FOURGON
relie au pied de Tarbalélrier rextrémité d'un lii-ant, dans une fei-me en fer.
Fig. 1759.
Pour un simple four particulier, on n'est pas tenu de laisser un espace vide; il sufiit d'établir un contre-mur de 0'°,24 d'épaisseur.
Fourche, s. f. — Fourches patibulaires : piliers de pierre réunis à leur sommet par des traverses de bois auxquelles, pendant le moyen âge, on attachait les criminels, soit qu'on les pendit aux fourches mêmes, soit qu'après les avoir exécutés ailleurs on les y exposât à la vue des passants.
Selon la qualité du seigneur, ayant droit de haute, moyenne et basse justice, le nombre des piliers était de deux, trois, quatre, six ou buit. Le roi seul pouvait en avoir autant qu'il le jugeait convenable.
Les fourches patibulaires étaient placées au milieu des champs, près des routes et sur une éminence.
On n'y suspendait pas seulement des hommes, mais aussi des animaux qui avaient causé mort d'homme , par exemple, des porcs ayant dévoré dos enfants.
Fourchette, s. f. — 1° Endroit où les petites noues de la couverture d'une lucarne se joignent à la pente du comble.
On dit aussi reprise de noue.
2° Mode d'assemblage , en forme d'étrier (tig. 1760), au moyen duquel on
Fig. 17G0.
Les combles en bois et fer ont également des tirants terminés par des fourchettes (fig. 1761).
Fig. 17G1.
3° Nom que Ton donne à un outil de peintre : c'est une veinette composée de quatre dents espacées, servant à accélérer un travail qui demande peu de soins, pour les bois de sapin ou do chêne, par exemple, et pour en faire les nœuds concentriijues ou allongés.
Fourchu, adj. — Pèno fourchu :
pêne qui est à deux têtes et qu'on ne voit que dans les serrures de sûreté (voy. Serrure).
Fourfjou, s. m. — Nom que l'on donne aux barres de fer crochues ou droites avec lesquelles les plombiers et les serruriers attisent leur feu.
FOURNEAU
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Fourneau, -s-, m. — Conslriiclion i Au-dessous du cendiier. on plac«^. une
de forme variable qui est destinée à contenir du feu, de la braise ou du charbon ardent pour fondre des corps ou pour échauffer et cuire des aliments. Fourneau de cuisine, dit aussi pota- (jer : le fourneau ordinaire est composé d'une voûte plate en briques (11g. 1762; ou dune dalle en pierre placée à O'^Jo
uu deux boîtes. Tune pour le charbon,
Fig. 1762.
au-dessus du sol de la cuisine et percée de trous dans lesquels on encastre des boîtes en fonte, avec fond fermé par une grille.
Le dessus est carrelé en faïence, et Ton revêt de même toutes les parties de la muraille immédiatement en contact avec le fourneau. Une barre de fer plat, qui embrasse le pourtour, est scellée dans le mur à ses extrémités.
Au-dessous des foyers, à 0°',30 de distance environ, est disposée une aire qui reçoit les cendres et qu'on appelle cendrier. L'appareil est supporté par des cloisons en maçonnerie et surmonté d'un manteau de cheminée qui recouvre en même temps Ydtre. ou foyer destiné à la rôtisserie et fermé par un rideau en tôle.
On divise souvent le cendrier par des cloisons verticales en autant de compartiments qu'il y a de fourneaux et Ton ferme chacun d'eux par une porte en tôle à coulisse (tig. 1763). qui permet d'activer ou de restreindre la combustion.
Fig. 17G3.
l'autre pour la braise ri un étoufloir en tôle.
On se sert quelquefois d'un fourneau portatif que Ton place sous une hotte avec tuyau.
A l'origine, les procédés les plus simples étaient employés par les diverses nations pour la cuisson des aliments.
Ceux-ci étaient rôtis et grillés sur des charbons ardents par l'action directe de la flamme ou cuits dans des fours sur des cendi'es chaudes, ou bien encore entourés de cailloux préalaljleraent chauffés.
Chez les Grecs , les chairs des animaux étaient primitivement rôties ou grillées h l'aide de broches ou de lardoires ; plus tard, la cuisson en fut opérée dans des chaudières d'airain sans eau et avec leur graisse.
Chez les Romains, les foyers de cuisine étaient en usage et les procédés de cuisson étaient déjà très variés : les vases d'airain et d'argile cuite, les fours en briques étaient employés. Le fourneau de cuisine consistait alors en un foyer rempli de bois embrasé placé d'abord en plein air, puis dans l'intérieur des habitations, mais sans cheminée.
