‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 319 sur 349 · PAROS · texte numérisé non relu

PAROS

de ce nom , d ans la commune d 'Etrœungt , près d'Avesnes.

Cette pierre porte de 0°^,10 à 0°^,40 de hauteur d'assise et pèse 2,730 kilogr. le mètre cube. Elle s'écrase sous une charge de 760 kilogr. par centimètre carré.

Parchemin, s. m. — Peau d'agneau préparée dont on emploie les rognures pour faire de la colle.

Parclause, s. f. — 1° On donne ce nom à des petites traverses minces en bois qu'on rapporte en haut et en bas d'une planche ravalée ou creusée en son milieu pour figurer un ouvrage d'assemblage, un pilastre de lambris, par exemple.

2° Côté d'une stalle qui s'engage, par sa partie supérieure, dans le museau de l'accoudoir (voy. Stalle).

On écrit smssijjarclose.

Parefeuille, 5. m. — Traverse fixée extérieurement sur les planches d'un moule à pisé pour les maintenir.

Parement, s. m. — Maçoxnerie.

Surface apparente d'une pierre ou d'un mur dans un ouvrage quelconque.

Le parement d'une pierre peut être brut ou layé ; celui des moellons, brut, piqué ou smillé.

On appelle parement de tête la taille et la mise d'aplomb des pierres qui forment soit la tète d'un mur isolé, soit le tableau et l'ébrasement d'une baie à l'extrémité d'un trumeau.

On dit : murparementé, par opposition à mur brut, lorsque les moellons qui composent cette maçonnerie sont unis et posés d'aplomb sur ligne. •

Menuiserie. Surface apparente d'un ouvrage.

On appelle porte à un parement une porte qui n'est blanchie ou qui n'est ornée de moulures que sur une seule face. Par opposition, on dit porte à deux parements ou à double parement.

CorvEHirRE. Plàhas et enduit de plâtre

que l'on dispose sur le lattis ou sur la vohge d'une couverture pour lui donner la pente nécessaire à l'écoulement des eaux.

Les gouttières ou les noues en plomb sont aussi pourvues d'un parement destiné à soutenir la tuile ou l'ardoise qui doivent les recouvrir.

Pavage. Face unie d'un pavé sur laquelle on pose le pied.

Pargny {Pierre de). — Calcaire demi-dur ou roche douce, provenant des carrières de Pargny, arrondissement de Soissons.

Cette pierre, de couleur gris-pâle, porte de 0°',70 à 0'°,80 de hauteur d'assise. Elle pèse de 1,900 à l,9o0 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 180 à 230 kilogr. par centimètre carré.

Parloir, s. m. — Salle faisant partie d'un couvent, d'une abbaye, d'un monastère et dans laquelle les religieux s'assemblent pour parler.

On donne encore ce nom aux pièces où l'on peut parler aux personnes du dehors dans une communauté religieuse ou dans un collège. Le parloir s'établit au rez-de-chaussée et à proximité de l'entrée.

Parmain {Banc royal de). — Calcaire tendre, blanchâtre, que l'on extrait des carrières de Parmain, commune de Jouy-le-Comte, près de Pontoise.

Cette pierre se taille très bien, même au tour, et peut recevoir la sculpture fine. Elle porte de 0'°,70 à l'°,oO de hauteur d'assise et pèse de 1,600 à l,7o0 kilogr. le mètre cube. La charge nécessaire pour produire Técrasement est de 45 à 70 kilogr. par centimètre carré.

Paroi, s. f.

ment.

Svnonvme de Pare-

Paros {Marbre de). — Marbre blanc légèrement ti'anslucide et otlVant l'aspect

PARQURT.

PAROrET.

de l'ivoire, ce ([ui liii a fait donner le nom de marbre carolique ou carolithique.

Ce mai'bre est très rechercliô pai* la statuaire. Un certain nombre des plus belles statues anlicjues, la Vénus de Médicis, par exemple, sont en marlire de Piiros.

