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FRAISE

perdre le moins de clialeur possible dans les foyers ouverts.

Législation (voy. Incendie).

S** Salle disposée dans un tliéàlre pour servir de lieu de réunion et de promenade pendant les entr'actes.

On dislingue, dans un théâtre, deux sortes de foyers : le foyer public et le foyer des artistes.

Ces salles doivent être établies dans certaines conditions que nous indiquel'ons seulement ici dune manière générale, en l'appelant celles qui furent imposées aux concurrents par le programme du projet de l'Opéra de Paris.

On demandait pour le foyer public :

une ou deux galeries aussi développées que possible en longueur; une galerie ou loge ouverte; aux extrémités de la principale galerie et communiquant avec elle par une double baie, de petits salons, où les habitués qui ne goûtent pas les plaisirs ambulatoires pussent causer paisiblement.

A proximité du foyer, on devait trouver : le salon du glacier et une pièce convenable pour son laboratoire, dont on doit faire le service et l'approvisionnement sans passer par la salle ni parle foyer; un emplacement convenable pour le comptoir de la bouquetière et pour celui de la librairie.

Les foyers des artistes devaient comprendre : 1" le foyer du chant, salon élégant mais tranquille, où dix ou douze personnes se réunissent pour causer et où les artistes ont quelquefois à répéter ou à essayer un passage de leur rôle ; ^2" un petit foyer, sorte de loge placée près de Tavant-scène et, autant que possible, de plain-pied avec la scène, pour servir aux changements de costume précipités et offrir un refuge aux artistes qui attendent sur le théâtre le moment de leur entrée en scène ; 3° le foyer de la danse, dont le plancher est incliné comme celui de la scène, qui est entouré de jjarres d'appui pour y favoriser les exercices de danse et qui n'est pas seulement destiné au personnel chorégra-

pluipie, puisque c'est un salon élégant, dont le directeur fait les honneurs à tous les étrangers de distinction qui viennent visiter l'Opéra ; c'est un lieu de rendezvous et de passe-iemps pour les abonnés qui ont le privilège des entrées sur la scène ; il doit être grand, parce que tout le personnel de la danse s'y réunit, et il doit avoir une décoration qui réponde à sa destination de salon de réception de l'Opéra; 4° les foyers d'étude, destinés aux études et aux répétitions et qui peuvent être éloignés de la scène, mais qui doivent rester à proximité de la direction et des régies ; on y doit compter : un petit foyer pour les leçons de chant, deux foyers pour les études et les répétitions des rôles, un grand /"o^/ér ou salle de répétition, dont les dimensions doivent être telles qu'on puisse y faire, comme sur la scène, des répétitions d'ensemble et de mise en scène, soit du chant, soit de la danse.

Ces dispositions, très largement développées dans un grand théâtre comme l'Opéra de Paris, se retrouvent établies sur une moindre échelle dans un théâtre de moyenne importance.

Carrelage. Partie du plancher d'une pièce qui se trouve au-devant des jambages, au niveau de l'àtre d'une cheminée, et qu'on pave ordinairement avec de grands carreaux de terre cuite ou avec une plaque de marbre.

Menuiserie. Bâti de bois qui entoure le foyer placé au-devant d'une cheminée et dans lequel les feuilles de parquet viennent s'assembler.

Fraise, s. f. — 1° Outil qui se termine à son extrémité par un cône strié ou par une forme analogue et qui sert à évaser le trou dans lequel doit entrer une vis, de manière que la tête de celleci soit en affleurement.

On dit alors que la vis est fraisée.

Il y a des fraises à chaud, des fraises taillées, des fraises longues, etc.

2° Scie circulaire destinée cà couper les

FRÊNE. — o71

métaux et même le bois, à reprendre les roues d'engrenages, etc.

Fraisé, adj. — [° Chaux fraisée :

eliaux qui a été liumectée d'un peu d'eau jusqu'au point de former des pelotes dans la main, sans qu'elle s'y atlaclie

2'' Vis fraisée (voy. Fraise).

Franc-bord, s. m. — Espace de terrain laissé libre entre le ijord d'une rivière ou d'un canal.

Franche, aiJj. f. — Pierre franche :

on désigne ainsi :

1° La pierre la plus parfaite que l'on puisse tirer d'une carrière ;

2° Une espèce de pierre de moyenne dureté, pleine et d'un grain tîn.

Frêne, s. m. — Arbre de première grandeur, dont le bois blanc, veiné longitudinalement de teintes jaunâtres, est dur, élastique et résiste très bien à la llexion.

Le grand frêne appartient à la famille des oléinées ou. oléacées; il occupe, dans les contrées de TEurope , une très grande étendue. Il n'est pas rare de trouver des individus de cette espèce qui atteignent et même dépassent en bauteur 33 mètres avec une circonférence de 3 mètres.

