PAX
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PANNE
blières et les poteaux sont formés de fers à double T juxtaposés deux par deux. Des semelles en fonte qui réunissent les fers des sablières reçoivent les pieds des montants. Les solives des planchers reposent, par leurs abouts, sur ces sablières. Les extrémités des solives du plancher inférieur sont reçues dans des sabots en fonte accrochés à la sablière.
La tigure 2479 donne le détail de Tas-
Fig. 2479.
semblage des pièces horizontales et des pièces verticales du pan de fer.
Il a été question, il y a quelques années, de remplacer dune manière générale les pans de bois'\)Rv des pans de fer. « Si hardie que parût la proposition, dit Viollel Le Duc. dans les Entretiens sur l'architecture, elle eut des suites et Ton dressa à Paris quelques pans de fer.
mais les gens timorés et les charpentiers prétendaient que cela serait rui-
neux ; or, la dépense est à très peu près la même et elle serait moindre en faveur des pans de fer, si ce système était
généralisé.
Panache, s. m. — Archmecture.
Synonyme de pendentif.
Sculpture. Ornement de plumes d'autruche que l'on place dans certains chapiteaux, particulièrement dans ceux qui sont d'ordre composé.
Serrurerie. On appelle targette, loqiieteau, poignée à panache d'anciens objets de quincaillerie dont la platine est découpée en forme de panache.
Pancarpe, s. m. — Ornement de sculpture ou de peinture représentant une guirlande de fruits ou de fleurs.
Panicule, s. f. — Désignation appliquée à un ornement de sculpture ou de peinture présentant un mode d'inflorescence pyramidal, comme la fleur du palmier, du ricin, etc.
Panier, .9. m. — 1° Boîte cylindrique dont le fond est un treillis d'osier à clairevoie et qui sert à passer le plâtre en gros, qu'on appelle alors plâtre au panier (voy. Plâtre).
2° Caisse en bois dans laquelle on transporte le verre en feuilles.
3° Anse de panier : terme d'architecture qui désigne une courbe à plusieurs centres employée comme génératrice de certaines voûtes (voy. Anse).
Panne, s. f. — Nom que l'on donne à des pièces de bois horizontales portées, dans un comble, par les arbalétriers des fermes et sur lesquelles viennent s'ajouter les chevrons destinés à recevoir la couverture (voy. Ferme).
Les pannes, appelées anciennement filières, ne sont, à proprement parler, que des solives méplates , posées sur champ; elles sont intermédiaires entre le faîtage, qui soutient les chevrons à leui' partie supérieure, et la sablière,
PANNE
PANNE
clans laquelle ces pièces s'assemblent par leur extrémité inférieure.
Les pannes sont arrêtées sur le pan de bois formant le comble par des chantignolles ou tasseaux, fixées par embrèvement et au moyen de gros clous sur les arbalétriers (Voy. Chantignolle).
Quelquefois, des mortaises sont pratiquées sur les pannes pour recevoir les chevrons; mais, outre qu'il y a, dans cette méthode, affaiblissement des premières pièces, il y a encore augmentation de la main-d'œuvre; on se contente généralement de cheviller les chevrons sur les pannes.
Ces solives horizontales ne sont guère espacées de plus de 3 mètres, dans les combles dont la portée exige plusieurs pannes pour soutenir la toiture. Il faut, de plus, renforcer les arbalétriers, pour en prévenir la flexion, au moyen de contre-fiches qui reportent sur le poinçon la pression exercée par les pannes ou de jambcttes qui reposent, par leur pied, sur le tirant et soulagent Tarbalétrier aux points mêmes où portent les filières.
Dans les fermes à trois pannes, un entrait, ou second tirant, soutient la
Fig. 2480.
panne intermédiaire; quelquefois, rentrait est prolongé et la panne repose dessus directement (fig. 2480).
On appelle pannes de brisis les pièces de bois horizontales qui se trouvent au droit de la brisure dans les combles à la Mansarcl et (jui s'assemblent avec l'entrait.
On donne le nom de pannes à liernes
à celles qui sont assemblées dans les arbalétriers, au lieu de porter dessus.
