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MAT

Ce mastic, ainsi que les précédents, dits mastics à litharge, a beaucoup d'analogie avec le mastic de Dihl et sert aux mômes usages.

9° Mastic de limaille. La couleur de ce corps est généra leuie ut trop noire pour les emplois ordinaires ; on s'en sert pour les joints des tablettes de murs d'appui, de dalles à rez-de-chaussée, de tuyaux en fonte. Il est formé de limaille de fer tamisée et non oxydée, que l'on met tremper dans du vinaigre et à laquelle on ajoute de l'ail. On mélange 50 parties de cette limaille avec 1 partie de soufre et 1 de sel ; et on utilise immédiatement le produit.

10° Mastic des font aimer s. Nous en citerons deux :

L'un, dit aussi mastic gras, composé de 9 parties de brique pilée et tamisée et d'une partie de litharge, qu'on mélange avec de l'huile de lin ; ce mastic est employé à intercepter les fuites d'eau ; l'autre, formé de brai ou de résine, de brique pilée et d'un peu de cir . On ne l'emploie qu'à chaud ; il sert aussi à réunir des parties de pierres brisées, à sceller les robinets des fontaines en pierre ou en poterie.

1 1° Mastic pour scellement du fer dans la pierre, fait d'une partie de chaux hydraulique, 2 parties de poudre de tuileaux, I /2 partie de limaille de fer, le tout mélangé avec de l'huile de lin.

12° Mastic albumineux, composé de chaux et de blanc d'œuf et propre à recoller la porcelaine, la faïence, le marbre.

13° Mastic de vitrier. Ce mastic sert à luter les joints des vitres avec les châssis de fenêtres ; on le prépare en broyant de la craie ou blanc de Meudon avec de l'huile de lin, de manière à former une pâte d'une consistance moyenne; on met environ 18 à 20 décagrammes d'huile pour 1 kilogramme de blanc.

14" Mastic de menuisier ou futée, qui sert à réparer les défauts du bois, à boucher les fentes, les trous, les nœuds et même les joints mal faits. Ce mastic est, comme le précédent, formé de blanc d'Espagne broyé avec de l'huile de lin, auquel |

on ajoute de l'ocre jaune. Quelquefois, au lieu d'huile, les menuisiers emploient de la colle claire, pour que, si l'ouvrage est peint en détrempe, la futée ne fasse pas tache & la peinture. On y mélange souvent, pour les ouvrages communs, un peu de sable fin ou de poudre de tuileaux.

Dans les rebouchages à l'huile, on emploie le mastic ordinaire (blanc de Meudon et huile de lin), le mastic ordinaire teinté, qui doit être du même ton que l'ancienne peinture, et le mastic de teinte dure ou mastic au vernis, composé de blanc de céruse et d'ocre broyés au vernis gras. On donne aussi le nom de mastics à des enduits bitumineux employés, dans les constructions, aux dallages intérieurs et extérieurs, aux sols des terrasses, aux couvertures de bâtiments, etc. On distingue, parmi ces mastics, la glu marine, le bitume de Judée, le mastic Machabée (voy. Glu, Judée, Machabée).

Masticage, s. m. — 1» Emploi du mastic (voy. ce mot).

2° Opération du polissage des marbres terrasseux, dans laquelle on remplit, en mastic de couleur convenable, les fils, cavités et crevasses que présente la surface du marbre.

Ce mastic est ordinairement formé d'un mélange de cire jaune, de résine et de poix blanche auxquelles on ajoute un peu de soufre et de plâtre passé au tamis fin.

Mat, e, adj. — Dorure. Or mat, or sur apprêt qui n'a pas été bruni.

Peinture. Couleur mate, couleur en détrempe non vernie.

Mât, s. m. — 1° Les théâtres, les amphithéâtres romains étaient pourvus, au sommet de leurs murs extérieurs, de mâts ou fortes perches auxquelles on attachait le velarium ou voile destiné à couvrir l'édifice et à garantir les spectateurs du soleil et de la pluie. Ces mâts étaient maintenus, soit par de larges anneaux de pierre, qui garnissaient les assises supé rieures du mur d'enceinte, soit par des trous percés dans la corniche, comme au Colisée (lig. 1822).

2° Mât de signaux, support de signal sur

une ligne de chemin de fer (voy. Disque,

Fig. IBÎÎ.

Matage, s. m. — Opération de la dorure, dans laquelle on nasse, sur les parties (jui m; doivent pas être brunies, une couche légère et chaude de colle de parchemin. Le matage conserve l'or et l'empêche de s'écorcher.

Mater signifie encore serrer avec le matoir (voy. ce mol) la soudure de deux tuyaux.

Matériaux, s. m. pi. — On désigne ainsi les différentes matières qui entrent dans la construction d'un bâtiment.

Dépôt des matériaux (voy. Dépôt).

Résistance des matériaux (voy. Résistance).

Matlnage, s. m. — Faire le matinage signifie, en terme de treillageurs, donner la courbure voulue aux copeaux qui composent les ornements ou les fleurs.

Matfr, v. a. — Serrurerie. Faire disparaître la raie qui indique la jonction de deux pièces de fer soudées ensemble.

Dorure. Voy. Matage.

Matoir ou Mattoir, s. m. — 1° Marteau avec lequel on resserre, on refoule le métal et que l'on emploie pour river les clous ou boulons chauffés à une haute température.

2° Sorte de ciseau ou poinçon non tranchant qui sert a comprimer le plomb qui soude deux Inyaux.

Matrice, s. f. — Moule que l'on cm-

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