MONUMENT. — 410 — MONUMENT
costume militaire, est énergique et fière. | Derrière ce buste et le faisant ressortir
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Fig. 2330.
est un fond de mosaïque où se détachent, comme sur un ciel d'or, les lauriers d'un
jardin glorieux. Deux colonnes encadrant ce motif portent l'architrave et le
MORCE.
MORDANE.
fronton de marbre : sur les fûts sont inscrits en lettres d'or les noms des antres jeunes victimes avec la date de leur mort. Les trois couronnes dorées ainsi que la bande du soubassement sont en chêne, symbolisant le courage civique.
On voit sur le piédestal du buste la palette, les brosses, Tappui-main et une branche d'olivier, signes des succès pacifiques qui s'annonçaient si brillamment pour celui qui occupe la place la plus importante dans l'ensemble de l'œuvre. Sur les parois de l'enceinte figurée est comme une draperie tendue, semée de lotus d'or, fleur d'immortalité. Dans la cimaise du fronton rampent les feuillages et les fleurs du pavot, emblème du sommeil éternel. Au fronton enfin resplendit , comme dans les rayons d'un couchant ou d'une aurore, le mot PATRIE, résumé de tout ce monument, d'où s'échappe, dans l'antéfixe du couronnement, le flambeau, la flamme, symbole d'avenir, de résurrection et d'espérance. Aux deux angles de ce fronton sont perchées deux chouettes, oiseaux lugubres et sinistres, les seules allusions qu'on ait voulu laisser paraître de la hideur de la mort et de la tristesse du souvenir, l'expression que les architectes ont cherchée étant, avant tout, cefle de l'hommage rendu au sacrifice héroïque et aux mâles vertus.
Morailles, s. f. pi. — Dans le blason, on désigne ainsi un meuble représentant des tenailles denchées intérieurement.
Moraillon, s. m. — Pièce de fer plat servant à la fermeture, généralement à charnière et dont l'une des extrémités (fig. 2331) est évidée de façon à laisser passer l'anneau d'un piton destiné à recevoir un cadenas.
Il y a aussi des moraillons qui portent des auberons et qu'on appelle encore aiiberonnières (voy. ce mot).
Morce, s. f. — Les paveurs donnent
ce nom aux pavés qui dans un ruisseau font Uaison de la chaussée avec le revers ou qui séparent les contre-jumelles des bordures d'une route.
On dit aussi amorce.
Fig. 2331.
Mordache, s. f. — Sorte de tenaille , ordinairement en bois , en plomb ou en cuivre, que l'on place entre les mâchoires d'un étau pour ne pas endommager les pièces que l'on veut y serrer.
Mordâne, s. m. — Renfort servant
• Fig. 2332.
à consolider un tenon dans les assemblages de charpente (fig. 2332).
Le mordâne est d'une exécution plus facile que le renfort (voy. ce mot) proprement dit; mais il affaiblit davantage la pièce qui porte la mortaise.