PENDANT
par M. Caudrelier (voy. Paraffine), la glu marine extraite du goudron voy.
Glu\
Les peintures murales employées pour les intérieurs, dans l'antiquité et au moyen âge, ont fait place aux toiles peintes et aux tapisseries, puis à Limitation des étoffes par des impressions sur papier, c'est-à-dire aux papiers peints, en usage de nos jours (voy. Papier, Tenture).
Pelard, adj: — Bois pelarcl : bois que Ton a dépouillé de son écorce.
Pélasgique, adj. — Appareil pélasgique : genre de construction faite d'énormes pierres de forme polygonale irrégulière, posées à sec les unes à côté des autres, c'est-à-dire sans liaison de mortier ni de ciment. Ce genre de construction se remarque dans les restes de murs très anciens attribués aux Pélasges.
On dit aussi appareil cycîopéen (voy.
Appareil).
Pellage, s. m. — Enlèvement, avec la pelle, des terres ameublies à l'aide de la pioche.
On dit SiVissi pelletage.
Pelle, s. f. — Oulil du terrassier et du maçon , composé d'une palette et d'un manche.
Les terrassiers emploient des pelles pour relever ou jeter des terres, des
gravois. Les palettes de ces instruments sont en fer, et de forme arrondie, carrée ou angulaire ; la figure 2o44 repré-
sente la palette en fer d'un instrument du dernier genre, munie de la douille dans laquelle se place le manche.
Les maçons se servent aussi soit de pelles à palette métallique (fig. 2o4o) pour faire le mortier, soit de pelles à
Fig. 2.j46.
Fig. 2545.
palette de bois (fig. 2546) pour prendre le plâtre et le verser dans l'auge dans laquelle on le gâche.
Pale ou pelle : nom que l'on donne aux vannes qui servent à retenir ou à laisser aller l'eau (voy. Vanne).
Pellée, s. f. — On donne ce nom à la quantité de matériaux, terre, gravois ou plâtre que peut contenir une pelle.
On dit aussi pelletée.
Pelouse, s. f. — Terrain couvert de gazon.
On emploie les pelouses dans la décoration des parcs et jardins.
Pelvan, s. m. — Voy. Peulcan.
Pendage, s. m. — Inclinaison des couches dans une mine ou dans une ! carrière.
Pendant, adj. — Clef pendante :
voussoir qui occupe le sommet d'une voûte ou d'un arc et qui descend en contre-bas de la douelle (voy. Clef).
Gouttière pendante (voy. Gouttière).
Manchette pendante (voy. Mouchette).
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Pendentif, s. m. — Portion triangulaire d'une voûte sphérique dont certaines parties latérales ont été enlevées par des plans verticaux.
Supposons, par exemple (fig. 2o47), une voûte demi-sphérique ayant pour base la circonférence a b c cl. Si par les quatre côtés d'un carré inscrit dans cette circonférence on mène des plans verticaux, ces plans retrancheront de la voûte quatre demi-calottes sphériques
qui se projettent en A B a, A C b,C D c, B D d.l\ reste une surface composée :
1° d'une calotte sphérique, qui est projetée horizontalement en r st u et verticalement en r' x t' ; 2° de quatre triangles sphériques , dont les projections horizontales sont A r s, C s t, D t u, B r u.
Au lieu d'être coupée par des plans verticaux, la voûte peut être pénétrée par des berceaux, ayant pour section la demi -circonférence résultant de son intersection par ces plans ; la voûte alors ne repose plus que sur les quatre points A, B, C, D. La voûte ainsi formée se nomme voûte en pendentifs; les demiberceaux sont appelés lunettes, et lorsque
les demi-cercles de pénétration sont fermés par des murs, ceux-ci reçoivent le nom de formerets.
Cette voûte, appelée encore cul-defour sur pendentifs, s'emploie soit pour couvrir une salle carrée ou polygonale, soit pour remplacer une voûte d'arête à l'intersection de deux berceaux. Elle est peut-être moins simple, mais s'élève plus haut et se prête mieux à la décoration ; en outre, on doit toujours l'appliquer lorsqu'il faut éclairer la salle couverte par une ouverture pratiquée au sommet de la voûte.
Les portions triangulaires placées en remplissage entre les nervures d'une voûte en ogive se nomment également pendentifs.
On peut enfin considérer comme pendentifs toutes les parties solides qui s'avancent en encorbellement pour supporter la base d'une voûte hémisphérique, hémisphéroïdale, hémiellipsoïdale, etc., ou qui sont placées également en saillie dans les angles formés par des arcs, portant sur plan carré, pour faire passer la construction du carré à Poctogone ou au plan circulaire. C'est même en procédant par des essais de ce genre que l'on est arrivé aux savantes dispositions qui ont fait de la construction des dômes sur plan carré la plus importante application du système des pendentifs.
Fig. 2548.
