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HYPOGÉE

Hypèthre, adj. — Nom qui vient

du grec uTraiOpoç, signifiant sous le ciel ou en plein air. Les architectes ont désigné ainsi les temples ou autres édifices dépourvus de toit. Un monument hypèthre dont il reste encore des traces est le temple de Paestum. Les temples de Jupiter et de Minerve à Athènes, de Gérés et de Proserpine à Eleusis, étaient hypèthres.

Gctte disposition provient, soit du désir qu'avaient les constructeurs de donner plus d'air et de lumière à l'intérieur des édifices, soit de la difficulté en face de laquelle ils se trouvaient d'étendre un toit sur une grande surface.

Hypocauste, s. m. — Vient du mot latin hypocausUim qui désignait, dansles bains desRomains, une pièce placée au-dessous des salles de bains chauds et de bains de vapeur et qui renfermait des fourneaux et des cuves d'airain alimentées par un réservoir extérieur.

G'est de Vhypocaiiste que l'eau froide, tiède ou bouillante, était conduite dans les salles, au moyen de tuyaux. La

Fig. 1993.

chaleur était également distribuée dans les pièces à l'aide d'une disposition spé-

ciale du sol et des parois. Le sol était formé d'un dallage supporté par des petits dés en briques, et derrière le revêtement des murailles montaient des tuyaux prismatiques, juxtaposés, dans lesquels circulait la vapeur. La figure 1993 représente cette disposition.

Le même système est employé dans les bains turcs.

Les habitations de la Gaule, à l'époque romaine, étaient chautîées par le même procédé.

Hypogée, s. m. — Vitruve donne à ce mot la signification de cave, cella, chambre souterraine et, en général, toute partie de bâtiment placée audessous du niveau du sol.

Les hypogées des Égyptiens étaient de profondes excavations pratiquées dans le flanc des montagnes et formées d une

là

Fig. 1994.

suite de chambres destinées à recevoir des sépultures. Telles sont les excavations dites nécropoles de Thèbes, dont la figure 1994 représente le plan.

Les Grecs avaient primitivement coutume de brûler les morts et d'en placer les cendres dans des urnes. Ils y renoncèrent, suivant quelques auteurs, pour renfermer les corps dans des sarco-

HYPOSCEMUM.

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