‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 224 sur 232 · FOURRURE · texte numérisé non relu

FOURRURE

et Iroisiènie catégories sont entièrement séparés des maisons dliabitation appar-

Fig. 17GS.

tenant à des tiers; l'espace vide est de

1 mètre pour les chaudières de la

deuxième catégorie (fig. 1768;, et de

Fi

O'^,o0 pour les chaudières de la troisième {iig. 1769j.

Fournil, s. m. — Pièce d'une boulangerie qui est pourvue d'une cheminée dans laquelle s'ouvre le four (voy. ce mot\

Les murs d'un fournil doivent être soigneusement enduits et blanchis ; le sol doit être revêtu d'un pavage, d'un carrelage ou d'un dallage établis de façon à ne pas ofïiùr de retraites aux souris. Des crochets fixés sur l'un des côtés ou au plafond servent à suspendre le fourgon et la pelle à enfourner.

Souvent, le fournil et le pétrin (voy.

ce mot) ne forment qu'une seule pièce.

Législation. L'exploitation des fournils et fours de boulangers et pâtissiers est soumise aux prescriptions suivantes, d'après l'ordonnance de police du lo septembre 187o :

« Art. 15. 1° Les fournils devront être indépendants des locations et habitations voisines et en être séparés par

des murs en moellons ou en briques d'une épaisseur suflisanle. Les locaux où ils seront installés seront d'un accès facile.

(( 2** Les fours seront isolés de toutes constructions et leurs tuyaux disposés ou construits comme il est dit à l'article 7 (voy. Incendie).

« 3° Les escaliers desservant les fournils seront en matériaux incombustibles.

« 4° Les soupentes et resserres, et toutes autres constructions établies dans les fournils, ainsi que les supports de panneton, les étoulîoirs et les coffres à braise, seront aussi en matériaux incombustibles.

Fournitures, s. f. — Objets nécessaires aux travaux de construction et qui forment l'une des bases adoptées généralement pour fixer le salaire des entrepreneurs.

Ceux-ci peuvent ne pas fournir les matériaux, qui sont alors achetés ou procurés par le propriétaire lui-même.

On dit dans ce cas, par exemple, qu'une charpente est exécutée bois non fourni ; les entrepreneurs n'ont plus droit qu'aux prix de façon et à leur bénéfice.

Fourreau, 5. m. — 1° Gaine ou étui, en forme de cylindre de tôle ou de fer-blanc, dans lequel on ajuste une bascule de sonnette.

On dit : bascule à fourreau.

2° Tuyau de cuivre rapporté au sommet d'un corps de pompe pour servir de réservoir à l'eau montante.

Fourrer, v. a. — Garnir de plâtre et de tuileaux le dessous des faîtières pour les atTermir.

Fourrure, s. f. — 1° On donne ce nom à des tringles ou morceaux de bois minces qui servent à appuyer un lambris, à remplir un vide, à caler des pièces de charpente.

FOYER

FOYER

On fixe des fourrures sur un plancher pour poser le parquet, lorsqu'il n'y a pas assez (le place pour y mettre des lambourdes.

2° Petite languette de métal destinée à racheter des difîérences de hauteur dans les ajustements.

Foyer, s. m. — 1° Partie d'un appareil de chautïage dans laquelle a lieu la combustion.

On distingue les appareils à foyers ouverts ou cheminées et les appareils à foijers clos : poêles, poêles calorifères, calorifères (voy. ces mots).

Nous ne traiterons ici que des dispositions qu'on a rechercliées pour profiter de la chaleur directe du combustible et de celle des gaz de la combustion dans les foyers ouvei'ts ; on a voulu ainsi assurer une bonne combustion et une complète utilisation de la chaleur rayonnante.

Les systèmes adoptés se composent de parois plus ou moins développées, échauffées par la flamme ou par la fumée et transmettant le calorique à Pair admis au contact de ces parois.

On a commencé par placer le foyer dans une enveloppe en tôle ; un tube, également en métal, dirigeait la fumée dans le tuyau de cheminée; l'air, pris extérieurement, s'échauffait au contact

des parois et s'échappait latéralement

par des bouches de chaleur ouvertes dans les jambages.

Il est reconnu que, pour obtenir une bonne combustion, il faut admettre Pair à travers les combustibles denses, tels que le coke et la houille, surtout pour la houille à courte flamme.

Ce résultat est acquis par le foyer Mousseron, qui consiste dans une sorte de coquille au fond de laquelle est un tuyau foi'mant appel d'air à travers le combustible. La figure 1770 représente cet appareil avec une grille pour le charbon.

La figure 1771 donne, au contraire, le foyer Mousseron avec des chenets qui

Fig. 1771.

permettent d'employer le bois comme combustible.

Une partie des résultats de la combustion s'échappe par le haut ; les autres gaz se brûlent complètement dans le tuyau postérieur avant de se rendre dans le tuyau commun de départ. L'air s'échaufl'e sur les parois et entre dans la pièce par le périmètre de l'appareil.

Le foyer Fomlet utilise plus complètement la chaleur directe des combustibles. Il est pourvu de tubes à section rectangulaire disposés en quinconces et à travers lesquels, extérieurement, la fumée divisée se refroidit et, intérieurement, l'air s'échauffe. La figure 1772

FOYER. - 569

représente la coupe de cet appareil, el

FOYER

la figure 1773, rélévation à une échelb moindre.

Fig. 1773.

Cet appareil a été perfectionné par M. Cordier, de Sens. Dans ce système, représenté en coupe par la figure 1774, une articulation permet de renverser l'ensemble de l'appareil en arrière et d'opérer le ramonage sans autre déplacement.

Dans un autre foyer (fig. 1775), M. Cordier fait échauffer l'air sur des cannelures présentant un certain développement de surface de chauffe. Cet air, avant de s'échapper, passe à travers un tube cylindrique recevant l'ac-

tion directe" de la flamme ascendante du

FÏ'A. 1-

foyer. L'ensemble de l'appareil peut être aussi rejeté, à l'aide d'une articu-

FJg. 1775.

lation, vers le fond de la cheminée, p.our faciliter le ramonage.

Les quelques exemples que nous venons de donner suffiront pour faire comprendre les méthodes employées pour

FOYER

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