. Les blochets, les arbalétriers et les sous-arbalétriers sont des pièces de charpente d'un fort équarrissage ;
les pièces qui moises.
FERME
les relient sont des
Fig. 1651.
La figure 1652 montre également une charpente sans tirant, à laquelle on a
Fig. 1652.
donné à l'intérieur une forme curviligne.
Pour les combles à pente douce et à grande portée, les dispositions précédentes ne seraient pas efficaces, parce que les pièces qui soutiennent les arbalétriers les rencontreraient sous des angles trop grands. On peut, dans ce cas, réunir les arbalétriers au tirant, au
Fig. 1653.
droit de chaque panne, soit au moyen de moises, soit à l'aide de potelets assemblés et reliés par des é tri ers en fer ;
chacune des deux moitiés de la figure 16o3 représente l'une de ces deux combinaisons.
FERME
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Nous donnons (fig. 1654) une ferme îi double entrait et à poinçons multiples
qui appartient au théâtre Argentine à Rome ^i). Les arbalétriers sont renfor-
cés par des sous-arbalétriers ; le tirant principal est réuni par des liens en fer à l'entrait retroussé et composé de deux parties assemblées et consolidées par des brides.
Un exemple assez curieux de ferme à triple poinçon est encore représenté par la figure 1655. Cette charpente soutient le comble de l'école d'Ivry construite par M. Simonel. On voit que les arbalétriers ne se prolongent pas jusqu'au
mur; des tirants en fer qui traversent le plancher assurent la stabilité du système en reliant les extrémités supérieures des poinçons secondaires à l'extrémité inférieure du poinçon principal.
Les grandes salles couvertes, les marchés, etc., ont souvent besoin d'être éclairés et ventilés par le haut. On fait alors supporter aux combles des lanternes dont les points d'appui reposent sur les fermes. Diverses combinaisons peuvent remplir cet objet ; nous en donnons ici deux exemples : le premier (llg. 1656) est un comble soutenu par
des fermes à jambes de force et blo-
chets
l'entrait est supprimé
dans le
second exemple (fig. 1657), au contraire,
(1) Dict. de l'Académie des benux-aris.
qui montre une ferme du marché Saint- Germain, à Paris, on voit un tirant et un entrait retroussé, avec poinçons multi-
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