PARALLÉLIPIPÈDE
Fi g. 2495.
On peut employer la parabole dans la construction des ponts ou des voûtes, dans le tracé des routes, des canaux, etc.
Paradis, s. m. — i° Nom que Ton donnait, au moyen âge, à une chambre de parade.
2° Dernier rang de loges, placé sous les combles dans un théâtre (voy. ce mot).
Paraffine, s. f. — Substance blanche, onctueuse, sans odeur, extraite des goudrons minéraux et que l'on emploie comme peinture hydrofuge, en vertu de la propriété qu'elle possède de ne pas s'allier avec les substances humides.
La composition de cette peinture est due à M. Caudrelier, architecte ; elle se compose : 1° d'hydrocarbure combiné avec les benzines et les éthers à dose raisonnée et enrichie de paraffine; 2° de blanc de zinc broyé à l'huile servant à couvrir et à donner plus de consistance aux peintures ; 3° de la couleur exigée par le ton que l'on veut obtenir (1).
Les couches de peinture à base de paraffine s'appliquent à chaud. On s'en sert, à l'état de tons unis, sur plâtres, ravalements intérieurs et extérieurs, pour les cours, façades, cuisines, cages d'escaliers, couloirs, magasins, soussols, etc. On l'emploie également dans les décors, marbres, bois ou peintures artistiques, ainsi que pour garantir do
(1) Th. Château, Technologie du bâtiment.
l'oxydation les constructions métalliques.
Au moyen de cette substance, on obtient le durcissement rapide des enduits de plâtre, dont elle pénètre et remplit les pores immédiatement après son application.
Parage, s. m. — Parage des briques : avant la cuisson, les briques fraîchement faites sont tirées du moule et posées sur une aire sablée ; c'est alors qu'on les pare, c'est-à-dire qu'on enlève avec un couteau de bois les bavures du moule, ainsi que les ordures que l'argile fraîche peut ramasser. On procède ensuite au rebattage (voy. ce mot).
Parallèle, s. f. et adj. — Deux lignes droites situées dans un même plan , qui ne peuvent se rencontrer quelque loin qu'on les prolonge, sont parallèles.
Parallélipipède, s. m. — Solide prismatique compris sous 6 faces qui sont des parallélogrammes. Deux des faces opposées prennent le nom de bases.
Si les arêtes des 4 autres faces sont
Fig. 2496.
perpendiculaires aux bases (fig. 2496),
Mg. 2497.
le parallélipipède est droit ; il esl oblique dans le cas contraire (fig. 2497).
PARATONNERRE
PARATONNERRE
Lorsque les bases d*nn pdralU'lif/ipnlc droit sont des rectangles, le prisme devient un pardllélipiphle rectnngir.
Le cube est un parallclipipcdc rectangle dont les faces sont des carrés.
Les pierres, les bois qui entrent dans les constructions sont ordinairement des parallélipipèdes rectangles ; on en évalue le volume en multipliant la base par la liauteur; pour les bois tels que les poteaux de grande longueur, qui n'ont pas le même équarrissage aux deux extrémités, on prend comme base la section moyenne.
Parallélogramme, s. m. — Quadrilatère dont les angles et les côtés opposés sont égaux. Si les angles sont droits, le parallélogramme est un rectangle : si les quatre côtés sont égaux, c'est un losange.
Parapet, s. m. — Mur à hauteur d'appui qu'on élève, comme garde-fou, sur le bord d'un pont, d'une terrasse, etc.
Les parapets à jour sont des garde corps ou des balvstrades{\o\. ces mots).
Af{CHiTECTURE MILITAIRE. Partie supérieure d'un rempart destinée à protéger les défenseurs. C'est une élévation en terre, en forme de glacis, qui permet de tirer de haut en bas ; à cet effet, la hauteur du parapet, qui est de 2 mètres du côté de la place, est divisée en deux par un degré appelé banquette, sur lequel monte le soldat.
Parastate, <?. w. — Vov. Ante.
Paratonnerre, s. m. — Appareil destiné à protéger un édifice contre les atteintes de la foudre et dont la construction est basée sur la propriété (juont les pointes d'attirer sur ellesmêmes la décharge qui rétablit l'équilibre entre l'état électrique du sol et celui de l'atmosphère.
Un paratonnerre , dit aussi parafoudre, se compose de deux parties
principales : une tige ou pointe, qui s'élève au-dessus des bâtiments, et un conducteur, (|ui n'est que le prolongement de la tige et la met en communication directe avec le sol.