Parpainy. .s\ )n. — Pierre ipii fait parement sur les deux laces d'un mur.

Fig. 2oC9.

La ligure :2o09 représente un mur construit en parpaings.

On dit aussi pierre parpaigne.

Les soubassements en pierre que Ton établit sous les cloisons ou murs intérieurs en briques ou en pans de bois situés cà rez-de-chaussée sont composés de parpaings, et prennent eux-mêmes ce nom.

On appelle encore :

Parpaing d'échiffre , celui qui porte les marches d'un escalier;

Parpaing d'appui, les pierres à deux parements comprises entre les allèges et qui forment l'appui d'une croisée; ce dernier terme s'emploie surtout pour les murs d'appui dans ces conditions, lors(iue l'embrasure descend jusqu'au plancher.

Parpine, s. f. — Bout de planche qu'on loge dans la masse d'un mur en pisé pour consolider ce mur et prévenir les lézardes et les déversements.

Parquet, s. m. — 1° Assemblage de pièces de bois de peu dépaisseur.

destiné à revêtir le sol des liabilations ou des édifices publics.

On distingue les parquets des planchers en ce (lue ces dei-niers sont des assemblages à plats joints de planches de 0",2;2 de largeui-, tandis cpie les parquets sont composés de lames de bois jointes à rainure et languette et larges de O'^^OÏ jiis(|u"à 0"',l-2 ; leur épaisseur varie de 0'",0:27 à O'^.Ooi.

Les parquets s'exécutent (pielquefois en sapin ; mais il est prélerable d'employer le chêne.

Il y a plusieurs sortes de parquets :

les parquets à l'anglaise, les parquets à points de Hongrie, les parquets à bâtons rompus, les parquets à compartiments, etc.

Les parquets à l anglaise ou à frises sont faits avec des planches refendues, frises ou alaises, qui ont de 0°',08 à O"",!! de largeur environ, se placent les unes à côté des autres et s'assemblent à

Fig. 2510.

rainures et languettes ; on les cloue soit directement sur les solives (fig. 2oi0), soit sur des lambourdes de 0°',06 à

Fig. 2.j11.

0",08 d'épaisseur, posées elles-mêmes sur les pouti-elles, comme le montre la figure :2oll. ou sur Taire du plancher où

PARQUET

PARQUET

elles sont maintenues par des scellements en plâtre.

On emploie, pour fixer les frises sur les lambourdes, des clous sans tête qui se posent inclinés dans les joints, afin de n'être pas apparents. Les extrémités des planches sont chevauchées et doivent répondre aux milieux des lambourdes.

On entoure ces parquets d'un encadrement dans lequel ils s'assemblent à rainures et languettes. Quelquefois, on divise la surface du plancher par travées, suivant la longueur des bois à employer, que Ton réunit au moyen de frises placées en sens contraire et dans lesquelles viennent s'assembler les premières.

Un autre mode de parqiietage est celui qui consiste à couper d'onglet les

'ig'. 2512,

abouts des frises, ainsi qu'on le voit sur la figure 2512.

Les parquets à points de Hongrie (fig.

Fi g. 2.J13.

jointes à rainures et languettes et clouées sur les lambourdes qui doivent se trouver au droit des joints longitudinaux. La longueur de ces planches ou feuilles et l'angle sous lequel elles se rencontrent sont réglés d'après les dimensions de la salle ; la largeur qu'on leur donne est de 0°',08 quand elles ont moins de 1 mètre de longueur et de O"",!! lorsqu'elles ont davantage.

Dans les parquets à bâtons rompus (fig. 2514), les abouts, au lieu d'être

Fig. 2514.

coupés d'onglet, sont coupés carrément.

Les parquets à compartiments oud'rt^semblage, appelés slmssi parquets sans fin,

251 ?)) sont formés de planclies égah:>menl

Fitr. 2515.

sonl composés de feuilles formées elles-

PAKULET.

Page 1