Le faîtage (voy. ce mot) reçoit, dans certaines localités, la désignation de panne faîtière.
Un cours de pannes est l'ensemble de toutes les pannes placées à la même hauteur sur les différents pans inclinés qui composent un même comble.
Les dimensions transversales que l'on doit donner aux pannes en bois se calculent comme si ces pièces étaient simplement posées sur deux appuis répondant à deux fermes consécutives (voy. Ferme, Résistance des matériaux).
Dans les combles en fer, les pannes sont généralement des fers à double T qui s'assemblent avec les arbalétriers au moyen d'équerres boulonnées. L'extrémité de la panne est comprise tout en-
Fig-. 2481.
tière entre les deux ailes du fer à T qui forme l'arbalétrier; l'âme de cette pièce est tantôt dans un plan vertical (fig.
2481), tantôt inclinée c'i l'horizon, mais
Fig. 2482.
perpendiculaire à l'axe de l'arbalétrier (flg. 2482). C'est sur la face supérieure
PANNEAU
PANNEAU
des pannes que sont lixées, au moyen de boulons, les pièces de bois sur lesquelles on cloue le voligeage de la couverture.
Llgislatio. On ne doit pas faire passer un luvau de cheminée près dune panne en bois sans laisser un vide d'au moins O'^/lô.
Panneau, s. )n. — Ce mot s'emploie dans un asiez grand nombre d'acceptions (litTérentes ; mais, d'une manière générale, il désigne une partie d'un ouvrage d'architecture ou de menuiserie, entourée de moulures ou enfermée dans une bordure quelcon(iue.
Il y a donc, dans un panneau, la partie encadrée, appelée champ, et Vencadrement, simple ou mouluré. Le champ peut
\^ÊM
Fig. 2483.
être lisse ou décoré d'ornements en relief, comme le montre la figure 2483 ; dans ce dernier cas, on donne à cet ouvrage le nom de panneau sculpté.
Maçonnerie. 1° Remphssage garnissant les intervalles des poteaux dans un pan de bois ou dans une cloison.
2° Partie unie d'un enduit, autour de laquelle on traîne un cadre.
CoNSTRicTio. Sorte de patron servant à transporter sur les blocs de pierre les contours suivant lesquels on doit les tailler. Les panneaux, devant s'appliquer souvent sur des surfaces courbes, sont faits en matière flexible, fer-blanc ou carton, quelquefois même en tringles légères de bois ou de métal.
Dans la construction des voûtes, on dislingue les panneaux en panneaux de tête, panneaux de douelte et panneaux de joints, etc., suivant que ces patrons sont destinés aux faces des voussoirs placées sur les plans de tête, sur la surface d'intrados, sur les faces des joints, etc.
Charpeme. Partie de Véchiffre d'un escalier que l'on appelle panneau d'échiffre et qui est comprise entre le limon, le patin et le poteau ou noyau ; cette partie est vide ou remplie par des dosses.
Menuiserie. 1" Partie de menuiserie composée ordinairement de plusieurs planches jointes ensemble à rainure et languette et qui forme remplissage enti'e les montants et les traverses d'un lambris, d'une porte ou d'un vantail d'armoire.
On choisit, pour cette sorte d'ouvi-ages, des planches de 0°',013 à O'",0o4 d'épaisseur et de 0'°,18 à 0",21 de largeur. Il paraît démontré par Texpérience qu'il ne faut pas donner à un panneau plus de 1 mètre de largeur et plus de 3 mètres de hauteur.
Ces assemblages de planches sont ornés souvent, sur leur pourtour, de plates-bandes et portent, en outre, sur leurs rives, une languette qui se loge, soit directement dans les montants et traverses formant le bâti de l'ouvrage, soit dans des châssis ou cadres s'embrevant eux-mêmes sur les bâtis. Un exemple de ce dernier cas est ofl'ert par la ûgure 2484, qui représente une armoire de sacristie avec panneaux à plates-bandes. Les montants et les tra-
PANNEAU
PANNEAU
verses qui forment les bâtis s'assem- mencement du \W siècles, on voit des blent entre eux à tenons et mortaises chevillés, tandis que les mêmes pièces,
Fig. 2484.
dans les cadres embrevés, s'assemblent d'onglet et à tenons et mortaises.