Après la chute de l'empire romain ap-
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parurent les grandes cheminées avec de vastes hottes, comme on en voit dans les plus vieux châteaux qui suhsistent encore.
La découverte du charbon de bois amena la création des fourneaux proprement dits, mais on n'en arriva que tard à Tapplicalion des procédés de cuisson des aliments en grande quantité, pour les besoins de maisons hospitalières, de collèges, de communautés, etc. Ces procédés, dont Tensemble a constitué une nouvelle science, ont été mis en usage, pour la première fois, dans le nord de l'Europe , au moyen d'appareils servant, en même temps, au chauffage et à la cuisson. Kinvention des foyers fermés est due aux recherches qui ont été faites pour éviter les désagréments dus à la fumée que produisent la tourbe et la houille.
C'est aux expériences, aux travaux et aux mémoires exécutés sur ce sujet par Rumford que Ton doit les grands progrès accomplis dans la science des fourneaux économiques. C'est lui qui, le premier, songea à réduire les foyers à de très petites capacités, à établir sur un seul foyer plusieurs marmites de dimensions modérées et des chaudières à eau, sous lesquelles il utilisait la chaleur perdue de la fumée, à rôtir la viande dans des fours en tôle, etc. Cependant, Rumford donnait un foyer séparé à chaque série de marmites, à chaque four à rôtir ; il employait encore les réchauds au charbon de bois. Aujourd'hui, on a trouvé le moyen de réunir sur un seul fourneau et en un seul foyer la préparation des soupes de légumes, la cuisson des viandes, la confection des rôtis et des grillades, celle de la petite cuisine el le chaulTage des plats de service.
On a commencé par remplacer les réchauds et le charbon de bois, encore employés dans les cuisines particulières, par des plaques de fonte ou de fer empruntées à l'Allemagne et qui, rougies sous faction directe du feu, permettent
de préparer les mets tels que grillades, omelettes, fritures, ragoûts de viande, légumes et sauces. Puis, on établit, soit autour du foyer, soit à droite et à gauche la marmite à potage, celles aux légumes, aux ragoûts, le four à rôtir et enfin la chaudière qui fournit constamment l'eau chaude nécessaire à la cuisson des aliments, au lavage de la vaisselle et aux autres besoins domestiques.
La figure 1764, empruntée à l'article de M. Grouvelle dans le Dictionnaire des arts et manufactures de Laboulaye, représente, en plan et en élévation, à
Fig. 1764.
l'échelle de0'°,015 pour mètre, les fourneaux de l'hôpital de la Charité, construits d'après les principes qui viennent d'être exposés. Les deux parties circulaires antérieures portent les marmites pour divers usages et sontchautïées par les produits de la combustion qui ont déjà fourni à deux fours en fonte la température convenable. Les deux parties postérieures reçoivent des plaques à l'allemande, et une grande chaudière, sous laquelle se trouve un troisième four, renferme de l'eau chaude pour les besoins de la cuisine.
Quant aux petits appareils destinés aux cuisines particulières, c'est à M. Harel que l'on doit les premiers efforts tentés pour les mettre à la portée de toutes les bourses ; il en a construit de toutes formes et de toutes dimensions,
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depuis les grands fourneaux pour les hôtels somptueux jusqu'aux petits foyers fermés, avec canaux de fumée, avec marmites à pot-au-feu, et dans lesquels Taffluence de l'air et la combustion lente du charbon de bois sont réglées de manière à n'obtenir que ce qu'exige la conduite d'un pot-au-feu abandonné à lui-même.
Pour éviter l'inconvénient des fourneaux ordinaires, qui répandent dans la cuisine une grande partie des produits de la combustion, M. Harel ferme les portes des cendriers et met, par un orifice latéral, (i\m(\\\(t fourneau en communication avec une cheminée en tôle.
De cette façon l'air arrive au foyer par le haut et les produits de la combustion s'échappent par l'orifice latéral.
D'Arcet, dans sa Cuisine salubre, réunit sur un seul fourneau une marmite à pot-au-feu de Harel ; des réchauds avec cendrier et porte à coulisse ; un fourà pâtisserie avec un foyer spécial recouvert d'une plaque de fonte chaufi'ée doucement ; enfin, un foyer ordinaire abois. Le tout est recouvert d'une hotte qui communique avec une large cheminée par laquelle s'échappe toute odeur de charbon et de graisse. On favorise encore cet appel en fermant la hotte par un rideau.
