PAPIER
Les couleurs bleues, \q bleu de Prusse, Voutremer, le bleu Thénard, le smalt, Y indigo, le carmin bleu et les cendres bleues :
Les violets, mélanges de couleurs bleues el de couleurs rouges ;
Les couleurs vertes, le vert de Scheele, le vert-de-gris, le vert minéral, les verts de chrome, etc.;
Les bruns, pour lesquels on emploie la terre d'ombre ; les noirs (noir d'Os ou noir d'ivoire) ;
Enfin, les gris ou mélanges des noirs avec la céruse ou la craie ; la nuance gris pâle ou bleuâtre s'obtient par le mélange du bleu de Prusse et de la craie.
Nous indiquerons ici, en quelques mots, les difficultés que présente la fabrication de ces papiers, lorsque les sujets qu'on y place sont quelque peu compliqués. La première opération est la confection du modèle. L'artiste qui en est chargé procède par une esquisse au crayon, qu'il met au net, quand elle est arrêtée et qu'il transforme en une peinture, dont l'exécution exige des précautions toutes spéciales. En effet, avant de passer à l'impression, chaque couleur ou nuance doit présenter un contour bien net et arrêté, et le passage de chacune d'elles à la couleur ou à la nuance voisine, lorsqu'on veut obtenir une gradation de teintes ou de nuances, oblige à multiplier les couleurs ditïérentes. Il faut donc que l'artiste s'attache à calculer le nombre de couleurs strictement nécessaires. Ainsi, les modelés s'obtiennent par la combinaison de trois ou (juatre Ions au plus dans chaque nuance.
Le modèle exécuté passe entre les mains du metteur sur bois ou graveur, (|ui calque, avec le plus grand soin, les contours de chaque nuance différente, pour les reporter sur une planche spéciale. On conçoit donc, et c'est le point sur lecjuel nous voulons insister, que, pour reproduire sur papier peint les effets d'un tableau peint à la manière or-
dinaire, il se présente cette difficulté qu'un artiste industriel peut seul résoudre, d'analyser et de décomposer le coloris , de manière à séparer les nuances fondues par le pinceau. Il est, en effet, certain que la moindre erreur dans la superposition des nuances peut détruire l'harmonie du modèle.
Voici le détail des opérations nécessitées par ce genre de fabrication :
On rogne d'abord le papier bien carrément au moyen d'une presse et du couteau de relieur. Avant l'emploi du papier sans fin, on assemblait par 24 les feuilles ainsi rognées, en les collant bout à bout pour en former un rouleau; ce travail, qui se fait encore dans quelques papeteries, est exécuté par des femmes.
Aujourd'hui, le papier se fabrique au rouleau sans assemblage de feuilles et le rognage se fait à la mécanique. L'opération qui suit est la pose des fonds, c'est-à-dire l'application sur le papier d'une couche de la couleur voulue délayée dans de la colle de Flandre. La pièce collée est ensuite étendue sur des tringles de bois pour le séchage. Vient alors le lissage, qm se fait au moyen d'une espèce de galet en cuivre, de :27 millimètres de diamètre sur 13o millimètres de longueur. Le rouleau étant lissé, on le satine quand il faut que le fond soit poli ou lustré ; à cet effet, on le saupoudre avec du talc et on le frotte énergiquement à l'aide d'une brosse rude à poils de sanglier. La dernière opération est Vimpression des dessins sur le papier lustré ou satiné. On y procède au moyen de planches de bois de poirier ou de tilleul sur lesquelles les sujets sont faits en relief par le recreusement de tous les intervalles et que l'on enduit de couleur. Ces planches sont munies, sur la face non gravée, de fortes poignées en bois, pour que l'ouvrier imprimeur puisse les prendre et les appliquer sur le papier. On exerce ensuite une forte pression avec un levier de bois fixé sur le derrière de l'établi. On recommence celle opération autant de fois.
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et avec autant de planches diiïérenles (lu'il y a de couleurs et de tons dans le dessin et cela à mesure que chaque impression est sèche. Quelquefois aussi, on est obligé de donner plusieurs coups de la même planche lorsque la couleur ne recouvre pas assez. Pour toutes ces impressions , le rouleau de papier est posé sur une table garnie d'une couverture de laine qui lui donne Télaslicité convenable pour recevoir le coup de presse. Quand la pièce est imprimée, le dessin peut n'être pas correct; l'ouvrier corrige les manques et les autres défauts, à l'aide d'un pinceau. Cette opération, appelée le pinceautage, doit avoir lieu après l'impression de chacune des couleurs. Lorsque cette fabrication est terminée, on lisse les rouleaux, qui sont alors propi-es à être livrés au commerce.
De nos jours, l'industrie des papiers peints est dotée de plusieurs innovations importantes : Vinipression au cylindre de cuivre et l'appareil à faire les rayures, Vinipression au cylindre en relief à beaucoup de couleurs, le fonçage et le 5atinage mécaniques. La vapeur est employée comme agent et certaines machines impriment un grand nombre de couleurs <à la fois.
On appelle papîVr tontisse, velouté ou soufjlc, un papier qui imite le drap, les velours, la tapisserie, et que l'on fabrique en appliquant d'abord deux couches de fond, puis un mordant composé de résine et d'huile grasse sur lequel on saupoudre delà tenture ou laine réduite en poussière et colorée de la nuance déterminée.
Le repiquage ou application des clairs et des ombres se fait à Taide de couleurs en détrempe plus foncées ou plus claires que la tenture et que l'on imprime au moyen de planches, comme il est indiqué plus haut.
Les papiers peints peuvent être dorés ou argentés par les mêmes procédés que les ouvrages en bois.
Les papiers marbrés et papiers bois,
imitant le bois et le marbre, sont fabriqués à la planche et au rouleau ; on les emploie surtout poui* les salles à manger, les vestibules, etc.
Il y a deux échantillons de papiers peints : le carré et le grand raisin qui se vendent au rouleau de 24 feuilles et présentent diverses qualités. Le premier de ces échantillons porte 8'°,7o de longueur au rouleau et 0°',47 de largeur ; le second, 10°^, 40 de longueur et O'°,o4 de largeur. Les bordures se vendent également au rouleau.
La pose des papiers de tenture consiste dans l'application préalable d'une couche de papier gris ou de toile tendue et revêtue de papier gris ; puis vient le collage de la tenture même (voy. Collage, Tenture).
Le papier gris, que Ton supprime souvent du reste dans les pièces secondaires dont les murs sont bien secs, est de plusieurs qualités : le carré et le grand raisin, et se vend à la rame composée de 20 mains, la main de 2o feuilles; on l'emploie également en rouleau.
On distingue encore :
Le papier bulle, qui se fabrique avec du chiffon;
Le papier bleu pâte, employé pour les intérieurs d'armoires, et qui est de deux sortes : le papier carré et le papier couronne ;
Les papiers à paysages;
Les papiers décors, dont le dessin se raccorde avec la bordure.
Papillon, s. m. — Clef de poêle.
Parabole, s. f. — Courbe (fig.
2495) qui ne se ferme jamais, quelque loin qu'on la prolonge et dont tous les points tels que M sont également distants d'un point fixe F appelé foyer et d'une droite D appelée directrice.
La section d'un cône à base circulaire par un plan parallèle à une génératrice donne une parabole.
Cette courbe se rencontre en construc-