‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 97 sur 232 · DIAMANT · texte numérisé non relu

DIAMANT

alors dévoyée, c'est-à-dire que les faces latérales verticales seront inégalement distantes du plan vertical de Tarète du comble.

Les deux faces supérieures de l'arêtier dévoijé sont donc inégales, mais toujours inclinées, Tune par rapport à l'autre, suivant l'angle formé par le plan de la croupe avec celui du long pan.

Ce dévoiement de l'arêtier entraîne le déplacement du coyer et des chevrons de ferme.

Dévoyer, v. a.— Voy. Dévoiement.

Diable, s. m. — 1° Petit chariot traîné par des hommes et qui sert à barder la pierre.

Le diable est formé d'un plateau porté sur deux roues basses et muni d'un

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Fig. 1369.

timon avec une traverse (fig. 1369). Un crochet, fixé à l'extrémité de la flèche, permet au besoin d'y atteler un cheval.

2° Petit fardier (voy. ce mot) qui sert au transport des bois de charpente à de petites distances, quand les pièces sont trop pesantes pour être portées à l'épaule.

Le diable est composé (fig. 1370) d'un essieumonté sur deux roues et muni d'une flèche ; sur une barre transversale, fixée

Fig. 1370.

au bout de ce timon, deux hommes appliquent l'efl'ort nécessaire pour traîner

le fardeau. Les bois sont soutenus à l'aide de chaînes cjui les attachent en même temps à la flèche et à l'essieu.

Diaconiciiin. — Nom que l'on donnait, dans les basiliques chrétiennes, à une salle ou sacristie réservée pour la garde et la conservation des ornements et des vases sacrés. On appelait encore cette pièce salutatorium , parce que l'évêque y recevait avant et après les offices.

Diamant, s. m. — 1° Pierre précieuse que Ton emploie à divers usages.

Le diamant fin sert à couper le verre et l'on désigne par ce nom l'outil de vitrier qui a la forme indiquée par la

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Fig. 1371.

figure 1371 et qui n'est autre qu'un diamant fin monté à l'extrémité d'un petit manche.

Le diamant noir, que l'on trouve assez abondamment et en beaux morceaux dans les mines de diamant du Brésil et qui, repoussé par la bijouterie, n'a pas de valeur, peut être employé au travail des pierres très dures.

C'est vers le milieu de ce siècle, il y a seulement une trentaine d'années, qu'un ouvrier pierriste, M. Bigot-Dumaine, eut l'idée d'appliquer le diamant à la taille et au polissage des pierres dures. Depuis, un ingénieur, M. Hcrmann, l'employa spécialement au travail du granit et du porphyre pour la fabrication d'objets d'art et d'ornementation.

Ces ouvrages se font au tour, par frottement et non par percussion ; on appuie contre la pierre le diamant fixé à l'extrémité d'un outil en acier.

Nous citerons , comme objets travaillés de cette façon, l'urne funéraire en porphyre qui est placée sur le tombeau de Napoléon V\ aux Invalides ; la

DIASTYLE.

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