‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 156 sur 349 · LAITON · texte numérisé non relu

LAITON

LAMBOURDE

se compose d'une petite salle munie de tablettes, entourée par derrière dune

Fig. 2034.

cour plantée d'arbres et précédée d'une sorte d'exèdre servant de lieu de réunion et de conversation.

Laitier, 5. m. — Sorte de verre opaque ou de silicate compact qui, dans le traitement des minerais et particulièrement de Toxyde de fer, se forme quand on cliaulîe le métal au contact du charbon, sans ajouter aucun fondant, entre en fusion et s'écoule par l'action du lourd marteau ou mail qu'on emploie pour battre la masse appelée loupe, dans la méthode catalane (voy.

Fer).

On utilise le laitier des hauts-fourneaux pour le ballastage des voies de chemin de fer. On leur fait subir préalablement une opération, qui a pour objet de les granuler par l'action de l'eau. Des essais de ballastage, faits dans ces conditions par la Compagnie du chemin de fer de Lyon, ont été reconnus satisfaisants.

Laiton, s. m.

Alliage formé de

cuivre et de zinc dans des proportions

très variables et qui prend une belle couleur jaune se rapprochant plus ou moins de celle de l'or.

Cet alliage a pour pesanteur spécifique 8,40 avant le martelage ou l'étirage et 8,88, après cette opération. Il est plus dur que le cuivre, moins malléable que lui, mais plus facile à étirer au laminoir ou à la filière. Il est susceptible, comme le cuivre, de se couvrir de vert-de-gris. Sa composition ordinaire est de 70 parties de cuivre pour 30 de zinc. On y mélange quelquefois de l'étain qui le rend plus dur, moins malléable et moins ductile, et même du plomb qui produit à peu près le même effet, mais aussi le rend plus facile à tourner et à couper, tout en lui donnant de l'aigreur. Le laiton, employé pour les objets faits au tour, contient 32,80 parties de zinc, 64,80 de cuivre, 0,40 d'étain et 2 de plomb ; celui dont les doreurs se servent renferme 32,44 parties de zinc, 64,45 de cuivre, 0,2o d'étain et 2,86 de plomb.

Le laiton est utilisé, dans l'industrie du bâtiment, pour la fabrication de certaines pièces de serrurerie et d'ornement, et surtout pour la robineterie.

Cet alliage s'obtient en faisant fondre directement du cuivre rouge ou rosette avec du zinc en plaques concassées ^n fragments.

Laives {Pierre de). — Calcaire compact, très dur, gris et roussàtre, que l'on tire de la carrière de Laives, dans l'arrondissement de Chalon-sur- Saône.

C'est une pierre à pâte fine, susceptible de poli. Sa hauteur d'assise est de 0^90.

Lanibel, .s\ m.— Terme de blason :

brisure qui, dans les armoiries, sert à indiquer les branches cadettes.

Lambourde, .s. f. — [° Pierre calcaire tendre des environs de Paris, dont la meilleure qualité se trouve dans les

LAMBOURDE

LAMBOURDE

carrières de Saint-Maur, où elle porte de 0'°,65 à O'^,9o de hauteur de banc.

Cette pierre a le grain grossier ; elle est de couleur jaunâtre et sujette à la gelée ; aussi, doit-on la laisser sécher avant de remployer. La moins estimée est celle que l'on tire de Gentilly et qui ne porte que de 0'",32 à 0°^,36 de hauteur de banc.

2° Pièce de bois sur laquelle on fait reposer les abouts des solives d'un plancher, lorsqu'on ne veut pas les sceller dans la maçonnerie.

Les lambourdes sont en partie encastrées dans les murs, et y sont fixées par des boulons à scellement qui sont doubles et forment étrier ou sont isolés et alors traversent la pièce (fig. 203o).Les

Fig. 2035.

solives sont simplement posées dessus ou s'y assemblent à queue d'hironde.

L'épaisseur verticale des lambourdes peut être égale ta une fois et demie celle des sohves ordinaires et leur épaisseur horizontale à une fois.

Ce système, très fréquemment appliqué autrefois, ne Test plus guère aujourd'hui, parce que la saillie des lambourdes oblige à donner trop d'épaisseur aux corniches. Les linçoirs (voy. ce mot) remplacent actuellement les lambourdes.

3° Pièce de bois de 0°^,0o4 à 0°^,080 d'épaisseur que Ton scelle et arrête sur

un plancher (fig. 2036) pour porter le parquet (voy. ce mot).

Fig. 2036.

Il faut avoir soin cfue les lambourdes soient parfaitement de niveau avant de clouer les frises dessus.

On a cherché à supprimer les scellements en plâtre, et à rendre les planchers plus légers en employant des lambourdes en fer. La figure 2037 représente un système inventé par M. Merlin pour un plancher en fer : sur les solives à T, on pose perpendiculairement, de 0°^,2o en O'",2o, deux petits fers B mé-

Fig. 2037.

plats placés de champ, au moyen de liens en fer doux, et par l'intermédiaire de petites tiges en fer rond qui reportent l'action du lien sur ces petits fers ; normalement à ces fers et de 0°',16 en 0°',16 on en pose d'autres qui ont la forme d'un double T et sont fixés aux premiers par des liens semblables, mais

LAMBRIS

inversement placés ; les feuilles de parquet sont rainées tle façon à pouvoir s'assembler avec ces fers, dont Tune des ailes forme languette et Tautre repos.

Lambrequin, s. m. — Ornement en bois ou en tôle découpés que Ton place à Texlrémité inférieure d'un toit

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celle du bas est la plinthe ; ces revête-

pour former le couronnement d'un pavillon, d'une marquise ou de toute autre construction (fig. 2038).

Lambris, s. m. — 1° Plafond rampant que Ton fait sous un comble.

2° Enduit de plâtre au sas sur lattes jointives.

Me>uiserie. Ouvrage de menuiserie dont on revêt les parois intérieures des murs.

La disposition générale des lambris est la suivante : ce sont des plancbes ou des réunions de plancbes formant panneaux assemblés à embrèvement dans des châssis en bois plus épais qui se fixent contre les murs.

On établit, parmi ces revêtements, deux divisions principales : les lambris cVappui, destinés aux lieux que l'on veut tapisser ou peindre et auxquels on donne ordinairement de 0'°,80àl°',30de bauteur; les lambris de hauteur qui garnissent toute la muraille entre deux planchers.

Les lambris peuvent être assemblés ou non. assemblé s. La figure 2039 représente deux revêtements de ce genre; l'un, B, est composé de planches de 0™,22, formant panneaux embrevés dans des traverses et des montants plus épais mais plus étroits qu'elles et chanfreinés sur les rives; les panneaux sont à tables saillantes ; la traverse du haut est surmontée d'une moulure appelée cymaise;

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