GNOMON
GOBETAGE.
beaucoup plus élevé ; on remploie pour les bois, auxquels il conserve leur couleur.
On peut appliquer la glu-marine sur le plâtre encore humide et la recouvrir ensuite de peinture ou de papier sans qu'il y ait altération dans les couleurs.
Il existe une peinture, dite à la ghimarine, qui se prépare avec de Tessence lourde de goudron, de houille, une demi-partie pour iOO de caoutchouc et de 30 à 40 parties de gomme laque. Cette peinture est très solide, mais ne conserve le bois qu'à la surface, comme les autres peintures.
Gluten, s. m. — Mélange de certaines matières, employé dans le broiement des couleurs destinées à la peinture monumentale pour donner à ces couleurs l'adhérence convenable.
Il y a deux espèces de gluten : le gluten élémi et le gluten copal.
La première de ces substances, celle qu'on emploie le plus ordinairement, se compose de quatre parties de cire vierge et une de résine élémi ; de quatorze parties d'essence d'aspic et de deux parties d'huile de cire. On fait fondre le tout au bain-marie et l'on a soin de remuer afm de bien opérer le mélange.
Le gluten copal se prépare comme le précédent; seulement, le copal dur est substitué à la résine élémi. Ce gluten a plus de fermeté et de consistance, mais aussi moins de liant et de souplesse ; il est également inaltérable.
Glyplie, s. m. — Voy. Triglyphe.
Gneiss, s. m. — Variété de granit qui doit à l'abondance du mica qu'elle renferme son apparence feuilletée et rubanée.
Le gnomon était connu des Babyloniens, qui le transmirent aux Grecs.
C'était une tige verticale d'une certaine hauteur, autour du pied de laquelle étaient tracés des cercles concentriques sur un plan horizontal. Cet instrument donnait la ligne méridienne du lieu par la bissectrice de l'arc compris entre deux ombres égales, l'une du matin, l'autre du soir.
Les anciens établirent dans certaines villes des gnomons de très grandes dimensions, en remplaçant la tige pointue par des aiguilles ou obéhsques de pierre. L'obéhsque oraire d'Auguste au Champ de Mars de Rome, était un gnomon et servait d'horloge solaire. Il marquait le midi et particuhèrement celui des solstices d'hiver et d'été, celui des équinoxes et la longueur comparative du jour et de la nuit à ces différentes époques. C'était un grand obélisque monolithe de 21°',83 de haut, en granit rose. A sa base, du côté du nord, s'étendait une étroite et longue esplanade en marbre blanc, dans laquelle étaient incrustées des règles d'airain qui servaient aux indications précitées quand elles recevaient l'ombre de l'obélisque, fortement accusée par un globe d'airain qui le surmontait.
Le premier gnomon que l'astronomie moderne ait exécuté est celui qui fut établi à l'église du Dôme, à Florence.
Dans la chapelle de la Croix, on montre un carreau de marbre blanc qui est frappé par les rayons du soleil quand, le jour du solstice d'été, ils traversent un trou pratiqué dans la lanterne du dôme. Le gnomon ou la plaque par laquelle passent les rayons du soleil est élevé de 277 pieds au-dessus du marbre sur lequel se font les observations sur l'obliquité de l'écliptique et les mouvements apparents du soleil.
Gnomon, .«?. m. — Style scellé dans Gobetaçje, s. m. — Plâtre gâché
une dalle et qui indique l'heure du jour i clair que Ton jette avec un balai sur un
par l'ombre qu'il projette sur un cadran 1 lattis qu'on veut crépir et recouvrird'un
appelé cadran solaire. ! enduit.