GLACIS
GLAISER.
nière, on est certain que riiiimidité de la glace ne peut atteindre la paille, qui sert, étant parfaitement sèche, de substance isolatrice. Cette sécheresse est assurée par un autre espace vide laissé entre la double paroi et le mur de soutènement élevé pour résister au remblai que Ton élève alentour. Comme dans le cas d'une glacière enterrée, on fait descendre jusque sur ces murs le toit en chaume épais qui abrite la construction. Ce toit est percé d'une ouverture à laquelle aboutit un vestibule avec double porte. Un tuyau est établi à la partie inféi'ieure de la glacière pour Técoulement des eaux de fusion, et, comme il importe de fermer hermétiquement l'ouverture ménagée à cet effet, on fait un siphon S sur le trajet du conduit.
On construit au Canada des glacières dont la disposition se rapproche beaucoup de celle qui vient d'être indiquée ; aussi, donne-t-on à ce genre d'ouvrages le nom de glacières américaines.
Dans les campagnes, on construit souvent des glacières peu coûteuses, en creusant une cavité à section carrée ou circulaire, représentant une pyramide tronquée et renversée ou bien un cône tronqué d'un volume suffisant. Si le sous-sol est compact et imperméable, on se contente de mettre tout autour, sur les parois en terre, une couche de paille de seigle fixée h. l'aide de piquets à crochets et de petites perches en saule ou en coudrier; au fond, on met une couche de cailloux, de 0'°,60 à 0^^,80 d'épaisseur. Au-dessus, on établit un plancher couvert en terre, et l'on monte une charpente que l'on couvre en paille. Lorsque le sous-sol est perméable, on se dispense de drainer ; mais, s'il est susceptible de s'ébouler, on étaye tout autour, soit avec des planches, soit avec des perches, suivant le prix des unes ou des autres.
Glacis , s. w. — Maçonnerie.
1° Pente douce exécutée en maçonnerie de blocage, soit pour faciliter l'écoule-
ment des eaux, soit pour servir de décharge à un bassin.
2" Pente que Ton dispose au-dessus de la cimaise d'une corniche et qui fait écouler les eaux de pluie.
3° Enduit en pente fait sur la tête d'un mur de clôture ou de dossier de cheminée.
Couverture. Enduit destiné à recevoir le plomb d "un faîtage ou d'un arêtier ou sur la pente d'un chéneau pour faciliter la pose du métal.
Peinture. Teinte transparente appliquée sur une teinte opaque.
Les peintres nomment communément glacis la teinte du bois au procédé, parce que ces sortes de teintes sont toutes transparentes et qu'on ne peut les appeler couches, attendu qu'une couche se compose d'une couleur opaque et généralement épaisse.
Ce mot se dit quelquefois aussi d'une couche à l'huile peu épaisse, quoique faite avec du blanc, qui est une couleur opaque.
Architecture militaire. On appelle, en général, glacis, un terrain en pente revêtu de gazon.
Les glacis jouent un rôle très important dans la fortification. Ils servent principalement à relier la contrescarpe à la campagne. La pente, partant de la crête du chemin couvert, doit être disposée de telle sorte qu'elle soit comprise entre 1/16 et 1/60. L'objet de cet ouvrage est de couvrir et masquer les approches de la place.
Glaise, s. f. — Terre grasse, ou argile que l'on pétrit pour en faire des corrois destinés à rendre étanches des bassins, des réservoirs, des bàtardeaux.
Le poids du mètre cube est de 1,656 à l,7o6 kilogr.
On appelle glaiser l'action de pétrir cette terre, soit à l'aide du pied, soit avec un pilon. L'ouvrier qui exécute cette opération est le glaisier.
Glaiser, v. a. — Vov. Glaise.
GLOBE
GLU-31âRL\E.
Glay [Pierre de). — Calcaire demidur extrait des carrières de Glay, dans rarrondissement de Lyon.
Celte pierre, de couleur jaune-nankin, à grains fins, mesure jusqu'à 2 mètres de liauteur d'assise.
Glénat [Pierre de). — Calcaire gréseux, provenant de la carrière de Glénat, près de Riom.
C'est une pierre dure, de couleur blanc-grisàtre, et qui porte de 0'",40 à 1 mètre de hauteur d'assise.
Le mètre cube pèse de 2,450 à 2,o00 kilogr., et la charge nécessaire pour produire l'écrasement varie de 460 à oOO kilogr. par centimètre carré.
Glissière, s. f. — On désigne ainsi des plaques de fonte qui servent de coussinets aux tabliers de ponts métalliques, sur les piles qui les supportent.
Nous donnons en A (fig. 1842) une coupe des glissières du pont du chemin de fer établi sur la Garonne, à Bordeaux.
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Fig. 1842.
Des assises en pierre dure sont interposées entre ces plaques et le béton qui remplit les tubes des piles.
Globe, s. m. — i° Nom que Ton donne à des cylindres pleins, en terre cuite, qui servent aux hourdis des plan-
chers, et dont la surface est striée pour mieux faire prise avec le plàti-e.
Ces globes ont à leur partie inférieure un rebord formant une base rectangulaire et se posent verticalement.
On en trouve dans le commerce de plusieurs dimensions : 0^^,11, 0"',14, 0°',16 de hauteur pour 0™,i2 carrés de base.
Les pots, dits tabatières, sont des globes moins hauts que les précédents et de O'^AQ de diamètre.
2° Globe ailé : ornement qui décore
Fig. 1843.
le dessus des portes principales dans les temples égyptiens (fig. 1843).
Gloire, s. f. — On désigne ainsi la décoration d'un ciel ouvert et lumineux où se trouve le nom de Dieu, entouré d'anges, de saints, de nuages et de rayons : cette décoration sert de fond et de couronnement au maître-autel d'une éghse ou est peinte dans la voûte d'un dôme.
Gloriette, s. f. — On désigne ainsi un petit pavillon de repos ou un cabinet de verdure placé dans un parc ou un jardin.
Glu-marine, s. f. — Enduit hydrofuge, bitumineux qui est composé d'huile de goudron, de brai (goudron de gaz purifié) et de blanc de zinc (1).
Il y a deux sortes d'enduits de ce genre ; l'un est noir et sert cà recouvrir les murs ; l'autre est blanc et d'un prix
(1) Th. Château, TecJmologie du bâtiment.