Cette essence se complaît dans les sols frais, non pas bumides, profonds, non graveleux, mais mélangés d'une certaine portion d'bumus et de terre végétale. Les terrains marécageux ou trop compacts, les sols sablonneux et secs lui sont contraires. Son bois , légèrement rosé, nacré et onctueux au toucber quand il est travaillé, a pour qualités essentielles l'élasticité et la ténacité.

On l'emploie tàTair oudansTeau, pour les constructions exposées aux alternatives de sécberesse et d'bumidité. Il est sujet à la vermoulure et ne dure pas très longtemps.

Bien qu'il offre plus de résistance que

FRESQUE

le bêtre et le cbarme, quand il est employé dans les constructions, ce bois est cependant peu propre à la charpente, à cause de sa dureté et de sa pesanteur, son poids spécilique étant 0,785; de plus, il n'est pas susceptible d'un beau poli.

Les menuisiers en font des montures de scie, sergents, presses, maillets, etc.

Les gros frênes, débités en petites planches ou voliges, sont très lions pour les couvertures ordinaires.

La résistance à l'écrasement du frêne très sec est de 658 kilogr. par centimètre carré. La résistance à la traction est de 12 kilogr. par millimètre carré.

Fresque, s. f. — Genre de peinture qui, appliquée sur l'enduit frais d'un mur, y pénètre et s'y incorpore. On l'appelle Si\iss>i peinture murale.

Il y a deux méthodes d'exécution différentes : la peinture à fresque sur fond de mortier et la peinture encaustique ou à la cire.

Le premier procédé, la peinture à fresque proprement dite, est ainsi nommée, parce qu'elle s'exécute au moyen de couleurs délayées dans l'eau pure et appliquées sur un enduit encore frais (en italien fresco).

La solidité de cette peinture dépend de la façon dont a été préparé l'enduit et de la précaution que l'on a prise de peindre alors qu'il était humide. Si ces conditions sont observées, la fresque est beaucoup plus durable que la peinture à l'huile ou à la détrempe, appliquée sur un mur sec et construit depuis longtemps, parce que l'enduit frais qui reçoit la couleur en est imprégné assez fortement pour la retenir tout le temps de sa durée.

L'enduit bien fait et composé de chaux et de sable se détache rarement du mur sur lequel il est appUqué avec les précautions convenables ; il devient même, parla suite, d'une dureté égale à celle de la pierre.

Tout d'abord, quels que soient les matériaux, pierres, moellons ou briques.

FRESQUE

FRESQUE

donl le mur destiné à recevoir une peinture à /"/t^^/î^^ est construit, il faut que ce mur soit sain, à l'abri de Thumidité et qu'il soit exempt de matériaux salpêtres. Dans le cas où ces défauts existeraient dans la maçonnerie, on emploierait les procédés ordinaires pour les combattre (voy. Humidité , Salpêtre).

Une fois le mur reconnu en bon état, on arracbe les joints jusqu'à la profondeur de 0°',01 à 0'°,02, lorsque c'est du ciment et plus avant, lorsque c'est du plâtre, parce que cette dernière matière ne se lie pas à la chaux. Ensuite, on introduit entre les assises, et en les forçant, des tuileaux ou des os de mouton, mais point des fiches de fer ni des morceaux de hois : le fer, en s'oxydant, pourrait produire des taches sur l'enduit; le bois, en se gonflant, le ferait éclater. Il s'agit alors de rendre la surface du mur assez rugueuse pour que l'enduit puisse y adhérer fortement. A cet effet, on pique la pierre ou le moellon avec un marteau à longue pointe et de manière que les piqûres aient de 0°^,0l à O'^^Oâ et soient rapprochées les unes des autres. L'enduit, pénétrant dans ces cavités, s'accrochant aux saillies produites par les tuileaux et les os de mouton, acquiei*t une solide adhérence.

Examinons maintenant quelles conditions doit remplir l'enduit même. Il se compose de chaux et de sable en proportions variées. Observons, tout d'abord, que la chaux grasse devra être préférée dans les endroits naturellement secs; la chaux hydraulique, dans ceux qui sont humides. Mais la question qui prime toutes les autres est la nécessité d'une parfaite extinction de la chaux. A cet etlct, M. Jollivet, dans Vd Revue d'architecture de M. C. Daly, indique le procédé suivant : « On la jette en pierre, c'est-à-dire en morceaux, dans un bassin dont le fond est un peu plus élevé que celui d'un second bassin contigu. L'enceinte du premier est percée