Nous ne saurions mieux faire, pour présenter ici les meilleures dispositions applicables à la construction de ces appareils, que de résumer les conclusions adoptées à ce sujet, dans la séance du 20 mai 1873, par la commission chargée d'étudier l'établissement des paratonnerres des édifices municipaux de Paris.
Quel que soit l'elfet primitif produit par la pointe, elïet discuté encore aujourd'hui, au point de vue théorique, il n'en est pas moins certain qu'on doit lui donner une masse et une conductibilité suffisantes pour résister à une décharge disruptive.
Les pointes en platine, ordinairement usitées, ont été jugées inutiles et la commission propose, pour le sommet de la tige, une flèche en cuivre rouge pur, métal bon conducteur, d'environ 0°',oO de longueur, terminée suivant un cône dont l'angle au sommet sera de lo° avec la verticale, soit SO*" pour l'angle total. Cette flèche doit être vissée, goupillée à vis et soudée à l'extrémité d'une tige de fer.
La tige, en fer forgé, d'une seule longueur, polygonale ou légèrement conique, doit être, autant que possible, galvanisée en zinc, mais jamais peinte.
La communication entre la tige et le conducteur sera établie par une pièce ajustée et boulonnée, la jonction devant être recouverte d'une forte couche de soudure à l'étain.
La zone admise par la commission comme efficacement protégée est un cône ayant la pointe pour sommet et pour base une circonférence dont le rayon est égal à la hauteur de la tige multipliée par 1,75. Ainsi, une tige de 8 mètres de hauteur protégera un cône dont la base aura pour rayon 8 mètres X 1,75, c'est-à-dire 14 mètres mesurés sur le faîtage.
PARATONNERRE
PARATONNERRE
Dans la pratique, il est possible de donner aux tiges un écartement un peu plus considérable, si Ton fait usage du circuit des faîtes, conducteur métallique qui règne sans interruption sur les faîtages de tous les corps de bâtiments à protéger et qui se relie à toutes les tiges de paratonnerres et au conducteur et, par suite, à la nappe d'eau formant seul le réservoir commun. Le circuit des faites est composé de barres de fer carré de 2 centimètres de côté, ayant 4 à 5 mètres de longueur, boulonnées et soudées par leurs extrémités. l\ peut, suivant les circonstances, reposer directement sur le faite ou sur des supports convenablement espacés et qui ont la forrne, soit de tiges à fourchettes, soit de coussinets en fonte simplement posés sur le faîtage et portant à leur face supérieure une gorge destinée à recevoir la barre.
Une des conditions de bon établissement de ces appareils consiste dans leur mise en communication avec toutes les pièces métalliques un peu considérables entrant dans la construction des édifices, par exemple, avec les chéneaux, les feuilles de couvertures en zinc ou en plomb. Ces communications doivent se faire avec la barre de circuit au moyen de lames de forte tôle ou de fers dont la section sera au moins de 1 centimètre carré.
Le conducteur peut être formé de barres de fer pleines ou d un câble en fil de fer. Dans le premier cas, les différentes pièces préalablement galvanisées sont reliées entre elles, bout à bout, par un assemblage à redents. Les joints doivent être ajustés, boulonnés et recouverts définitivement d'une forte couche de soudure. La section des barres en fer carré sera de 18 à 20 millimètres.
Les dilatations et contractions successives auxquelles sont exposées les barres de fer, par suite des variations de température, constituent un danger réel pour l'ajustement de l'appareil ; la commission propose, pour le cas d'un
circuit des faîtes d'une grande longueur, remploi d'un compensateur de dilatation, représenté par la figure 2498. C'est une bande de cuivre rouge, de 2 centimètres de largeur, o millimètres d'épaisseur et 70 centimètres de longueur, dont les extrémités reçoivent, à la soudure forte, les bouts de fer B, de même calibre que les barres du circuit et de O^'.lo de longueur. La bande de cuivre étant pliée comme le montre la figure peut être
modifiée dans sa flexion si une force oblige les fers B à se rapprocher ou à s'éloigner davantage. On boulonne ces fers en les alignant sur leurs extrémités A du circuit, entre lesquelles on a conservé une lacune d'environ O'^/lo ; c'est alors en ce point que viennent se concentrer tous les eflorts de la chaleur et du froid : la dilatation rapproche les extrémités des barres, que le refroidissement écarte au contraire.
Si pour le conducteur on emploie des câbles en fil de fer, ces câbles seront d'un seul bout, en fils de fer continus, recuits et galvanisés. Les fils auront 2 millimètres et demi à 3 millimètres de diamètre et leur noml)re sera tel que la somme des aires de leurs sections droites soit égale à celle d'un fer carré de 20 millimètres de côté plus i/o. Les extrémités des câbles seront encastrées et goupillées à vis dans des pièces de fer ; ces assemblages seront ensuite noyés dans la soudure.
