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que soit la largeur de ces ouvertures. La saillie de leurs corniches ne doit pas excéder 13 centimètres.

Il peut être établi un second rang de Incarnes en se renfermant dans le périmètre déterminé : 1° pour les maisons construites sur des voies de moins de do mètres de largeur, dans la ligne inclinée à 45° qui part de l'extrémité de la corniche ou de l'entablement ; 2" pour les maisons construites sur les quais, boulevards, places publiques et sur les voies publiques de 15 mètres au moins de largeur, ainsi que dans les cours et espaces intérieurs en dehors de la voie publique, dans un quart de cercle dont le rayonne peut excéder une hauteur égale à la moitié de la profondeur du bâtiment, y compris les saillies et corniches.

Liicarnon, s. m. — Petite lucarne (vov. Chatière. Chien-assis).

Lucenay (Pierre de]. — Calcaire oohthique, demi-dur, de couleur blanchâtre, que l'on tire de la carrière de Lucenay, commune de ce nom, arrondissement de Villefranche.

Cette pierre est propre à la sculpture ; sa hauteur d'assise est de 0'",20 à 1™.20.

Lues {Granit des). — Granit demidur, dit gris-de-savon, à grains moyens, provenant des carrières du Petit-Luc, de la Gaconnière, de la Viventière et autres, dans la commune des Lues, arrondissement de la Roche-sur-Yon.

La hauteur d'assise de cette pierre est de 0"^,20 à 0°^.70. Elle pèse 2,600 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 800 kilogr. par cenlimèlre carré.

Liicullite, s. f. — Variété de marjbre noir antique de l'île de Chio. On l'appelait aussi marbre deLncuUus.

Lumachelle, .s. f. — On désigne ainsi certains marbres qui sont formés d'un grand nombre de coquillages et de

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madrépores, agglutinés par un ciment calcaire.

Le département de l'Ain fournit deux marbres lumachelles : Tun d'un bleu gris et rose, l'autre d'un blanc cristallin, coquillier, dur, prenant un beau poli.

Dans l'Aisne on trouve :

1° Le marbre lumachelle dit des Bossus, gris-bleu et à coquilles blanches et spathiques ;

2° La lumachelle bleue, qui présente le même fond, mais avec coquilles noirâtres spathiques.

Il existe en Italie un marbre lumachelle dont le fond est jaune et qui est rempli de taches grises, noires et blanches ; il est ainsi nommé parce que ces taches sont contournées comme de petites coquilles de limaçon. On en voit des colonnes xîans le casin de la villa Borghèse et à la chapelle Strozzi dans l'église Saint-Andréa délia Valle , à Rome.

Lumière, 5. f. — 1° Cavité pratiquée dans le fût d'un outil à corroyer le bois pour recevoir le fer et faciliter la sortie des copeaux (voy. Bouvet, Babot, Varlope, etc.).

2° Mortaise traversant de part en part une pièce de bois.

Lumière électrique. On appelle /;/mière électrique la lumière que produit le rayonnement des corps fortement échauffés par le passage d'un courant électrique; elle diffère des autres lumières artificielles servant à l'éclairage, parce qu'elle n'est, à vrai dire, qu'un phénomène d'incandescence, dans lequel la combustion ne joue qu'un rôle très secondaire, et n'est même pas indispensable, puisque la lumière électrique peut être obtenue dans le vide, dans l'eau, et même dans les gaz impropres à la combustion. Cependant, comme cette incandescence est le résultat d'une élévation de température bien supérieure à celle des flammes, elle émet beaucoup plus de lumière et beaucoup moins de chaleur.

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La plupart des flammes lumineuses sont colorées ; elles renferment plus ou moins de rayons rouges et surtout de rayons jaunes, qui modifient la couleur propre des objets. La lumière électrique est blanche et ne colore pas les objets qu elle éclaire ; il est vrai que cette blancheur éclatante lui est souvent reprochée comme un défaut, sans doute par suite de l'habitude que l'on a des autres lumières. Il peut y avoir, cependant, quelques cas d'éclairage où remploi des lumières colorées sera préférable.