Dans les lambris, on consolide quelquefois les panneaux en les marouflant avec de la toile (voy. Maroufler). Si ces ouvrages ont de grandes dimensions, on est obligé de les fortifier par une ou plusieurs barres transversales, qui se fixent sur les montants des châssis et qui s'entaillent à queue d'aronde dans le panneau, s'il est assez épais; dans le cas contraire, on les fixe au moyen de vis. Ce mode de consohdalion est également employé pour les portes cocfières ou charretières (voy. ces mots).
La décoration des panneaux consiste en tables saillantes, en moulures à grand cadre ou à petit cadre traînées sur les montants et traverses d'encadrements, en motifs sculptés avec plus ou moins de recherche.
Dans les lambris du xv® et du com-
Fig. 2485.
panneaux ornés de nervures imitant des parchemins plies (fig. 2485).
Ces ouvrages, dans le cours du xvi* et du xvn^ siècles, présentent des dispositions plus ou moins compliquées, dans
Fig. 2486.
esquelles les formes circulaires s'allient
PANNEAU
PANNEAU
parfois licui-cusement au\ formes rectilignes. Les panneaux de lambris, ordinairement construits en merrain, étaient nombreux et peu élevés.
Au siècle suivant, la décoration des lambi'is est beaucoup plus riche ; mais les dessins et les contours ne rappellent pas le goût sévère des époques précédentes (tig. 2486).
Les panneaux reçoivent dilTérentes dénominations, suivant leur forme, la place qu'ils occupent et leur, mode d'assemblage. On distingue :
Le panneau de hauteur, plus haut que large, et qui occupe la partie supérieure d'un lambris ou d'une porte ;
Le panneau d'appui, qui est souvent de forme carrée et que l'on place au bas d'une porte ;
Le panneau de frise, qui, dans une porte à trois panneaux, est intermédiaire entre le panneau d'appui et le panneau de hauteur ;
Le panneau à glace, panneau de porte ou de lambris qui est uni et qui entre de toute son épaisseur dans les rainures du bâti ;
Le panneau double, rapporté au-devant d'un autre , par exemple au bas d'une porte cochère ;
Le panneau d'épaisseur, qui affleure un bâti des deux côtés du parement;
Le panneau pendant, qu'on rapporte à la partie supérieure d'une baie, sans lui ajouter une traverse par le bas ;
Les panneaux égaux, qui sont tous de mêmes dimensions dans un ouvrage ;
Le panneau arasé, qui affleure le bâti ;
Le panneau recouvert, dont la table saillante excède le bâti ;
Le panneau flotté, qui est recouvert sur ses rives, d'un côté seulement, par une moulure traînée sur les montants et sur les traverses des châssis.
2° Panneau de parquet : pièce de remplissage à l'intérieur d'une feuille de parquet.
3" Echantillon de bois qui mesure 0'".20 d'épaisseur sur 0",24 de largeur.
îSEnniREuiE. On donne le nom de panneau, comme en menuiserie, à la partie d'un ouvrage qui est entourée d'une bordure simple ou moulurée.
Ce nom s'applique également à Pensemble des ornements qui sont compris dans le cadre d'un balcon, d'une rampe,
d'une porte ajourée. La figure 2487 représente un panneau de ce genre en fer forgé, style Renaissance.
Un panneau de grillage est celui qui n'est pas encadré dans un châssis, mais dans un fil de fer plus fort que celui qui compose le grillage.
On appelle panneau en mosaïque une sorte de treillage composé de tringles en fer carillon ou en fer bandelette, que l'on pose quelquefois dans le haut d'une porte cochère, au lieu d'un panneau en bois.
PANNETON
PANNETON
Miroiterie. Panneau de glace : glace qui tient lieu de panneau.
On dit, dans le même sens, un panneau de vitre ou de verre.
Marrrerie. Morceau de marbre rapporté dans un encadrement quelconque.
Peimure. Panneau feint 'AimVdiion de moulures bordant un panneau de lambris, de porte, etc.