Les supports des conducteurs doivent être sans isolateurs, à fourchette si les conducteurs sont en fer plein, et à serrage si l'on fait usage de câbles.
Le conducteur pénètre en terre après avoir traversé un fourreau ou manchon en bois ou métal. A son extrémité sera
PAKAÏONNEIUIK.
PAHATONXEHFŒ.
llxée et soudée une masse métallique, pla(iue ou cylindre creux, à surface aussi lai\ue ([ue possible et plonneant d'au moins 1 uièlre dans une nappe d'eau souterraine. On peut utiliser les pulls existants ou atteindre la nappe d'eau par un trou do sonde; les conduites d'eau de la ville peuvent encore servir, à condition de faire, au point où aboutit le conducleui-, un joint avec bride boulonnée à écrasement de i)lomb, le tout recouvert d'une forte coucbe de soudure.
Dans les édifices importants, on doit employer deux ou plusieurs conducteurs descendant au réservoir commun.
Des reuards seront disposés de façon que l'on puisse toujours examiner la partie souterraine du conducteur, dont les pièces pourront être retirées facilement pour les nettoyer et faire disparaître Toxvdation.
Telles sont les règles générales prescrites par la commission pour l'établissement des paratonnerres sur les édifices; examinons rapidement dans leur détail les conditions d'installation.
Dans les paratonnerres actuels, la tige se termine par une baguette en cuivre de 0°',5o, dont la pointe est ordinairement formée par un cône en platine de O'°,0o de long, soudé dans une olive atlacbée elle-même à la baguette A (fig. 2499); celle-ci se visse sur la barre de fer qui forme la tige et est fixée par une goupille ; un mancbon recouvre le joint. Nous donnons en B la pointe en cuivre rouge conforme aux instructions de la commission.
Au bas de la tige, à 0'°,08 du toit, on soude une embase métallique destinée à rejeter l'eau qui pourrait s'infiltrer dans l'intérieur du bâtiment en coulant le long de la tige. Cette dernière est fixée ordinairement sur le faitage du toit.
Elle peut être posée entre deux fermes, comme on le voit en A (fig. 2500). On perce alors un trou de même dimension que le pied de la tige ; on fixe, avec quatre boulons ou deux étriers boulon-
! nés qui embrassent et serrent le faî-
Fig. 2499.
tage, deux plaques en fer, de 0",02
Fig. 2500.
d'épaisseur, percées chacune d'un trou correspondant à celui qui est fait dans le bois. La tige s'appuie, par un petit collet, sur la plaque supérieure, contre laquelle on la presse fortement, au moyen d'un écrou se vissant sur l'extrémité de la tige contre la plaque inférieure. Il est bon, pour obtenir plus de solidité, d'appuyer l'extrémité de la tige, comme on le voit en B, sur les pièces qui sont au-dessous du faîtage. Le cas
PARATONNERRE
PARATONNERRE
préférable, à ce point de vue, est encore celui où le paratonnerre étant posé audessus d'une ferme, sa tige est assujettie contre le poinçon au moyen de brides, ainsi qu'il est indiqué en G.
Si le paratonnerre est placé sur une voûte, sur un mur, un pignon de refend par exemple, on en termine la tige par plusieurs empâtements, par des arcsboutants scellés dans la pierre.
La figure 2501 représente plusieurs modes de jonction du conducteur avec la tige : en A, un collier brisé à charnière portant deux oreilles entre lesquelles on serre Fextrémité du conducteur au moyen d'un boulon ; en B, un
Fig. 2501.
étrier à plaque et à écrous, dont la queue est embrassée par une fourchette qui termine le conducteur ; en G, un conducteur en corde métallique qu'on relie à la tige du paratonnerre en la pinçant fortement, au moyen d'un boulon, entre les deux oreilles d'un collier. Notons ici un perfectionnement dû à M. Jarriant, dans la disposition des tiges; celles que l'on emploie ordinairement pour les paratonnerres ont l'inconvénient de peser 120 kilogr., ce qui nécessite une consolidation du faîtage du toit destiné à les recevoir. M. Jarriant est parvenu à réduire leur poids à 20 kilogr. seulement, tout en se maintenant dans les conditions prescrites. Il forme les tiges avec quatre cornières de fer, dis-
posées de manière à former une pyramide quadrangulaire, traversée dans toute sa longueur par une tige de 2 centimètres de diamètre, sur laquelle est vissée la pointe de cuivre. On remarquera, d'ailleurs, que les décharges foudroyantes exigent, de la part du conducteur, plutôt de la surface que de la masse pour s'écouler. Les nouvelles tiges pourraient donc, outre les avantages qu'elles présentent sous le rapport de la légèreté, amplement suffire aux décharges.
