‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 239 sur 349 · MIRE · texte numérisé non relu

MIRE

Minium, s. m. — Oxyde de plomb intermédiaire entre la litharge et l'extrait de Saturne, et qui donne une couleur d'un beau rouge orangé fort vif, employée dans la construction pour imprimer, c'est-à-dire donner une première coucbe préservatrice de la rouille aux ferrures telles que balcons, pentures, fers à plancher, etc.

On l'emploie encore à la fabrication du cristal, auquel il donne une très grande limpidité.

Le minium s'obtient pulvérulent par la calcination, à l'air libre, du massicot.

Outre le minium de plomb, l'industrie emploie un minium de fer qui pénètre plus ou moms dans les matières sur lesquelles il est appliqué, les revêt d'un vernis indestructible et les préserve efficacement de l'oxydation. C'est un simple peroxyde de fer qui coûte beaucoup moins cher que la peinture ayant pour base le minium de plomb.

Cette peinture, qui a été expérimentée d'abord en Belgique par les compagnies de chemins de fer et par les ingénieurs civils et militaires, est considérée comme pouvant aussi être utilisée avantageusement pour les ponts, les grilles, les façades de maisons, etc.

Minute, s. f. — 1° La douzième partie du module (voy. ce mot) dans les ordres toscan et dorique ; la dix-huitième partie dans les ordres ionique et corinthien.

2° Dessin original d'après lequel on fait des copies ; ainsi, le plan primitif dressé par l'architecte, et sur lequel on prend des calques pour les donner aux divers entrepreneurs, est une minute; tels sont aussi, dans le lever des plans, les dessins que l'on trace géométriquement et à vue sur le terrain même.

3° On donne le même nom aux mémoires que font les entrepreneurs et qu'ils conservent pour eux-mêmes ; c'est d'après ces minutes qu'ils dressent l'état destiné au propriétaire.

Mipoux, s. m. — Nom que les

plombiers et les serruriers donnent au sous-borate de soude, employé pour souder le plomb ou braser le fer.

Mire, s. f. — Nom que l'on donne à des instruments employés dans les nivellements, pour fixer nettement les points de mire.

On les divise on deux classes : les 7nires à voyant et les mires parlantes.

La mire à voyant se compose de deux règles en bois dur entrant à coulisse l'une dans l'autre (fig. 2289). L'une de ces règles est fixe et porte à son pied un talon en fer t, muni d'une semelle ou patin S ; l'autre est mobile et munie d'une embrasse en cuivre à sa partie supérieure ; une seconde embrasse, qui saisit à la fois les deux règles, porte une plaque de tôle V, que l'on nomme voyant, qui peut glisser verticalement.

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Fig. 2289.

suivant que l'on desserre ou que l'on serre une vis de pression qui la traverse. Le vovant a sa face de visée partagée en quatre rectangles égaux dont deux, en diagonale, sont peints en rouge et les deux autres en blanc ; la ligne horizontale de séparation, appelée ligne de foi, est ainsi rendue plus apparente.

Lorsque la cote est inférieure h 2 mètres, on fait seulement glisser le voyant

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