On reproche également à la lumière électrique, sans beaucoup plus de raison, la puissance de ses foyers; la lumière électrique peut fournir des foyers d'intensités très variées, depuis 2 à 3 becs carcels jusqu'à des milliers de carcels ; on peut donc régler leur nombre et leur puissance en rapport avec la nature des éclairages à réaliser ; les foyers puissants sont plus avantageux et n'otïrent d'inconvénients que lorsqu'ils sont mal employés.

Le mode de production de la lumière électrique conduit naturellement à divers systèmes, que Ton peut résumer de la manière suivante :

i° Incandescence par le passage de courants à travers un fil fm de métal très réfractaire, tel que le platine, l'iridium, l'osmium (systèmes de Changy, Edison) ;

2° Incandescence dans le vide ou à l'air libre d'une baguette de charbon, ou d'un charbon végétal particulier (systèmes Kohn, Lodyguine, Swan, Edison, Maxim, etc.);

3° Incandescence, avec solution de continuité, entre deux charbons polaires maintenus en contact, mais d'inégale dimension, le positif étant de très petit diamètre et consacré à l'usure , le négatif, très gros relativement et de longue durée (systèmes Harrison, Werdermann, Reynier et Ducretet);

4° Produclion d'un arc voltaïque, de longueur vai'iable, entre deux charbons polaires animés d'un mouvement corres-

pondant à leur usure (nombreux régulateurs dont les plus employés sont ceux de Serrin, Duboscq, Brush, Carré, De Mersanne, Jaspar, etc.);

5° Production d'un arc voltaïque, de longueur invariable, entre deux charbons polaires juxtaposés, séparés ou non par une lame de matière isolante (bougies Jablochkoff; brûleurs Wilde, Rapieff, Jamin, De Méritens, etc.). Les trois premiers systèmes maintiennent le point lumineux fixe dans l'espace; avec le quati'ième, cette condition n'est remplie qu'à l'aide d'une disposition spéciale du mécanisme ; elle est presque irréalisable avec le cinquième, qui exige en outre l'emploi des courants alternatifs.

Les foyers du quatrième système peuvent être produits à volonté, avec des courants redressés ou des courants alternatifs ; ces derniers ont l'inconvénient d'être toujours accompagnés d'un bourdonnement très désagréable.

Presque tous ces systèmes permettent de fractionner les effets calorifiques et lumineux des courants, en proportion de leur intensité ; c'est-à-dire de réaliser ce que l'on appelle la division de la lumière électrique. Cette division exige, naturellement, l'emploi de générateurs produisant des courants dont les qualités, quantité et tension, répondent au nombre de foyers nécessaires et à la somme totale de lumière correspondante.

La lumière produite par l'incandescence est d'une beauté et d'une fixité remarquables. Le rapprochement des charbons polaires, maintenus au contact, fait disparaître la coloration bleuâtre due à la présence de l'arc voltaïque. Ce système permet, en outre, l'obtention de petits foyers et par suite une répartition plus facile de la lumière dans les locaux de dimensions ordinaires; malheureusement l'intensité lumineuse que fournissent les appareils actuels ne représente qu'une bien faible utilisation de la force motrice dépensée pour mettre les irénérateurs en mouvement. En

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eiïet, une macliine Gramme, qui exige environ 2 chevaux 1/2 et qui produit un arc voltaïque équivalent à 300 becs carcels, ne peut alimenter plus de 8 à 10 lampes à incandescence du meilleur modèle , représentant ensemble 80 à 100 becs cai'cels au maximum. C'est donc un éclairage fort coûteux, et qui ne peut guère rivaliser avec les autres /«//i<^/T5 artificielles, principalement avec les brûleurs à gaz récemment perfectionnés.

L'emploi de Tare voltaïque produit entre deux pointes de charbon mobiles permet de proportionner la puissance des foyers lumineux aux exigences variées des éclairages ; la quantité de lumière obtenue est plus considérable et la force motrice dépensée beaucoup mieux utilisée, de sorte que pour les installalions d'une certaine importance, le prix de revient peut arriver à un chitïre sensiblement inférieur au coût d'un éclairage au gaz. Ce système répond donc mieux aux conditions générales d'emploi de la lumière électrique et ses applications se multiplient rapidement dans les usines, les gares de chemins de fer et sur les voies publiques des grandes villes.