Les pièces qui composent le conducteur étaient autrefois assemblées à traits de Jupiter, avec deux boulons traversant l'assemblage; aujourd'hui, on préfère amener à juxtaposition les deux extrémi-
\ !lli!
Flg. 2502.
tés des tringles en taraudant leurs extrémités et enveloppant la jonction d'un manchon dit d'assemblage, qui est luimême pourvu d'un pas de vis intéi'ieur (fig. 2o02).
Si le conducteur est un câble en fils métalliques, on goudronne ou mieux on galvanise chacun des torons avant de les tresser pour en former la corde. Ces cables offrent sur les barres de fer l'avantage d'éviter le travail délicat des raccords, de diminuer les chances de so-
PARATONNERRE
PARATONNERRE
liilion de continuité et de rendre, en outre, la pose très facile.
Pour assurer la stabilité du conducteur, on doit le soutenir et le rattacher de distance en distance aux toits et aux murs des bâtiments. Il est supporté, parallèlement à la couverture, à O'^/IS ou
Fig. 2.')03.
O'°,lo, par des crampons à fourche dont la patte recourbée est fixée sur une lamelle de plomb (fig. 2303); celle-ci remplace l'ardoise ou la tuile qui est vis-àvis le crampon et prévient rinfiltralion de l'eau.
Après s'être replié autour de la corniche du bâtiment, sans toutefois la loucher, le conducteur s'applique contre le mur, le long duquel il est fixé par des crampons scellés dans la maçonnerie et
Fig. 2504.
munis, à leur extrémité, d'une sorte de collier qui entoure la tige. Les cordes métalliques sont isolées souvent par le moyen de bagues en cristal ou en porcelaine reposant elles-mêmes sur les supports (fig. 2o04\
Lorsque le conducteur est arrivé dans le sol, à O^^.oO ou 0".60 de la surface, on le recourbe et on le conduit dans un puits ou un trou creusé jusqu'à la rencontre de l'eau. Là le conducteur est divisé en deux ou trois branches (fig. 2o0o). pour augmenter les points de contact
avec la terre et faciliter la déperdition de l'électricité : cette fourche prend le nom de perd-fluide. Si l'on emploie, comme
Fig. 2505.
conducteur, une corde métallique, on l'ai^rête à 2", 30 au-dessus du sol et on la réunit à une barre de fer de 0^^,10 à O^'.SO, qui doit former le perd-fluide.
Lorsque le trou creusé dans le sol n'atteint pas Peau ou au moins une couche constamment humide, on le remplit avec de la braise de boulanger, corps bon conducteur de l'électricité. Quelquefois, afin d'empêcher l'altération du métal dans la terre, on enveloppe le conducteur d'un auget en briques ou en tuiles que l'on remplit de braise.
Telles sont les dispositions particulières adoptées pour la pose des paratonnerres sur les édifices. Ajoutons que, d'une manière générale, il est préférable de poser les conducteurs sur les façades regardant le point de l'horizon d'où viennent ordinairement les orages.
On se sert souvent des croix en métal qui surmontent les monuments religieux pour y placer la tige des paratonnerres , de même que c'est sur ces appareils que l'on voit fréquemment des girouettes à flèches ou à points cardinaux.
PARC
PARC
Parc, s. m. — 1° Vaste étendue de terrain entourée de murs ou de palissades, renfermant, dans son enceinte, des plantations de haute futaie et servant, soit à la promenade, soit à la chasse.
Les demeures royales, les châteaux, les grandes propriétés sont ordinairement accompagnés de parcs dont la disposition est une branche de Vart des jardins (voy. Jardin).
Les Romains possédaient dans leurs villas des parcs distincts de leurs jardins et qui servaient au même usage que les parcs modernes. Les parcs destinés à la chasse renfermaient des animaux tels que des sangliers, des cerfs, des chevreuils, des chèvres sauvages, etc.
On donnait le nom de leporaria aux parcs dans lesquels on enfermait les lièvres.
Le parc devait contenir des bois, être agréablement entrecoupé de prairies et arrosé de rivières ou de ruisseaux. Si Teau courante y manquait, on construisait un canal pour y conduire les sources voisines, ou bien on y creusait un étang qui recevait les eaux de pluie et de source.