Fourneau d'appel : appareil placé sous le manteau d'une cheminée pour échautïer l'air et en déterminer l'ascension. On se sert de ces fourneaux dans les hôpitaux, les ateliers, les établissements que Ton veut assainir en leur donnant une certaine quantité d'air frais.
Fourneau de chaudière à vapeur :
foyer en maçonnerie contenant le combustible destiné à échautïer l'eau renfermée dans les bouilleurs.
Hauts-fourneaux : appareils construits en briques réfractaires, qui servent à fondre le minerai de fer. On leur donne de 8 à lo mètres d'élévation ; la forme de leur capacité intérieure est celle que présentent deux cônes tronqués réunis par la base (voy. Fer, haut-fourneau).
Fourneau de calorifère (voy. Calor if ère).
Législatiox. Les fourneaux sont soumis aux mêmes règlements que les fours (voy. ce mot).
Cependant, il existe des prescriptions spéciales pour les fourneaux de chaudières à vapeur.
Nous donnons ci-dessous un extrait du décret impérial du 25 janvier 1865 concernant l'établissement de ces appareils :
« Art. 10. Les chaudières ta vapeur destinées à être employées à demeure ne peuvent être établies qu'après une déclaration au préfet du département.
« Art. 12. Les chaudières sont distinguées en trois catégories. Cette classification est basée sur la capacité de la chaudière et sur la tension de la vapeur. On exprime en mètres cubes la capacité de la chaudière avec ses tubes, bouilleurs ou réchaufïeurs, mais sans y comprendre les surchautïeurs de vapeur; on multiplie ce nombre par le numéro du timbre augmenté d'une unité. Les chaudières sont de la première catégorie quand le produit est plus grand que quinze ; dans la deuxième, si ce même produit surpasse cin([ et n'excède pas quinze; dans la troisième, s'il n'excède pas cinq.
« Art. 14. [Premier et deuxième cas).
Il est interdit de placer une chaudière de première catégorie à moins de 3 mètres de distance du mur d'une maison
Fig. 176.J.
d'habitation appartenant à des tiers (fig. 1765). 8i la distance de la chau-
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dière à la maison est plus grande que 3 mètres et moindre que iO mètres, la chaudière doit être généralement installée de façon que son axe longitudinal prolongé ne rencontre pas le mui* de ladite maison.
« (Troisième cas). Mais si Taxe longiludinal de la chaudière pi'olongé rencontre le murappai'tenant à des tiers, il
Fi g-. 17(iG.
faut que Tangie compris entre cet axe et le plan du mur soit inférieur au sixième d'un angle droit (lig. 1766).
« {Quatrième cas). Dans le cas où la chaudière n'est pas installée dans les
conditions indiijuées ci- dessus, la maison doit être gai'antie par un mur de défense (fig. 1767).
« Ce mur, en bonne et solide maçonnerie, a 1 mètre au moins d'épaisseur en couronne. Il est distinct du parement du fourneau de la ciiaudière et du mur de la maison voisine, et est séparé de chacun d'eux par un intervalle libre de 0"\30 de largeur au moins.
« Sa hauteur dépasse de 1 mètre la partie la plus élevée du corps de la chaudière, quand il est à une distance de celle-ci comprise entre 0'",30 et 3 mètres. Si la distance est plus grande que 3 mètres, l'excédant de hauteur est augmenté en proportion de la distance sans toutefois excéder 2 mètres.
« Enfin, la situation et la longueur du mur sont combinées de manière à couvrir la maison voisine dans toutes les parties qui se trouvent à la fois au-dessous de la crête dudit mur d'après la hauteur fixée ci-dessus et à une distance moindre que 10 mètres d'un point quelconque de la chaudière.
« L'établissement d'une chaudière de première catégorie à la distance de 10 mètres ou plus des maisons d'habitation n'est assujetti à aucune condition particulière.
« Les distances de 3 mètres et de 10 mètres, fixées ci-dessus, sont réduites respectivement à l'^SoOet 5 mètres, lorsque la chaudière est enterrée de façon que la partie supérieure de ladite chaudière se trouve à 1 mètre au moins en contrebas du sol, du côté de la maison voisine.
« Art. 15. Les chaudières comprises dans la deuxième catégorie peuvent être placées dans l'intérieur de tout atelier, pourvu que Talelier ne fasse pas partie d'une maison habitée par des personnes autres que le manufacturier, sa famille et ses employés.
« Art. 16. Les chaudières de troisième catégorie peuvent être établies dans un atelier (|uelconque, même lorsqu'il fait partie d'une maison habitée par des tiers.
« Ai't. 17. — Les fourneaux des chaudières comprises dans les deuxième