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MANÈGE

Maiie {Pierre de). — Calcaire gréseux, blancliàtre, tendre, durcissant à Fair, qui provient de la carrière des Porchères, commune de Mane, arrondissement de Forcalquier.

La hauteur d'assise moyenne de cette pierre est de O'^jSO.

Manège, 5. m. — 1° Appareil qui sert à la confection du mortier sur les chantiers d'une certaine importance et qui se compose (fig. 2200) (1) de deux roues reliées par un arbre horizontal et parcourant une auge circulaire peu profonde, où elles écrasent et mélangent les matières. Toutes les parties du mor-

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Fig. 2200.

tier sont amenées successivement sous les roues par des râteaux en fer fixés à Tarbre. Lorsque le mélange est parfait, on ouvre une trappe placée au fond de Tauge et le mortier, poussé par un râble en fer, tombe en tas au-dessous du manège, d'où on le recueille pour le transporter au lieu d'emploi.

Ces manèges sont mis en mouvement par un ou deux chevaux ; dans le dernier cas, ils peuvent produire 20 mètres cubes de mortier par jour.

On emploie aussi, pour la fabrication des mortiers, des tonneaux malaxeurs de différentes sortes (voy. Tonneau).

(l) Laboulayo, Dictionnaire des arts et manufactures.

2° Espace clos, de forme circulaire ou rectangulaire, couvert ou non, et qui sert aux leçons d'équitation ou de dressage des chevaux. On fait des manèges civils et des manèges militaires.

Dans ces établissements, le terrain doit être parfaitement nivelé et recouvert d'une couche de sable mêlé de tan ou de sciure de bois. Les manèges complets renferment des galeries ou trihunes pour les personnes qui veulent assister aux leçons, des écuries pour les chevaux, un vestiaire, une sellerie, un logement de gardien, une salle pour le directeur, etc.

Manette, s. f. — 1° Poignée de fer fixée sur le haut de la barre de la hanche ou planche du maçon piseur.

2° On appelle clef à manette une clef qui sert à ouvrir des robinets ayant la tête de leur carillon terminée en forme d'écrou carré ; les clefs à manette emboîtent cette tête carrée et ouvrent ou ferment le robinet. On emploie souvent ces clefs pour ouvrir les compteurs à gaz.

Manganèse, s. m. — Métal dont l'oxyde sert à rendre les huiles siccatives. On l'emploie aussi dans les verreries pour donner au verre une couleur violette, pour combattre ou faire disparaître la teinte jaune ou verte.

Mangeoire, s. f. — Auge dans laquelle on dépose la nourriture pour les animaux domestiques.

Les mangeoires d'écurie se font en bois, en pierres de taille ou en bois et briques cimentés; le chêne est le bois le meilleur pour ces sortes d'ouvrages.

La hauteur du niveau de l'auge audessus du sol varie de 1 mètre à 1°',10 ; la profondeur moyenne est de 0°',20 ; la largeur est d'environ 0°',3o à 0°',40 intérieurement, à la partie supérieure, et de 0^,15 à 0"^,2o au fond. Il est bon d'établir des séparations dans la mangeoire même, pour que les animaux ne se mor-

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dent pas ou ne prennent pas la part de leur voisin. Le dessous de la mangeoire doit être évidé, pour que les chevaux ne se frappent pas les genoux en mangeant.

Les râteliers (voy. ce mot) sont établis à 0°',30 au-dessus du niveau supérieur de Fauge.

Nous donnons (fig. 2201) un exemple (ïaiige en bois reposant sur des massifs de maçonnerie et dont la partie anté-

Fig. 2201.

rieure est un fort madrier de chêne sur lequel on visse les anneaux d'attache.

Cette mangeoire est reliée au mur à Taide de crampons.

La figure 2202 représente également, en coupe et en élévation, une auge en

Fig. 2202.

bois supportée par des assemblages de pièces de charpente scellées dans le mur et dans le sol.

Dans la figure 2203, la mangeoire, vue en coupe seulement, est formée d'une pierre dure creusée intérieurement et reposant en saillie sur un massif en maçonnerie. Les angles de la pierre sont arrondis. On remarquera ici le mode d'attache du cheval : le poids

qui termine la chaîne remplaçant la longe glisse dans une gaine en métal

Fig. 2203.

fixée à la cloison de séparation ; il y a souvent deux de ces chaînes par stalle.

On a fait des auges en fer et en fonte brute ou émaillée ; mais leur prix est trop élevé pour que lusage en soit très répandu.

Les mangeoires des étables se font, comme celles des écuries, en pierre ou en bois ; elles sont élevées de 0^^,40 à 0™,60 au-dessus du pavage ; elles ont 0°',40 de largeur intérieure et une pro-

Fig. 2204.

fondeur de 0'",20 k 0'",30. Ces auges sont

MANGEOIRE

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adossées à la muraille ou isolées, suivant la disposition de Tétable.

On en établit même en plein vent, en les abritant seulement par un toit à double pente (fig. 2204).

Les mangeoires des bergeries sont des augels placés dans les crèches au-dessous dun râtelier (voy. Crèche). Les mangeoires k porcs (voy. Auge) sont en pierre dure, en bois ou en briques reliées entre elles avec du ciment; les premières sont creusées dans un seul bloc ; celles qui sont en bois sont formées d'un tronc entaillé ou de fortes planches assemblées. Un trou doit être pratiqué au fond de l'auge pour l'écoulement des eaux de lavage. On leur donne, comme dimensions, 0™,30 de largeur, intérieurement; 0°',lo à 0^^,20 de profondeur; 0°',oO de longueur pour un seul porc, 0°',S0 pour deux et autant de fois 0°',3o qu'il y a d'animaux qui doivent en approcher. La hauteur du bord supérieur au-dessus du sol est de 0"',20 à 0^30 (1).

Dans les mangeoires communes, on établit des séparations formées par des barreaux de fer espacés entre eux de 0°'.30 et fixés en travers des bords su-

Fig. 2205.

périeurs de Tauge. Pour les jeunes porcs, on emploie des auges en fonte circulaires ou demi-cylindriques. La figure 2205 représente une auge circulaire pourvue de séparations en métal.

L'emplacement à choisir pour les mangeoires n'est pas indifférent : le meilleur système est celui dans lequel on les encastre dans les parois des loges

(1) Bouchard. Constructions rurales.

OU des cours ; on les remplit ainsi du dehors, sans pénétrer dans l'espace occupé par les animaux ; une porte à coulisse ou à charnière empêche les porcs de s'échapper au dehors en passant par dessus.

La figure 2206 représente une mangeoire de ce genre surmontée d'un volet mobile en tôle, dont la forme circulaire laisse plus de facilité au porc pour prendre sa nourriture dans l'auge. Sou-

Fig. 2206.

vent on établit, du côté intérieur de la mangeoire, une cloison en planches qui force les animaux à ne passer que la tête, de façon qu'ils ne puissent se mordre.

Les poulaillers sont aussi pourvus de mangeoires ou augettes en pierre, en bois, en poterie ou en métal. Ces petites

Fig. 2207.

constructions exigent une grande simplicité de forme, jointe à une grande économie dans les matériaux employés.

MANCEUVRE.

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