DIGUE
fontaine en granit de Laber qui se trouve aux Champs-Elysées, devant une des portes du palais dellndustrie.
M. Hermann estime qu'une colonne de 4 à o mètres de hauteur et proportionnée, soit en granit de Laber, soit en quelque autre pierre dure, coûterait de 600 cà 800 francs selon son degré d'ornementation, y compris pohssage parfait.
2° Pointe de diamant : ornement d'architecture présentant à peu près la forme d'une tête de clou à facettes et qui était usité surtout dans l'architecture romano-byzanline , pour décorer les archivoltes des portails et les moulures des corniches extérieures.
On exécute aussi des bossages en pointes de diamant (voy. Bossage).
Diamètre, 5. m. — Ligne droite qui passe par le centre d'un cercle.
On obtient le diamètre d'un cercle en divisant la circonférence par le nombre 7c = 3,1416.
Dans les ordres, le diamètre d'une colonne est la mesure de l'épaisseur de cette colonne prise à la partie inférieure du fût; la moitié de ce diamètre constitue le module (voy. ce mot) qui sert à mesurer les autres parties de l'ordre.
On appelle diamètre de renflement celui qui se prend au tiers du fût, à partir du bas, et diamètre de diminution celui qui se mesure à la partie supérieure de ce fût.
Diamicton. — Mot tiré du grec et que les Romains employaient pour désigner un genre de construction analogue à Yemplecton. C'était un massif de maçonnerie régulière ou de briquetage, dont le miUeu était en blocage ou en moellonnaille.
Dlastyle, s. m. — Entrecolonnement de trois diamètres, le plus large que les anciens aient appliqué quand les colonnes avaient à supporter une architrave de pierre ou de marbre.
Diélette {Granit de). — Granit porphyroïde et syénitique, très dur, grisbrunàtre et rosé que l'on extrait de la carrière de Diélette, commune de Flamanville, arrondissement de Cherbourg.
La hauteur d'assise habituelle est de 0°',8o et le poids du mètre cube varie de 2,700 à 2,760 kilogr. La charge nécessaire pour produire la rupture par écrasement est de 943 à 1,010 kilogr.
par centimètre carré.
On cite, comme emplois remarquables de cette pierre les cales de construction du port militaire de Cherbourg; les ports et jetées du Havre, d'Aurigny et de Dunkerque; divers édifices de Fécamp, deTrouville, du Tréport, de Barfleur. On expédie le granit de Diélette à Paris, où on l'utihse pour dalles et bordures de trottoirs, ainsi que sur tout le littoral, de Dunkerque à Bordeaux.
Digue, s. f. — Construction en terre, bois ou maçonnerie que l'on élève pour contenir les eaux de la mer, des fleuves, des étangs, etc.
Les digues en terre, comme celles que l'on établit souvent le long des rivières sont de simples levées. Celles que l'on construit pour protéger l'entrée des ports sont des jetées (voy. ce mot).
Les digues artificielles destinées à retenir l'eau des étangs ou des réservoirs de canaux doivent être établies dans certaines conditions.
Ces digues ou chaussées sont généralement élevées de 0°',75 au-dessus du niveau du réservoir rempU ; tantôt elles sont toutes en terre, la terre argileuse battue étant la meilleure à employer; tantôt elles sont revêtues d'une paroi en maçonnerie. Le versant intérieur, dans le premier cas, est souvent incliné de 30°; il peut s'inchner à 70% dans le second cas; les deux pentes extérieures sont ordinairement à 45°. Quelquefois la partie de la digue exposée à Faction des vagues que le vent peut soulever à la surface de l'eau est revêtue de gazon ou de plantes aquatiques.