Un mur en pierre ou en pisé formait l'enclos du parc. Les parcs d'une très grande étendue étaient entourés d'une palissade faite de pieux enfoncés en terre de distance en distance et réunis par des perches liées ensemble de manière qu'on ne pût forcer la clôture ainsi constituée. C'est pourquoi l'on donnait à ces enclos le nom de roboraria.
Ces usages antiques se sont perpétués jusqu'à nos jours, comme en témoignent les parcs qui forment les dépendances des châteaux et des demeures des souverains. Les parcs de Versailles, de Saint-Cloud, de Fontainebleau appartenaient à des résidences princières.
Dans le système des jardins irréguliers, la disposition des parcs est semblable à celle de ces jardins euxmêmes.
Dans le système des jardins réguliers, le parc est séparé du jardin par des murs, par des fossés ou par des grilles qui empêchent le gibier ou la bête fauve de s'introduire dans les terrains destinés à la promenade. De plus, le parc, et cela surtout lorsqu'il est attenant à une résidence princière, renferme de grandes allées bien percées qui aboutissent à des pavillons servant de rendez-vous de chasse ou de but à la promenade.
2° En économie rurale, leparc est une enceinte mobile, formée de palissades appelées claies et destinées, tout à la fois, à maintenir les moutons sur une surface déterminée de terrain qu'ils engraissent de leurs déjections et à les protéger contre les attaques des loups et contre les dangers auxquels ces animaux sont exposés pendant la nuit.
On comprend dans un parc : les claies, les crosses ou piquets qui les maintiennent verticales, et la cabane roulante qui abrite le berger et que Ton établit en dehors de l'enceinte.
Les claies sont faites, dans quelques contrées, de baguettes de coudrier ou de tout autre bois souple et non épineux, entrelacées sur un châssis, formé de montants verticaux de bois, disposés parallèlement à O'^^SO ou 0°',25 les uns des autres. Ailleurs les claies sont for-
aji
Fi g. 2506.
mées de petites barres plates ou rondes en cœur de chêne ou de châtaignier, fendues au centre et passées verticalement dans des traverses horizontales assemblées, à leurs extrémités et au milieu de leur longueur, dans des montants verticaux. Les clôtures de parcs
PAKC.
ot
PARC
sont en usage dans le centre de la France. Enfin, en Lorraine, on fabriiiiie (les claies semblables ù celle que repré- >ente la ligure 2506 et (jui sont faites avec les lattes de sapin qui servent pour la couvei-ture et qui présentent une longueur de 4 mètres sur 0"',07 de largeur et 0",03 dêpaisseur. Les claies s'assujettissent soit avec de forts piijuets enfoncés en terre et passés dans les
i .\^:v^c^:J^M^S;N^c:is:..-. '
Fig. 2507.
anneaux d'osier que Ton voit sur la ligure précédente, soit avec des crosses faites d'un morceau de bois de chêne de l'°,50 de longueur, traversé, à Tune de ses extrémités, par deux chevilles parallèles el recourbé à l'autre extrémité de manière à porter à plat sur le sol (lig. 2507). Cette dernière partie est percée d'un trou dans lequel on passe une longue cheville pointue que l'on enfonce en terre à coups de maillet.
La cabane du berger est simplement construite en planches, avec toit à deux pentes et montée sur deux roues. Une branche bifurquée, placée sous le timon, maintient cette cabane horizontale.
Dans les marchés des abattoirs, on établit des enceintes à compartiments clos l>ar de fortes barrières en bois et qu'on nomme parcs de complarje pour les bestiaux. Entre ces compartiments sont placées des parties en losanges, également closes, où se tiennent les hommes préposés au comptage. La figure 2508 représente une des sections destinées au • omptage des moutons. On procède de la manière suivante : on fait entrer le bétail par la porte A. (jui existe entre
deux losanges d'une extrémité ; on fei'Uie ensuite la porte du bout ; on ouvre celle du milieu, et les bestiaux passent un à un dans le compartiment situé en prolongement du premiei", puis ils sortent par l'auti'e porte du bout. Pour éviter l'engorgement des moutons près de la
Fig. 2508.
porte de comptage, on établit, dans l'axe de cette porte, soit un tambour muni de rouleaux frotteurs qui tournent et facilitent lécoulement lorsque les bestiaux s'y appuient, soit des planches posées obli(iuement et aboutissant à un couloir B, présentant juste la largeur nécessaire pour le passage d'un mouton.
Parc {Pierre du). — Calcaii'e compact, dur, noir, veiné de blanc, propre à la marbrerie et que l'on tire des cariières