PANORAMA
sur une immense toile h tableau retenue à la partie supérieure par un cercle de bois et cà la partie inférieure par une bague en fer sur laquelle elle s'enroule. Dans ces conditions, un panneau de cette grandeur prend toujours vers le milieu une courbure convexe prononcée.
La figure 2493 représente, en coupe, à réchelle de 0'",001 pour mètre, le pa-
Fig. 2494.
norama construit en 1828 à Paiis par M. liittorf et démoli en 1855. La char-
PAMOGRAPHE.
— ool
PAPIKR.
penle est soutenue par des câbles en lil de fer, retenus à l'extérieur par i!2 contreforts sortant d'une galerie de o mètres de iargeui'. (jui enveloppait la rotonde ; le pilier de fond iju'on avait coutume de placer au centre pour supporter la toiture fut ainsi supprimé.
Cet édifice est le premier de ce genre qui ait été construit sur une aussi vaste échelle. Depuis, il a été remplacé, d'après les plans de M. Davioud, par une rotonde sans galerie extérieure, recouverte d'une coupole en charpente sans point d'appui central.
Cette charpente, exécutée parM. Bellu, se compose de 16 fermes de 39 mètres de portée, qui s'appuient, par leur pied, sur un mur en maçonnerie de 14 mètrès de hauteur et se réunissent, par leur sommet, dans un poinçon en bois.
Chaque arbalétrier est formé de trois pièces ou madriers reliés entre eux par des brides en fer. Le conlreventement est obtenu, à différentes hauteurs, par des liernes formant, avec la sablière, une série de couronnes horizontales, renforcées encore par des croix de Saint- André. Deux de ces couronnes, comme le montre le détail perspectif représenté par la ligure 2494, limitent les châssis qui forment, à une hauteur convenable, une zone d'éclairage. A l'extrémité du poinçon est fixée une aiguille pendante qui supporte une plaque de fonte à laquelle viennent se réunir, à laide d'étriers, 32 tirants rattachés par l'autre extrémité aux 16 fermes principales et aux 16 fermes intermédiaires. Le tout est surmonté d'une lanterne en charpente, dont les poteaux, au nombre de 16, reposent sur la couronne la plus élevée. Cette lanterne est recouverte par une toiture conique.
Panse, s. f. — Partie inférieure et renflée du fût d'un balustre (voy. ce mot).
Pantographe, s. m. — Instrument formé de rèules mobiles, au moven du-
quel on peut augmenter ou réduire exactement un dessin quelcon([ue à une échelle donnée.
Papier, s. m. — Papier peint ou de tenture. L'industrie du papier peint est originaire de la Chine, où on l'exerce encore aujourd'hui, plutôt par le travail à la main que par des moyens mécaniques. Le procédé encore employé de nos jours par les Chinois est de la plus grande simplicité : une planche gravée en relief impi-ime les contours et l'artiste exécute à la main le coloris.
C'estseulement à partir du xvn'^ siècle que fut connue des Européens l'idée de substituer ce produit aux étoffes et aux tapisseries employées jusque-là pour la tenture. Ce sont les Anglais qui revendiquent la priorité de la fabrication du papier peint, bien que des essais aient été faits en France dès le commencement du xvn* siècle ; mais c'est presque exclusivement cà ce dernier pays que sont dus les progrès réalisés dans cette industrie depuis un siècle.
La chimie a procuré les moyens de donner aux papiers une variété infinie de belles teintes que l'on ne pouvait obtenir autrefois. Les couleurs employées généralement pour cette fabrication sont les suivantes :
Le blanc de plomb ou céruse, le blanc d'Espagne, le sulfate de chaux et le sulfate de baryte, qui servent à rendre plus faibles certaines nuances, à former des clairs ou bien à peindre un ornement blanc ;
Les jaunes, tels que les laques tirées de la gaude, de la graine d'Avignon, de la graine de Perse, du curcuma, ainsi que de certaines ocres de fer, le jaune minéral , le massicot , le jaune de chrome, le chromate de baryte, \e jaune de cadmium, le sulfure d'arsenic, Vorpiment, etc. ;
Les rouges, tels que la matière colorante extraite des bois du Brésil, les laques de garance, le colcotar, le bol d'Arménie et les ocres rouges ;