Nous présentons ainsi (fig. 2548) des
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assises posées en cncorbellemenl suivant le sens de la diagonale dans Tanglc des arcs établis sur plan carré ; ces saillies supportent des voûtes en arc de cloître ou se raccordent avec des voûtes circulaires. Dans Tégiise de Coutances, elles supportent Tespèce de tambour octogonal qui s'élève au-dessus delà tour carrée.
Dans la figure 2549, les assises sont remplacées par une véritable voussure.
Ces sortes de trompes, avec quelques variétés de formes, sont fréquemment employées; dans quelques édifices, elles
ne sont pas placées immédiatement audessous de la voûte; dans d'autres, elles servent à raccorder des polygones avec d'autres polygones d'un plus grand nombre de côtés ou avec des voûtes à base circulaire.
Les Arabes procèdent par voie de polygone et parviennent, avec des dispositions analogues à celles que nous venons d'indiquer, en multipliant les faces (fig. 2550), en agençant et groupant des niches en miniature, de menues sections de coupoles, de petits triangles sphériques et des fragments de berceaux, à regagner le plan circulaire sur lequel doit reposer le dôme.
L'architecture ogivale présente quel-
quefois des systèmes analogues de con-
F'ig. 2350.
struction, mais avec des formes et des procédés d'exécution très distincts.
La figure 2551 (1) représente, en plan
le'
Fiff. 2551.
et en élévation, une voûte d'arête de style ogival que l'on croit appartenir à
(1) Isabelle, Les édifices circulaires et les dômes.
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la chapelle de rancien cimetière de Fontevrault et qui offre un exemple remarquable du raccordement des deux formes.
Les systèmes à encorbellements que nous venons d'exposer n'offrent pas, à proprement parler , les portions de voûtes triangulaires que nous avons délinies au commencement de cet article, et cependant ces formes étaient connues des anciens. Dans un petit tombeau antique, situé sur la via Nomentana, près de Rome, on trouve la forme carrée de la salle raccordée avec la calotte circulaire qui la recouvre au moyen de pendentifs nettement accusés.
Un témoignage des connaissances acquises dans cette partie de la construction, cà une époque plus ou moins ancienne, mais encore éloignée de nous, se présente dans les pendentifs de Péglise Sainte-Sophie, à Constantinople, qui datent du \f siècle. Si, même, cette forme, destinée à servir de transition entre les coupoles circulaires et les plans polygonaux sur lesquels elles reposent, ne fut pas inventée spécialement pour l'église Sainte-Sophie de Constantinople, du moins est-elle, dans ce monument, l'objet d'une application des plus remarquables. Sur les quatre piliers d'angle qui déterminent la partie centrale de la nef reposent des arcsdoubleaux destinés à soutenir la coupole principale. Au-dessus de ces arcs est posé le grand cercle de cette voûte, et des constructions secondaires, formant encorbellement, rachètent les angles du plan carré de la travée centrale, pour les relier à la base circulaire de la coupole; ces constructions courbes ont reçu le nom de pendentifs.
Les églises élevées en Grèce et en Italie sous l'influence byzantine et particulièrement Saint-Marc de Venise renferment l'imitation plus ou moins parfaite de ce qui a été fait à Sainte- Sophie.
Le même principe a été appliqué, vers la ffn du x^ siècle, à l'église Saint-Front
de Périgueux, avec cette modification que les pendentifs, au lieu d'être engendrés par des demi-cercles, sont engendrés par une courbe brisée.
Dans les temps modernes, on a modifié plus profondément encore les voûtes sphériques sur lesquelles reposent les dômes de plusieurs de nos églises ; on a enlevé entièrement le culde-four, en ne laissant que les pendentifs au-dessus desquels s'élève la tour cylindrique du dôme.
On peut citer, comme modèles de /;^/2dentifs, ceux des Invalides et ceux du Panthéon, à Pai'is.
Les voûtes sur pendentifs se décorent comme les voûtes sphériques. Quelquefois, les caissons se prolongent jusque sur les pendentifs et s'arrêtent contre les cercles verticaux entre lesquels sont comprises ces parties inférieures de la voûte; mais plus habituellement le culde-four est séparé des pendentifs par une corniche et est seul orné de caissons. Les autres parties sont ornées de compartiments sur lesquels on place des figures peintes ou sculptées.
Les pendentifs servant ainsi à raccorder des formes carrée et circulaire prennent encore les noms de panacJie ou de fourche.
Le mot pendentif est également employé dans le sens de cul-de-lampe ou de clef pendante (voy. ces mots).
Planchers à pendentifs : planchers dans lesquels on a placé, pour les décorer, des pendentifs plus ou moins saillants aux points de réunion des solives qui dessinaient les compartiments de leurs cliarpentes.
Pendoir, s. m. — Bâtiment faisant pai-tie d'un abattoir et dans lequel on pend les porcs lorsqu'ils sont échaudés ou brûlés pour les dépecer.
Ce bâtiment renferme, outre les crocs nécessaires pour l'accrochage , trois grandes cuves pour l'échaudage des porcs, quatre grandes tables en pierre sur lesquelles les charcutiers dégrais-
PENDOIR.
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