MAUSOLÉE
ploie pour frapper des ornements de métal ou pour les redresser.
Matton, s. m. — 1* Grosse brique servant ù faire des dallages.
2° Nœud, bourre ou petit amas de dureté qui se rencontre dans quelques parties d'un cordage.
Mauresque ou Moresque, adj. - Architecture mauresque (voy. Arabe).
Peinture moresque, à la moresque Ou moresque pris substantivement, peinture imitée de celle des anciens Maures d'Espagne et qui consiste en rameaux et feuillages disposés sans aucun a ssujel lisse ment a l'imitation de la nature.
Mausolée, s. m, — Ce nom a été donné par les anciens au tombeau qu'Artémise II, reine de Carie, fit élever à son mari, Mausole, dans le cours du iv« siècle avant J.-O.
La beauté de cet édifice le fit compter parmi les sept merveilles du monde et depuis, l'on appela mausolées les sépultures les plus somptueuses.
La lig. 1823 représente le plan du mausolée d'Auguste, que ce prince fit construire
Fig. 18,3.
à Rome pour lui et pour les siens, et août il ne reste plus aujourd'hui que la partie inférieure. C'était une haute tour, à trois étages concentriques , terminés par un amortissement qui supportait la statue en bronze de l'empereur. On plantait des cyprès dans un canal rempli de terre qui était creusé sur l'espace laissé libre par chacun
MÉCRIX. — .854 —
des étage» en retraite sur le précédent. Des chambres sépulcrales, an nombre de 84, existaient à l'intérieur.
Aujourd'hui on emploie de préférence le mot tombeau pour désigner, soit les sépultures royales placées dans les églises, soit les somptueux monuments érigés dans les cimetières (voy. Tombeau).
Maximum, $. m. — Le plus haut degré qu'une chose puisse atteindre. On dit, par exemple, la valeur tnaxima ou le maximum de résistance d'une pierre.
Forfait au maximum, marché à forfait, dont le prix peut être réduit, mais ne doit pas être dépassé.
Méandre, s. m. — 1* Ornement d'architecture qui présente des sinuosités et des entrelacements quelquefois très - corn pliqués. Les grecques, les guillochis (voy. ces mots) sont des méandres.
2* On dit aussi les méandres d'un labyrinthe en parlant des sentiers sinueux qui le composent.
Mèche, s. f. — Outil aciéré qui s'adapte au trou carré d'un vilebrequin et qui sert à percer le bois. Suivant leurs grosseurs et leurs formes, on donne aux mèches différents noms. La fig. 1824 représente en a les mèches à mortaiser, b, une mèche de vilebrequin (voy. ce mot), c, une mèche anglaise. •
MEMBRON.
Fig. 1824.
On donne le même nom à L'extrémité du fer d'une tarière (voy. ce mol).
Mèche à trépan (voy. Trépan).
Méeiin. — L'une des carrières d'où l'on tire la pierre de Lorraine. Cette carrière est située dans la Meuse, près Gommercy.
Médaillon, s. m. — Ornement, en forme de médaille ronde ou ovale, dans lequel on place un sujet sculpté, par exemple la tète de quelque personnage illustre.
Médian, ne, adj. - Vitruve appelle colonnes médianes, dans un portique, les deux colonnes qui sont au milieu du porche et dont l'entre- colonnement est plus large que les autres.
Mégalithique, ad). — Terme d'archéologie signifiant qui est construit de grosses pierres ; tels sont les dolmens, les pierres levées, les allées couvertes, elc, monuments celtiques.
Mélaphyre, s. m. — Porphyre vert antique (voy. Porphyre).
Mélèze, s. m. — Arbre de la famille des conifères, dont la principale variété est le mélèze commun ou mélèze blanc, qui est une espèce de sapin.
Le mélèze fournit un bois très-durable qui, sous l'eau, est impérissable et acquiert une extrême dureté; il brûle assez difficilement pour que les Romains l'aient cru incombustible. Son poids spécifique est de 0,656.
On emploie le mélèze aux mêmes usages que le sapin et le pin (voy. ces mots).
En Suisse, on s'en sert particulièrement pour la construction des maisons; on fait des murailles avec ce bois en grosses poutres. On le fend en bardeaux pour la couverture ; sous l'influence du soleil, la résine suinte et, bouchant tous les interstices du bois, forme à sa surface un vernis imperméable à l'air et à l'eau '.
Membre, s. m. — Terme qui désigne,
en général, une partie quelconque d'un
ouvrage d'architecture, par exemple une
frise, une corniche, etc.
On appelle membre couronné une moulure
surmontée d'un filet.
Membrette, a. f. — (Voy. Alette).
Membron, s. m. — Partie d'une couverture mansardée qui recouvre la panne de brisis et relie transversalement les couvertures du faux comble et du vrai comble.
Les membrons des couvertures en tuiles
i Château, Technologie du bâtiment.
MEMBRON. - !
ou en ardoises étaient autrefois formés avec ces matériaux ou étaient des Lavettes en plomb ; on les Tait souvent en zinc aujourd'hui ; mais il est préférable de les faire eu plomb.
Le zinc convient, au contraire, dans les couvertures en zinc. La fig. 1825 repre-
Fig. 18Î5.
sente deux membrons très-simples en feuilles de zinc ; l'uu d'eux est formé par les lames de la couverture du faux comble retombant en larmier sur le pan de brieis pardessus les couvre-joints ; l'arête basse du larmier est bordée d'une pince plate et légèrement biseautée, ou d'un ourlet. Les tasseaux de la couverture du faux comble aboutissent à l'arête d'égoût du voligeage. L'autre membron est simplement le raccord des deux couvertures et celui des lignes de tasseaux des deux pans.
Nous donnons(flg. 1826) ' deux membrans recouvrant un bourseau en bois de sapin
l'"ig. 18Î8.
cloué eur la panne de brisis, soit à l'affleurement du voligeagedu faux comble, soil en contre-bas d'environ I ",05.
Dans le premier cas, le membron se
i - M^NIANUM
relie, par une agrafe plate, avec les feuilles de la couverture supérieure ; ■laits le second cas, ces feuilles retombent en larmier sur le rebord du membron qui longe le ressaut. On fait des membrons plus compliqués que les précédents ; ainsi la moulure du bourseau peut être accompagnée d'une cimaise inférteure(tlg.l827); lezincqui le recouvre peut être estampé ; mais le principe do construction est toujours le même.
Fig. 1827.
Membrure, s. f, — Forte pièce de bois employée par les charpentiers et les menuisiers pour servir de point d'appui, soit a une charpente, soit à un assemblage de pièces ajustées.
Les membrures qui forment les cadres dans lesquels on enchâsse les panneaux sont en bois d'échantillon, portant 0™, 16 de large sur 0*,08 d'épaisseur.
Mémoire, s. m. — Etat de ce qui est dû à un entrepreneur ou à un ouvrier pour un travail quelconque. On dit dresser, régler un mémoire.
LeB mémoires de travaux importants sont dressés, en général, par des métreurs ; ils sont réglés par les architectes qui emploient, à cet effet, des vérificateurs.
Presque tous les entrepreneurs ont la singulière coutume d'augmenter les prix de leurs mémoires d'un cinquième sur la série de prix en usage ; c'est ce qu'on appelle des mémoires faits en demande. Ceux qui sont dressés suivant les prix justes sont appelés mémoires en règlement.
Msenlanum. — 1° Les Romains donnaient ce nom à un balcon faisant saillie