Panneresse , s. f. — Pierre ou brique A (fig. 2488) placée dans un mur
Fig. 2488.
de manière à laisser voir en parement sa longueur et sa bauteur.
Panneton, 5. ni. — 1° Partie d'une clef qui entre dans la serrure et qui fait mouvoir les pièces mobiles de l'intérieur, ressorts, pênes et demi-tours.
Le panneton se composait, dans les anciennes clefs bénardes, ou à tige non forée, du museau, élargissement de la face du panneton opposée à la tige de la clef, du corps ou portion comprise entre la tige et le museau, et enfin de la hayve ou filet parallèle à la tige et qui était destiné k empécber la clef de traverser la seconde entrée de la serrure (voy.
Museau).
Aujourd'bui, on supprime ces saillies du panneton, que l'on découpe en lettres, en cbitïres, etc. (voy. Clef).
Le panneton est découpé d'entailles destinées à laisser passer les garnitures ou gardes de Tintérieur de la serrure, c'est-à-dire les pièces qui s'opposent au passage de toute autre clef que celle faite pour la serrure même.
La première garniture est la bouterolle, rouet fixé sur le palastre et dont on voit Tentaille sur le panneton.
Les autres rouets (voy. ce mot) sont plus ou moins compliqués et prennent différents noms, que l'on a de même appliqués aux entailles correspondantes du panneton.
Outre les rouets, les serruriers ont imaginé d'autres garnitures, lesplanckes, les râteaux (voy. ces mots) ; nous donnerons ici (fig. 2489) le panneton d'une ancienne clef bénarde qui réunit les en-
tailles nécessitées par les garnitures de divers genres ; a, pleine croix; h, planche sNec pertuis c au bout; d, rouet; e, museau entaillé pour le passage des râteaux de la serrure ; f, bouter olle. .
Aujourd'hui, on a renoncé à cette complication de garnitures, plus propre à faire ressortir le talent de l'ouvrier (ju'à augmenter l'inviolabilité de la serrure; quelques rouets à contre-sens et dont Tun au moins est en faucillon.
Fig. 2490.
comme le montrent les entailles du panneton représenté par la figure 2490, constituent une excellente serrure de sûreté, si ces garnitures remplissent bien exactement les entailles du panneton.
Les clefs des serrures à gorge ont le museau de leur panneton garni d'en-
PANNETON
PANOUAMA.
lailles, comme le montre la figure 24ôl 3° On donne encore, d'une manière (voy. Serrure).
2° Sorte de tenon fixé sur la tige d'une espagnolette (voy. ce mot) et qui sert à maintenir fermés des volets intérieurs en entrant dans une agi'afe posée sur l'un d'eux.
Le panneton, marqué en E sur la ligure 1561 (voy. Espagnolette), retient toute la fermeture, de façon que, d'un seul coup de main, on ouvre à la fois les volets et la croisée. L'agrafe accrochée par le panneton se nomme contre-panneton.
On place aussi quelquefois des ailerons de ce genre pour remplir la même fonction sur la tine d'une crémone. La ligure :2492 représente en K le plan et en I l'élévation d'un panneton de crémone au i/4 d'exécution. Déplacés par le mouvement vertical de la crémone, les ailerons laissent passer la partie coudée de la gâche L et l'accrochent en reprenant leur position ; la fermeture est alors assurée.
Fig. 2492.
générale, le nom de panneton à toute pièce qui est à patte d'une extrémité et arrondie de l'autre.
Panorama, s. m. — Édifice dans lequel on expose un tableau dit en panorama, c'est-à-dire exécuté sur la paroi intérieure d'une rotonde, couverte d'un comble en coupole ou en cône.
Les tableaux de ce genre imitent exactement l'aspect d'un site vu dans toutes les directions et aussi loin que l'œil peut distinguer. A cet effet, le spectateur est placé sur une tribune ou galerie circulaire simulant une tour et
Fiiç. 2493.
disposée au cenli'e de la rotonde; la vitres dépolies ménagées à la partie inlumière ^ienl den haut pai- une zone de i férieui'e du comble et frappe spéciale-