Avec l'arc voltaïque à l'air libre, les charbons polaires s'usent assez rapidement ; cette usure dépend, du reste, de l'intensité des courants et de la grosseur des charbons ; enfin, avec les courants redressés, le charbon positif s'use deux fois plus vite que l'autre. C'est pourquoi chaque foyer exige un appareil spécial qui a pour fonction de rapprocher les charbons polaires dans la proportion de cette usure, et de maintenir la longueur de Tare invariable. La force nécessaire pour produire ce mouvement est empruntée, soit au poids des pièces mobiles de l'appareil, soit au ressort d'un mouvement d'horlogerie ; c'est le courant électrique lui-même qui est chargé de régler la marche du moteur, en agissant sur un électro-aimant intercalé dans son circuit. Depuis que l'on a imaginé

de n'employer à ce réglage qu'une portion du courant prise en dérivation, on obtient de chacun des courants un nombre de foyers en rapport avec son intensité.

Les régulateurs de lumière électrique sont encore aujourd'hui des instruments de précision, dont le réglage et l'entretien exigent beaucoup de soins et d'attention. Leur prix est assez élevé; cependant, lorsque l'on peut renoncer à la ! fixité du point lumineux dans l'espace, l'appareil est beaucoup plus simple et 1 coûte moins cher. Ces inconvénients : disparaîtront sans doute avec la généralisation de leur emploi.

I C'est pour éviter les régulateurs que ; l'on a imaginé le système auquel on a I donné le nom de bougies électriques, en j raison de l'analogie qui existe entre I l'usure des charbons polaires et celle des bougies ordinaires. Ici la longueur de l'arc voltaïque est invariable ; mais l'écart entre les pointes est forcément plus considérable et il en résulte une augmentation notable de la résistance ; on est obligé d'employer des courants de grande tension, qui sont plus coûteux à produire et dangereux à manipuler.

L'économie réalisée dans les frais d'installation est absorbée et même dépassée par l'accroissement de dépenses qui en résulte. Les bougies, comme les autres brûleurs de la même catégorie, exigent des courants alternatifs , pour assui'er l'égahlé d'usure des extrémités des deux charbons polaires.

La lumière électrique est produite, presque exclusivement, par des courants d'induction obtenus à l'aide de machines; ces courants sont instantanés et indépendants ; leur succession rapide assure la continuité des effets calorifiques et lumineux. Les machines sont formées de deux éléments principaux, inducteurs et induits. Les pi'emiers peuvent être constitués par des aimants permanents (machines magnéto-électriques) ou par des électi'o-aimants machines dynamoélectriques-). Les aimants permanents

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n'ont qu'une puissance restreinte, ce qui oblige à donner aux machines d'assez grandes dimensions ; c'est pourquoi on préfère les électro-aimants. L'électricité nécessaire pour développer et entretenir le magnétisme de ces derniers est fournie par la machine elle-même, dont le courant circule dans les hélices magnétisantes des inducteurs. L'élément induit est généralement formé par des fils de cuivre enroulés sous la forme de bobines, munies d'un novau intérieur en fer doux, dont les réactions augmentent les efïets dus à Tinfluence des inducteurs. Le nombre de ces bobines induites et le poids du fil qu'elles contiennent varient avec le système de la machine ; la grosseur de ce même fil est proportionnée à la tension que doit posséder le courant pour vaincre toutes les résistances, utiles ou passives, qui résultent de sa destination. Les machines, dites à division, sont celles qui sont pourvues d'inducteurs et d'induits assez nombreux et assez puissants pour permettre de fractionner l'électricité produite en plusieurs courants distincts et utilisables. Les courants d'induction sont engendrés par le mouvement de l'un de ces deux éléments, généralement l'induit, devant l'autre. Ce mouvement exige une dépense de force motrice qui varie beaucoup suivant le système d'éclairage adopté. Elle augmente très rapidement avec la longueur des circuits et le nombre des foyers intercalés dans^ chacun d'eux.

Pour compléter un éclairage électrique, il faut relier le générateur avec les lampes par un conducteur double, formant un circuit complet pour l'aller et le retour du courant. Le cuivre et le fer sont les seuls métaux employés ; mais comme la conductibilité du fer est six fois et demie moins forte que celle du cuivre, c'est ce dernier métal que l'on préfère pour les courants de grande intensité ; on doit, le choisir aussi pur que possible, parce que la pi'ésencede matières étrangères diminue beaucoup sa conductibilité.

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