HYPERBOLE
rendent également difficile l'application des principes de l'hygiène (voy. Prison).
Mais, s'il est une classe d'édifices qui réclame surtout un aménagement conforme à ces lois, ce sont les hôpitaux, où la réunion d'individus malades donne naissance à des miasmes bien autrement dangereux c^ue ceux qui proviennent de l'agglomération d'individus jeunes et sains, tels que les enfants des écoles, les élèves des lycées et les soldats des casernes. Aussi, la question de Xhycjiène des hôpitaux at-elle été tout particulièrement étudiée dans les divers pays et a-t-elle donné lieu à une foule de dispositions plus ou moins satisfaisantes (voy. Hôpital, Ventilation).
Villes. Les conditions hygiéniques dans lesquelles les villes se trouvent placées dépendent de la situation, de l'altitude, de la constitution du sol, de la distribution des eaux et de la prédominance des vents régnants.
Les viUes situées en plaine jouissent ordinairement de conditions hygiéniques favorables, pourvu que le sol sur lequel elles sont construites soit disposé de manière à empêcher la stagnation des eaux.
Les villes de vallée sont plus ou moins insalubres suivant l'étroitesse et la profondeur de la vallée qu'elles occupent.
Les villes maritimes sont soumises à tous les effets des changements atmosphériques qui se remarquent sur les bords de la mer. Elles exigent, de plus, un aménagement convenable dans le régime des égouts.pour éviter l'infection de leurs ports. La même condition s'impose aux cités fluviatiles, pour lesquelles le cours d'eau, lorsqu'il n'est pas converti en égout, est une cause de salubrité.
Les villes lacustres, ou bâties sur pilotis, comme Venise et surtout les villes paludéennes, sont situées dans de très mauvaises conditions hygiéniques.
Pour les villes construites sur des pla-
teaux élevés, la diminution de pression dans l'atmosphère, et, par suite, la moins grande quantité d'oxygène que renferme l'air est la cause qui inilue le plus sur la santé des habitants.
Si l'on considère la nature du terrain même sur lequel les villes sont situées, on observe que les villes assises sur le roc sont les plus salubres. Celles qui sont bâties sur un fonds sablonneux sont saines si le sous-sol est perméable ; les terrains argileux favorisent la stagnation des eaux et les sols formés par alluvions présentent tous les inconvénients des localités marécageuses.
Quelle que soit, d'ailleurs, la situation des villes, il existe des conditions générales d'hygiène auxquelles doit répondre leur aménagement (voy. Ville).
Hygrométricité, s. f. — Propriété qu'ont certains matériaux d'absorber une plus ou moins grande proportion d'eau, dans l'air humide.
Les bois, particulièrement, sont très
hygrométriques. Un bois parfaitement
desséché et conservé dans une chambre
sans feu absorbe 0°',08 à 0^,10 d'eau en
I un an.
Hypsethrum. — Nom que les
Romains donnaient à une fenêtre grillée placée au-dessus de la principale porte d'entrée d'un temple. La porte du Panthéon à Rome était ainsi surmontée d'un hypœthrum.
Hyperbole, s. f. — Courbe plane dont tous les points sont tels que la différence de leurs distances à deux points fixes appelés foyers est constante.
L'hyperbole est encore la hgne qui résulte de la section d'un cône par un plan parallèle à l'axe ou oblique à l'une des génératrices, et rencontrant ces deux nappes.
On appelle hyperbolo'ide le solide engendré par la révolution d'une hyperbole autour de son axe.
HYPOCAUSTE.