CONTRE-FICHE
ment à côté de la clef dans un arc ou dans une plate-bande (voy. CleP;.
Contre-cœur, 5. m. — Contre-mur en pierre, brique ou maçonnerie qui forme le fond d une cheminée et qui est adossé au mur auquel elle s'appuie.
Le contre-cœur ne doit pas être encastré dans le mur; il doit pouvoir être facilement enlevé et remplacé. On lui donne au moins O'^/lôi^ d'épaisseur et, dans sa longueur, il doit occuper tout rintervalle des jambages. On Télève jusqu'au manteau, en diminuant son épaisseur, jusqu'à ce qu'il s'amortisse sans qu'il y ait de retraite marquée. Le contre-cœur se peint en noir, soit au moyen d'une couche de charbon en poudre délayé dans de la colle de peau, soit, après avoir donné de même une seule couche, en frottant avec de la mine de plomb.
On remplace souvent ce contre-mur par une plaque de fer fondu dressée parallèlement au mur, le vide qui l'en sépare étant rempli de plâtre ; quelquefois cette plaque est en fonte ornée.
On donne encore le nom de contrecœur au parpaing, moins épais que le mur, placé sous l'appui d'une fenêtre (voy. Allège).
Contre-coudé, part, 'passé. — Se dit d'un objet qui présente plusieurs
Fig. llo9.
coudes en sens inverses, par exemple, une barre de fer coudée ou contre-coudée (lig. 1159).
Contre-courbe, s. f. — Nom
donné aux courbes renversées qui terminent la partie supérieure d'un arc en tiers-point.
Les arcs en accolade ont à leur sommet des contre-courbes (fig. 1160) (1).
Fig. 1160.
Ce genre de décoration est surtout employé dans les édifices des xiv% xv^ et xvi'^ siècles.
Contre-fenêtre, s. f. — Croisée formant à une baie une seconde clôture.
La contre-fenêtre est placée dans un châssis et s'ouvre en sens inverse de la fenêtre ordinaire.
Ce mode de double clôture, peu en usage dans les pays tempérés, est fréquemment appliqué dans les pays froids, par exemple, en Russie.
Contre-fiche, s. f. — 1° Pièce de charpente qui, dans une ferme, est destinée à soulager l'arbalétrier en le reliant au poinçon.
La contre-fiche est placée perpendiculairement à l'arbalétrier, le plus près possible des pannes; par son autre extrémité elle s'embrève avec le poinçon.
Des contre-fiches relient de même le faîtage au poinçon dans une ferme sous faite (voy. Ferme).
Dans les fermes en fer, les bielles
{{) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de r architecture française.
CONTREFORT
CONTREFORT
(voy. ce mot) sont aussi des contrefiches.
2° On donne encore le nom de contre-
Fig. 1161.
poches à des pièces de bois (fig. 1161) posées obliquement contre des murs menaçant ruine, pour les étayer, ou contre des terres pour les soutenir ; leur sommet s'appuie directement au mur, ou particulièrement, dans le dernier cas, à une pièce de bois verticale qui étend la butée sur une plus grande hauteur
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Fig. 116Î
(fig. 1162). Le pied des contre-fiches est arrêté sur des couchis avec desrappointis (voy. ces mots).
Contrefort, s. m. — Pilier que Ton construit en saillie sur un mur pour le renforcer au droit d'une charge ou d'une poussée.
Un curieux système de contreforts a été employé, dans certains théâtres de l'antiquité, pour fortifier contre la poussée des terres les murs qui soutenaient les gradins de chaque côté de l'arc
formé par le podium autour de l'orchestre. Au théâtre de Soissons, par exemple, décrit par M. de la Prairie, président de la Société archéologique de cette ville, ces contreforts avaient l'apparence de demi-tours creuses sans
issue, comme le montre la ligure 1163 (1), et permettant d'économiser les matériaux. En avant de ces tours, on voit des niches ou demi-cylindres, dont le sommet de la section répondait aux intervalles compris entre les tours et qui présentaient aussi une grande résistance à la poussée.
On a trouvé des contreforts semblables à Saintes, dans les murs de soutènement qui avoisinent l'amphithéâtre, au théâtre de Vieux ainsi que dans les murs de Fréjus.
La construction des contreforts, c'està-dire la manière dont ils sont reliés avec les murs qu'ils sont destinés à renforcer peut s'exécuter de manières différentes.
Un premier mode d'appareil est représenté, en plan, par la figure 1164, qui montre l'agencement des pierres composant deux assises consécutives C et D. L'une de ces assises est formée d'un bloc posé en carreau et de deux moellons de remphssage ; l'autre com-
{i) Caumont, Ahécédaire d'archéologie.
CONTREFORT
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prend deux blocs en boulisse et un de remplissage.
Fig. 1164.
Un second mode d'appareil est repré-
Fig. 1165.
sente par la figure 1165, qui montre également deux assises superposées, E, F.
Enfin, la figure 1166 donne une dis-
Fig. 1166.
position convenable pour les pierres qui entrent dans les assises A et B d'un contre fort d'angle.
Le contrefort est un des éléments caractéristiques de Tarcbitecture romane.
A cette époque, la saillie sur le mur est faible ; souvent le pilier butant est une colonnette ; ordinairement c'est un avant-corps en maçonnerie, à plan rectangulaire et divisé en plusieurs étages
reliés entre eux par des plans inclinés (fig. 1167 et 1168). Souvent, les têtes des
Fig. 1168.
contreforts placés de distance en distance sont reliées entre elles par des arcatures (fig. 1169).
A partir du xhi'= siècle, ces piliers sont isolés ; des arcs rampants les réu-
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