FILTRATION
tissant et non pas s'ils ont été ajoutés au mur à une époque postérieure à la construction, lors même qu'ils existent depuis plus de trente ans.
Il faut aussi que ces ornements fassent paitie inhérente de la construction. Des enduits en plâtre ou en mortier ne donneraient pas lieu à la présomption de mitoyenneté.
Néanmoins, il est souvent difficile de s'assurer si la construction du mur et celle des filets sont de même date ; aussi, suppose-t-on toujours, cà moins de preuve du contraire, que les filets sont aussi anciens que le mur (1).
Filetéy part, passé. — Le corps d'une vis. l'extrémité d'un boulon ou d'une tige de fer sont filetés lorsqu'ils portent un filet en hélice.
Fileur, s. m. — Ouvrier qui ne fait ordinairement (]ue les filets ombrés et éclairés des joints imités delà pierre, ou des panneaux feints, ainsi que les cimaises, moulures et tables saillantes ou renfoncées, dont on veut décorer les parties unies.
Filière, 5. /.— 1° Plaque d'acier percée de trous carrés ou circulaires (Ti?.
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Fig. nos.
1708) de différentes largeurs et qui sert à étirer le métal, pour en faire des fils d'une dimension déterminée.
2" On nomme également ^//^r^ on jauge une plaque d'acier circulaire dont la circonférence est pourvue d'échancrures graduées qui permettent de déterminer la grosseur d'un fil de fer (voy. Jauge).
3° Les outils que les ouvriers serruriers
(1) Code Peri'in.
emploient pour fileter sont aussi des filières.
Filotière, s. f. — Bordure d'un panneau de vitrail.
Filtration, s. f. — Ensemble des procédés qui ont pour objet, dans les distributions d'eau, de transformer Teau trouble en eau limpide, avant de la livrer au consommateur.
Nous ne parlerons pas ici des appareils ou filtres de petite dimension destinés aux usages domestiques, mais des principau>: moyens employés pour la clarification des eaux servant à Talimentation des villes. Le principe de la filtration consiste à faire passer le liquide à travers des couches de gravier et de sable qui retiennent les corps tenus en suspension.
Il y a les filtres naturels et les filtres ! artificiels.
Les premiers sont -des galeries ou- 1 vertes dans les couches filtrantes, comj posées de sable ou de gravier, qui for- 1 ment le lit de certaines rivières. Ces i galeries, qui sont de véritables aqueducs souterrains, ont pour radier la couche poreuse même dans laquelle on a exécuté les fouilles, le fond étant placé à une certaine hauteur en dessous des basses eaux de la rivière. Les parois sont en briques superposées ou en béton. Dans le premier cas, la partie supérieure est en dalles ; dans le second cas, elle est voûtée.
Les filtres artificiels sont ordinairement des bassins imperméables au fond desquels on établit des tuyaux de drainage ou de petites galeries en pierres sèches. On place au-dessus une couche de gravier, puis une couche de sable fin que l'eau traverse et où elle dépose son limon, avant de pénétrer dans le filtre. La couche supérieure doit être renouvelée de temps en temps. Très souvent, des bassins de repos, dans lesquels l'eau séjourne, précèdent les filtres artificiels.