COMPRESSIBLE
COMPRESSION
Pour donner à Tordre plus d'élégance, Vignole exhausse le piédestal de 1/3 de module, ce qui lui fait 7 modules, et il en donne 3fi à Tordre complet.
Nous indiquerons ici les dimensions principales des trois grandes divisions établies ci-dessus :
1° L'entaJjlement comporte les hauteurs suivantes :
La corniche, 2 modules ;
La frise, 1 module 1/2 ;
L'architrave, 1 module 1/2.
2° La colonne se compose également de 3 parties qui ont :
Le chapiteau, 2 modules 6 minutes ;
Le fut, 16 modules 12 minutes;
La base, 1 module.
3° Le piédestal comprend :
La corniche, 14 minutes ;
Le dé, 5 modules 10 minutes;
La base, 12 minutes.
La partie supérieure du fût, immédiatement au-dessous de Tastragale, la face inférieure de Tarchitrave et la frise sont au même nu. Quelques-unes des dimensions remarquables, dans le sens horizontal, sont :
La saillie de la corniche d'entablement, 2 modules ;
La largeur du fût, au sommet, 1 module 12 minutes;
La largeur du socle de la base, égale à celle du piédestal, 2 modules 14 minutes.
Comme modèles antiques de Tordre composite, nous pouvons citer Tare de Titus, Tare de Septime Sévère, le temple de Mars, à Rome.
Comme exemples modernes, on peut nommer à Paris la fontaine des Innocents, la poile Saint -Denis, Téghse de la Madeleine, etc.
Compressible, adj. — On dit (ju'iin sol est compressible lorsipTil est susceptible de s'alïaisser sous la pi-ession d'une chai'ge donnée ou par TclTet du choc d'un corps dur et pesant.
Les terrahis compressibles exigeni,
pour l'établissement d'une construction, des travaux préliminaires qui tendent à les consolider et à leur donner une résistance uniforme suffisante, dans toute l'étendue des fondations (voy. Fondation).
Un terrain tourbeux ou fraîchement rapporté présente un sol compressible.
Compression, s. f. — Quand un corps solide homogène, de forme prismatique, est comprimé dans le sens de sa longueur, il se raccourcit d'une quantité variable pour chaque nature de corps, mais proportionnelle, pour une môme matière, à la longueur de la pièce, à l'effort de compression et inversement proportionnelle à la section transversale de cette pièce.
Cette loi est vraie, tant que la pression exercée n'est pas assez considérable pour que la pièce ne puisse reprendre sensiblement sa longueur primitive quand l'action de la charge vient à cesser, c'est-à-dire tant que le corps n'a pas atteint sa limite d'élasticité (voy. Résistance des matériaux).
La relation suivante :