d'une petite ouverture, fermée à l'extérieur par une toile métallique dont les fils sont rapprochés et, à l'intérieur, par une planche mobile. On verse ensuite de l'eau en quantité suffisante pour qu'elle recouvre les pierres de chaux, qui se dissolvent en produisant une vapeur épaisse, puis avec un rabot l'on divise les morceaux, afin qu'ils forment une pâte liquide. On enlève alors la planche qui ferme l'ouverture du bassin supérieur, et la chaux, passant à travers les mailles du tissu métallique, descend dans le bassin inférieur. Cette chaux, ainsi tamisée , doit être seule employée. » Il est nécessaire, pour éviter les accidents, gerçures ou trous à la surface de l'enduit, que toutes les parcelles de la chaux soient bien trempées. «• Il faut, ajoute M. Jollivet, la mettre, par petites parties, dans une chausse à tissu serré et l'en faire sortir en la comprimant fortement. Tout ce qui aura traversé la chausse pourra être employé , sans crainte, dans la composition du mortier, parce que, dans cette pression, toutes les parties de la chaux auront été trempées. »

Quant à la matière à unir à la chaux, pour la composition du mortier, on peut employer indistinctement la pouzzolane, le sable (particulièrement celui de rivière) ou les terres cuites concassées. Si l'on fait usage du sable, on le lave avec soin et on le fait dessécher. On le tamise ensuite avec une claire-voie, qui laisse passer les grains de 3 à 4 millimètres et retient les autres. Ces derniers sont employés pour un premier enduit et les plus fins pour l'enduit sur lequel doit être appliquée la peinture.

Quant aux proportions, plus la chaux est gi'asse, plus elle exige de sable ; dans les conditions ordinaires, trois parties de sable el une de chaux produisent un mortier satisfaisant. Le mortier confectionné dans une petite auge de bois, on procède à l'application de l'enduit, soit immédiatement, si la chaux employée a été éteinte depuis long-

FRESQUE. - o

temps, soiL après que le moi'tier aura reposé plusieurs jours, si la chaux est éteinte récemment. Enfin, le mur étant piqué, les joints dépouillés et la surface brossée, puis humectée, on divise cette surface par bandes horizontales, de largeur telle qu'elles puissent être couvertes chacune dans une seule journée ; on pétrit la quantité de mortier jugée suffisante pour ce laps de temps et on rapplique à la truelle en commençant parle haut. Ensuite, on égalise à la règle et on racle la surface ou on la couvre de hachures et de trous pour la rendre rugueuse et donner prise au second enduit. La soudure des bandes horizontales exécutées à deux jours consécutifs, exige de grandes précautions. L'épaisseur minima de ce premiei' enduit doit être deO°^,01.

Lorsque cette première couche est bien sèche, le peintre, qui ne doit pas chercher sur la surface humide du second enduit le trait de ses figures, apporte sa composition préalablement arrêtée avec des dessins tout prêts, de la grandeur qu'ils auront sur le mur. Ces dessins, appelés cartons, parce qu'ils ont été préparés sur de grands papiers collés les uns sur les autres, seront apphqués sur l'enduit frais, de sorte que l'on ne fait enduire par le maçon que la partie du mur que l'on pense pouvoir peindre en une journée. Le maçon, à cet effet, mouille d'abord la couche de mortier qui recouvre le mur, bat son mortier, qui doit être composé de sable fin et opère comme il est dit plus haut. Pour rendre la surface lisse et polie, il la dresse avec une planchette de bois dur et serré, de 0°,10 environ de largeur et pourvue d'un manche. Ce second enduit doit avoir une épaisseur uniforme de 3 à 4 millimètres.

Sur la muraille humiile, le peintre calque le dessin. Il y a, pour cette opération, plusieurs manières de procéder:

1° On suit les contours du dessin avec une pointe d'ivoire ou de bois qui en grave tous les traits ;

\ - FRESQUE

^^ On pique à l'épingle tous les contours (lu dessin sur un papier appliqué derrière le carton ; puis, avec un tampon, on passe sur les piqûres du charbon ou de la poudre rouge qui, traversant les trous, s'applique sur l'enduit frais et y \'\\e le dessin.

Pour plus de précaution, l'artiste repassera ses traits avec une pointe qui les dessine en creux sur le mur. Le contour ainsi tracé prend le nom de clou à la fresque.

Le calque étant fixé, le peintre se met à l'œuvre et c'est alors qu'il doit agir d'une main prompte et sûre, caries retouches ne sont pas possibles, la couleur étant immédiatement absorbée par l'enduit. On procède en posant la couleur sur toutes les parties que l'on croit pouvoir terminer dans la journée et l'on revient peu à peu, et partout, pendant le I travail. Le carbonate de chaux qui se , forme à la surface s'empare des matières colorantes, les enveloppe et en forme une espèce de croûte qui, coagulée, puis durcie, devient insoluble ; c'est à ce point que la coloration doit être arrêtée, sous peine de devenir inutile.

