MARTINET
Aujourd'hui, les heurtoirs ont disparu pour foire place aux boutons de sonnette dissimulés dans les tableaux des portes; ou ne les retrouve plus qu'aux portes des ' vieux hâtels ou des vieilles maisons. Hais on peut dire que les entrées des habitations ont perdu là un puissant motif de décoration, et on l'a si bien senti, que certaines boiseries modernes offrent des marteaux purement décoratifs; tel est celui que nous donnons (fig. 1815) et qui appartient a un hôtel, rue Tronchet, à Paris. C'est un bronze antique restauré représentant deux lions couchés aux pieds d'Hercule.
Fîg. 1815
Marteler, v. a — Frapper le fer avec la panne d'un marteau ou bien avec un ciseau pour en resserrer tes fibres.
Martellne, s f. — Petit marteau dont la tète est garnie de pointes et que les marbriers emploient pour gruger le marbre ou les pierres dures et écraser les clous ou les clavillons (voy. Clou).
Martinet, t. m. - 1° Les marbriers
nomment ainsi une forte molette de grès
qu'ils emploient avec du grès et de l'eau
pour égriser le marbre.
2° Ou appelle martinet* ronds des fers de
HASCARON. — 8
commerce ayant de 10 à 100 millimètres de diamètre.
Martolre, s. m. — Marteau à deux pannes employé pur les serruriers.
Hartyrinm. — Nom que les premiers chrétiens donnèrent, dans les églises gui ne pouvaient avoir de crypte souterraine, à un simulacre de crypte, ou étroit réduit voûté ou plafonné, nommé aussi confessio, qui était ménagé au-dessous de l'autel, dans la hauteur produite par la différence de niveau existant entre le sol du sanctuaire et celui du chœur.
Celle espèce de chasse était fermée, du coté de l'église, par une grille ou par une tablette de marbre perforée. La fig. 1816, empruntée à la Revue d'architecture de
Pig. 181 fi.
M César Daly, représente le martyrium de l'église des saints Nérée et Achilléc, qui est clos par un treillis de marbre '.
Hasoaron, s. m. - Tête d'homme ou
d'animal, ordinairement grotesque ou fantastique, sculptée en ronde bosse ou en bas-
< Albert Lenoir, Architecture monattique.
DICUOHMAIRK DE UONSTRUUÎIOU.
reliel sur une clef d'arc ou de voûte, sur un chapiteau, sous an entablement ou sous un balcon.
La ligure 1817 représente un des m«carons sculptés sur la pierre du balcon qui appartient au château de Pailly, à la façade occidentale donnant sur la cour. Cet édilice est de la An du xvi' siècle. La ligure 1818 ' donne aussi l'un des mascarons qui ornent les grandes consoles supportant ce balcon,
fc'ig. ISIS.
Les architectes romans et ceux des xvii" et xviiie siècles ont, jusqu'à l'abus, Tait usage de ce genre de décoration.
Un place encore des mascarons aux extrémités des gouttières, aux orifices des fontaines publiques ; l'extrémité du conduit de l'eau est placé dans la bouche ouverte de la tête sculptée. Quelquefois le mascara* est en métal, en bronze par exemple, et scellé sur la pierre.
Les Romains employaient souvent aussi, comme bouches de fontaines, comme antélixes ou gargouilles destinées à verser du haut d'un édifice les eaux rassemblées dans un chéneau, des mascarons ou masques en terre cuite, en marbre ou en toute autre substance, imitant, soit la figure humaine, soit des lêtes d'animaux et ayant généra* lement un caractère grotesque ■.
Maaquo, s. m, — t* Visage séparé du corps, dont les traits sont ordinairement
1 0. Snuvageot, Palais et chdttaux.
' A. Ilicli, Antiquité! roman» cl grecques.