‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 177 sur 553 · MASSE · texte numérisé non relu

MASSE

chargés el que l'on emploie quelquefois comme ornement de sculpture (voy. Motscoron).

Les Romains s'en servaient, comme attribut, pour signaler l'entrée des théâtres (fig. 1819).

2* Ornement, en forme de pointes saillantes (lig. 1820), que l'on rencontre parfois

sur les archivoltes romanes. On dit aussi tête plate.

Musse, t. f. — 1° Ensemble d'un édifice ou d'an ouvrage d'archi lecture considéré par rapport à ses proportions.

2» On dit, en serrurerie, enlever une ferrure dans la masse, c'est-à-dire la découper à froid dans un morceau de Ter.

3" Les menuisiers appellent faire de la menuiserie en masse, exécuter un ouvrage d'un seul morceau, sans aucun assemblage.

4° Ensemble des lits de pierre d'une carrière.

5° Nom que l'on donne à des outils de percussion employés dans les divers corps d'étal et parmi lesquels on distingue :

La masse du tailleur de pierre (lig, 1821], qui est un gros marteau à têtus carrées et dont ces ouvriers se servent pour frapper le poinçon avec lequel ils percent la pierre;

il y en a de deux sortes : l'u et l'autre droite b.

Fig. ISïl

La masse du plombier {voy. Batte).

Les masses du charpentier, l'une en bois, l'autre en fer. La masse en bois est un gros maillet en bois dur, de forme cylindrique, ayant 19 à 22 centimètres de diamètre sur 27 à 32 de longueur. Cet outil est pourvu d'un manche de 0",80 de long. La masse en fer est un gros marteau à deux têtes carrées, d'environ O",07 de coté sur 0",t 1 à 0»,14 de longueur. Ces outils servent à frapper les grosses pièces de bois pour les faire joindre dans leurs assemblages, soit en chantier, soit au levage.

Massicot, s. m. — Protoiyde de plomb qui, chauffé au rouge, se fond et produit la litharge. Réduit en poudre iine et chauffé dans un fourneau à réverbère, le massicot donne le minium (voy. Litharge, Minium).

Massif, s. m. — I» Toute masse de maçonnerie placée dans le sol ou hors de terre pour porter un perron, un piédestal, un dé, etc.

Les massifs peuvent élre entièrement en pierres ou en moellons. Dans le premier cas, les blocs doivent être soigneusement appareillés, indépendamment du mortier et des goujons en fer qui doivent les réunir. Les massifs de moellon sont fréquemment employés, dans les fondations, pour former un corps de maçonnerie, sur lequel repose l'ensemble d'un ouvrage important.

On fait également des massifs en béton.

Les murs épais des édifices du moyen ' âge étaient souvent formés de deux parements de pierre de taille comprenant entre eux un massif ou blocage en petits matériaux.

2° Les couvreurs donnent le nom de massifs a de petits murs en moellons que

MASTIC. - 851

Ton construit sous les chéneaux pour avoir une forte pente.

3° Bouquet d'arbres ou de plantes disposé dans un parc ou dans un jardin de manière à produire un effet décoratif prévu à l'avance.

Mastic, s. m. — On donne ce nom, en général, à des mélanges de diverses matières que Ton emploie, ainsi que les mortiers, pour former liaison dans les constructions, pour boucher des joints, pour enduire des surfaces exposées à l'humidité.

Nous citerons ici les principaux mastics actuellement en usage :

1° Mastic ordinaire. C'est une pâle formée d'un mélange d'une partie de chaux vive, mesurée en poudre, éteinte dans du sang de bœuf, de deux parties de ciment et d'une petite quantité de limaille fine de fer. On emploie ce mastic pour rejointoyer et ragréer la pierre de taille exposée aux intempéries de l'atmosphère.

2° MasHcVauban. Cette matière, employée comme enduit, est composée de cinq ou six parties de chaux ordinaire, éteinte dans du lin, et de deux parties de ciment passé au tamis fin, puis appliquée en couches successives de plusieurs millimètres, en mettant un intervalle de plusieurs jours entre l'application de chaque couche '.

3° Mastic de Fiennes.Ce mastic est un mélange de deux parties de chaux hydraulique éteinte spontanément, puis abandonnée à l'air dans une cave, pendant huit jours, et de deux parties de ciment en poudre tamisé, le tout pétri avec une partie d'huile de lin, qu'on ajoute par portions successives. On emploie cette matière aux rejointoiements ; on remanie la pâte avant de s'en servir ; on gratte les joints à fond ; on les brosse; on les imbibe ensuite d'huile de lin très-chaude et le mastic est alors appliqué à la truelle.

4° Mastic à chaud. Une partie de goudron, 1/2 partie de colophonium et 1/5 de poudre de tuileaux fondus ensemble sur un feu lent. On peut encore employer le

1 Th. Château, Technologie du bâtiment.

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colophonium chaud avec le grès en poudre. 5° Mastic Dihl. Un des meilleurs mastics est celui de Dihl, qui se compose de 92 parties de poudres de gazettes de fabrique à porcelaine et 8 parties d'oxyde de plomb, le tout mélangé et trituré avec de l'huile. On se sert souvent de ce mastic pour rejointoyer les dallages dans les lieux humides, les ouvrages en pierre, en mortier, en plâtre, en brique, ainsi que les maçonneries en pierres de taille exposées à l'action de l'air de la mer. H est indispensable de nettoyer parfaitement et de laisser sécher d'abord les parties sur lesquelles ou doit appliquer ce mastic.

On emploie encore cette matière, en peinture, pour préserver le fer, le bois, le plâtre et la pierre. A cet effet, on la broie à l'huile et on l'applique au pinceau.

6° Mastic Thénard. 93 parties d'argile calcinée, réduite en poudre et 7 parties de litharge également pulvérisée. On prépare ce mastic avec de l'huile de lin en quantité suffisante pour lui donner la consistance du plâtre gâché; on l'applique après avoir nettoyé les surfaces et les avoir imbibées d'huile avec une éponge.

7° Mastic de la Rochelle. Ce mastic, employé par les officiers du génie aux travaux de la Rochelle, en 1826, est formé de 14 parties en volume de sable siliceux, 14 parties de pierre calcaire pulvérisée, 1/14 en poids de litharge (des poids réunis du sable et de la pierre), et une quantité d'huile de lin égale à 1/17 du poids total de ces matières. Pour que le mélange avec l'huile s'effectue bien, il faut que le calcaire et le sable soient préalablement séchés au four. Ce mastic s'applique, comme le précédent, sur des surfaces d'abord imprégnées d'huile.

8° Mastic de Corbel. Cette matière, bonne pour rejointoiements, se compose, pour 60 kilogr. de mastic, par exemple, de :

30 kilogr. de ciment de tuileaux en poudre et passé au tamis de soie.

5 kilogr. de litharge.

5 kilogr. blanc de céruse.

15 kilogr. huile de lin pour détrempe.

5 kilogr. huile grasse pour siccatif.

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