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pics; les fermes ont une longueur de 14", Oo hors œuvre et 4 mètres d'élévation.
Dans ces derniers temps, on a repris le mode des combles brisés inventés par Tarcliitecte Mansart, mort en 1666. Ces toits sont à deux rampants, mais à rampants ou à angles brisés. Les fermes qui les soutiennent sont établies suivant la disposition indiquée par la figure 16o8.
Fig. lGo8.
Dans la partie inférieure, les arbalétriers sont remplacés par des jambes de force, dont le pied s'assemble dans l'entrait ou poutre, et le sommet dans l'entrait qui soutient aussi la panne de brisis. Les aisseliers indiqués en ponctué peuvent être supprimés.
Avant de passer aux fermes courbes, il faut citer, dans les fermes droites,
Fig. 16o9.
celles qui sont en appentis et que l'on nomme aussi de mi- fermes ; la figure 16o9 en donne un exemple.
Les fermes courbes qui supportent les couvertures des dômes et des combles cylindriques sont construites d'après deux systèmes principaux : celui de Philibert de l'Orme et celui du colonel Émy.
Dans le premier système, ces fermes sont des cintres composés de deux cours de planches posées sur champ et reliés entre eux par des chevilles en bois.
Les planches de chaque cours sont posées bout à bout, les joints de Tun correspondant aux milieux des planches de l'autre ; ces cintres sont réunis par des liernes qui les traversent (voy.
Comble) ou qui sont encastrées sur les
Fig. 1660.
rives, le tout serré par des clés et des clavettes, comme lemonlre la figure 1660, représentant une des fermes du grand comble établi au château de la Muette par Phihbert de l'Orme.
Cette dernière disposition est la meilleure, parce qu elle s'oppose à la fente des planches, au lieu de la favoriser.
L'inconvénient de ces fermes est leur prix élevé en raison du débit des planches et de la façon des difïérentes pièces. Le colonel Émy, dans son système, met les planches h plat, superposées les unes aux autres, comme les feuilles d'un ressort de voiture , et courbées par leur seule flexibilité,
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Nous donnons (fig. 1661) Time des fermes du hangar de Marac construit par le colonel Émy, sur une largeur de
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20 mètres dans œuvre. La pièce principale de cette ferme est le cintre, composé de feuilles qui ont 0",0od d'épais-
seur, 0™,13 de largeur et 12 à 13 mètres de longueur. Les joints de deux planches juxtaposées sont chevauchés et sont couverts par les moises normales.
On doit encore citer un autre système, celui d'un charpentier nommé Lacaze :
les cintres, au lieu d'être formés de deux cours de planches, comme dans les com-
Fig. 1662.
bles de Philibert de l'Orme, sont com-
posés d'un seul cours de solives qui s'assemblent entre elles à trait de Jupiter. Des liernes relient les arcs entre eux et sont assemblées à tenons et mortaises avec les cintres contre lesquels ils s'appuient et à mi-bois avec les autres, ainsi qu'on le voit sur la figure 1662, empruntée au traité d'architecture de M. Léonce Reynaud.
Les dimensions des différentes pièces de bois qui entrent dans la composition des fermes en bois se calculent d'après le poids de la couverture, l'écartement des murs et les qualités de résistance de la matière employée.
Nous donnons ci-après ( page 477 ) un tableau extrait du cours de construction de l'école de Metz. L'équarrissage des pièces y est indiqué par deux nombres exprimés en centimètres, le premier représentant la hauteur, le second l'épaisseur horizontale.
Fermes en fer. Les qualités de résistances du fer forgé permettent de remplacer, par cette matière, les pièces des charpentes en bois et de couvrir de
larges espaces, tout en poids des combles.
allégeant
le
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