DIMINUTION
Législatioiv. En droit, on distingue deux espèces de dignes, les dignes naturelles et les dignes artificielles. Les premières peuvent appartenir à des particuliers, sous la réserve du chemin de halage et des autres servitudes ; les secondes font pai'lie , comme le cours d'eau lui-même, du domaine public et sont, par conséquent, imprescriptibles.
Nul ne peut élever des digues, soit pour ralentir, soit pour accélérer le cours de Teau d'une rivière ou d'un fleuve dépendant du domaine de l'État ; toutefois les riverains, avec l'autorisation du gouvernement et après la nécessité constatée, peuvent exécuter des digues pour garantir leurs propriétés des débordements et inondations. La surveillance et la conservation de ces digues appartiennent à l'administration.
On sait cjue l'article 640 du Code civil oblige le propriétaire d'un fonds inférieur à recevoir les eaux qui découlent naturellement du fonds supérieur. Cependant le propriétaire inférieur peut élever des dignes pour défendre son héritage contre les inondations auxquelles un cours d'eau, de nature torrentielle, par exemple, peut l'exposer. Les propriétaires dont les terrains seraient inondés par suite de ces endiguements auraient à protéger leurs propriétés par de semblables travaux de défense (i).
Dilatation, 5. f. — Augmentation de volume qu'éprouvent les corps.
Tous les corps solides et particulièrement les métaux, sont susceptibles de se dilater sous l'influence d'une élévation de température ; c'est ce qui oblige les constructeurs à prendre certaines précautions dans l'emploi de ces substances, pour éviter les désordres qu'occasionnent des obstacles apportés à ces cflcts naturels. Ainsi , les tuyaux de descente en fonte, les rails de chemins de fer doivent être posés avec des intervalles, si Ton veut éviter qu'ils se bri-
(1) Code Perrin, nos 1405 et suivants.
sent. L'établissement des feuilles de zinc sur les couvertures et dans les chéneaux exige également certaines précautions, qui ont pour but de parer aux inconvénients de la dilatation (voy. Zinc, Chéneau).
Nous donnerons ici un tableau indiquant la dilatation linéaire que certains corps solides employés en construction peuvent subir, quand on porte la température de ces corps de 0° à 100% en prenant pour unité la dimension choisie àO°.
Verre 0.00088
Acier 0.0011
Fer 0.0012
Cuivre 0.0018
Plomb 0.0028
Zinc 0.0030
Diminution, s. f. — On appelle diminution le rétrécissement graduel du fût d'une colonne, soit du bas en haut, soit du tiers de la colonne en haut, lorsque celle-ci éprouve un renflement.
La sohdité et l'apparence de la solidité, qui est l'une des conditions principales du beau en architecture, est certainement la raison qui a engagé les architectes à donner aux colonnes plus de grosseur par le bas que par le haut.
Selon Vitruve, c'est sur la hauteur des colonnes, et non point sur le nombre de modules, qu'on se base pour établir la diminution du fût. Ainsi, cet auteur dit qu'une colonne de IS pieds doit être diminuée de la sixième partie du diamètre inférieur et qu'une colonne de 50 ne le doit être que de la huitième partie. On ne trouve cependant pas d'exemples de l'application de cette règle dans les monuments que nous a laissés l'antiquité. On reconnaît, en effet, dans un même ordre et dans une même hauteur de colonne, des diminutions diflerenles.
Il y a trois manières différentes d'effectuer la diminution des colonnes :
La première consiste à commencer la diminution dès le bas du fût et à la continuer jusqu'en haut.
Dans la seconde, on ne commence la
DIPTERE.
diminution qu'à partir du tiei's du fùL au-dessus de la base.
La troisième consiste à tenir la colonne plus grosse vers le milieu et à la diminuei' vers les deux extrémités , c'est-à-dire vers la Lase et vers le chapiteau, ce cjui lui procure une sorte de ventre appelé renflement et lui fait donner le nom de colonne fuselée (voy.
Galbe).
Dioptre, s. f. — Instrument connu des anciens et qui est employé dans l'arpentage. C'est un quart de cercle, armé de pinnules, à travers lesquelles on vise les objets pour mesurer les angles.
Dioptrique, adj. — On appelle papier dioptrique, un papier transparent qui sert à calquer (voy. ce mot).
— Ordonnance des entourés de deux
Diptère, adj.
temples antiques rangs de colonnes.
Vitruve assigne huit colonnes à chaque front d'un temple diptère et quinze à chaque face latérale.
D'après le système adopté par les Grecs, comme le montre la figure 1372, qui représente le plan d'un temple ainsi
Fi g. 1372.
disposé, chaque face latérale a dix-sept colonnes en y comprenant celles des andes.
Displuviatum. — Epithète que donne Vitruve à la quatrième espèce d'atrium (voy. ce mot).
Disposition, s. f. — Ce mot désigne Tordre et l'arrangement donnes par l'architecte aux détails et à l'ensemble d'un édifice.
La disposition diffère de la distribution en ce que la première embrasse toutes les parties de farchitecture et tous les rapports d'un édifice, tandis que la seconde a pour objet spécial farrangement et l'ordonnance des pièces dont se compose l'intérieur seul.
Disque, s. m. — Nom que Ton donne, dans la construction des chemins de fer, à une plaque circulaire mobile qui sert à produire des signaux sur la voie et , par extension , à l'appareil fixe sur leciuel cette plaque est montée.
La figure 1373 représente un disque appartenant à la ligne de l'Est. C'est un poteau en bois, dont le pied, enterré dans le sol, y est soutenu par quatre jambes de force reposant sur les extrémités d'une croix en charpente. Un mât en fer, supporté par une crapaudine et
Fig. 1373.
maintenu par deux guides fixés au poteau, se termine en pivot, à sa partie inférieure, et, à sa partie supérieure, par une croix sur laquelle est rivé un disque circulaire en tôle qui peut tourner autour du màt comme axe et prendre deux positions déterminées, l'une parallèle, l'autre perpendiculaire à lu voie ;