Cependant, on a pu exécuter certaines retouches en peignant sur les premières couches ; mais ces reprises, faites avec des couleurs en détrempe, c'est-à-dire délayées dans une colle liquide, n'étant plus absorbées par le mortier, n'ont plus la même durée que les couleurs posées à frais. Nous devons avouer cependant que les plus grands maîtres ont quelquefois exécuté de semblables retouches.

Un dernier mot sur les couleurs qui peuvent être employées dans la peinture à fresque et celles qui doivent être rejetées. En effet, il est certaines couleurs qui ne résistent pas à l'action corrosive de la chaux. M. Jollivet, dans le tableau suivant, indique les couleurs qui sont propres à être mises en usage dans la peinture à fresque :

Blanc de chaux ou chaux effleurée.

FRESQUE. - b

trempée pendant huit jours au moins, avec beaucoup d'eau renouvelée tous les jours en remuant le dépôt de cliaux ; terre claire (jaune clair) ; ocre jaune ; ocre de rue ; ocre de cormayeur ; terre de Sienne naturelle ; terre de Sienne brûlée; jaune de Mars foncé; terre rose ; brun rouge ; rouge indien ; brun Van Dick ; terre d'Italie brûlée ; violet de fer (vitriol brûlé) ; terre d'ombre naturelle ; terre d'ombre l)rûléc ; terre d'Italie naturelle ; noir de fumée de lin; noir de pêche ; noir de charbon ; noir de braise ; terre verte naturelle ; terre verte brûlée ; cobalt; outremer Guimet; smalt.

Pour la peinture murale à la cire, nous pouvons citer comme exemple l'œuvre de Picot et Flandrin à Téglise Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Le procédé employé est dû à M. Dussange (1) :

Les murs, d'abord neltoyés, dressés, époussetés, reçurent une couche de sublimé corrosif pour détruire les végétations qui pouvaient exister sur la pierre et sur les enduits. La surface ainsi préparée fut chauffée avec un réchaud , puis recouverte d'un enduit composé de poids égaux de cire, d'essence de térébenthine, d'huile de lin, de térébenthine de Venise ou autre, de vernis à Fambre très étendu, de demipartie de poix blanche et d'un huitième (le partie de litharge et de savon métalli(iue (voy. Savon). Sur cet enduit fut appliquée une première couche de couleur formée de blanc de céruse, de minium, de cire, d'essence de térébenthine et d'huile volatile de résine dislillée. Cette couche une fois sèche, on procéda au bouchage des joints dégradés et des petites cavités, au moyen d'un mastic composé de céruse, de talc et de terre d'ombre, délayés dans l'huile de lin, soumis à l'ébullilion, puis mélangés avec trois parties de blanc de céruse et une partie de blanc d'Espagne. Un mastic de vernis copal, de

(i) Th. Château^ Technologie du hdlimcnt.

t — FRETTË.

céruse impalpable et de blanc d'Espagne est encore préférable. Lorsque ce mastic fut parfaitement sec, on lissa la surface par l'application de plusieurs couches d'un mastic à base de céruse.

Après dessiccation obtenue au bout d'une quinzaine de jours, on appliqua au pinceau une couche générale de blanc broyé et délayé avec un deuxième gluten h couleur formé de cire, d'essence de térébenthine, de vernis copal, de blanc de baleine et de naphte, le tout fondu dans un vase de terre vernissée.

Une seconde application de la même couleur suivit la première. Le fond était alors préparé pour recevoir la peinture proprement dite.

Les monuments anciens de l'Egypte, de l'Inde, de l'Assyrie, les ruines d'Herculanum et de Pompéi nous offrent des traces de peintures murales dont on n"a pu déterminer encore le procédé d'exécution (voy. Encaustique).

On peignit à fresque au moyen âge et à la Renaissance ; mais cet art tomba en désuétude vers la tin du xvn'' siècle et ne fut plus guère en honneur qu'en Italie.

Frette, s. f. — 1" On donne le nom de frettes à des bandes de fer plat assez larges et épaisses, auxquelles on donne les formes circulaire, carrée ou polygonale et qui servent : 1° à armeV la tête (les pilotis, afin cjuils résistent mieux aux coups du mouton ; 2° à réunir plusieurs pièces de bois juxtaposées ou assemblées dans le sens de leur largeur.

La figure 1776 représente des frettes de dimensions différentes. Ces pièces de

fer sont soudées et posées à chaud pour

(ju'elles effectuent un serrage énergique

en se contractant par le refroidissement.

2° On donne encoi-e ce nom à dc.^

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