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RICHE

de sculpture quelquefois d'une grande richesse, comme le montre la lig. 1908, qui

représente une des niches occupant le deuxième étage de la galerie du Louvre.

Les niches circulaires sont également en usage à celte époque; nous en donnons un exemple (fig. 1909), tiré de l'une des façades de la cour du cliâteau de Sully, édifice datant du ivi* siècle '.

On emploie encore les désignations suivantes :

La niche à cru prend naissance immédiatement au rcï -de-chaussée, ne portant sur aucun corps du massif, et repose directement, sans plinthe, sur l'appui continu d'une façade.

La niche rustique est décorée de rerends et de bossages.

La niche feinte n'a que très-peu de profondeur et porte des ligures peintes ou eu bas-relief.

i Ci. Sauvageot, Pilait et Chduaus.

Dans l'architecture des chemins de fer, on établit, sous les tunnels, des niches de

l'ig. 1900.

refuge pour les gens de service et qui ont la forme indiquée par la coupe que représente la lig. 1910. On voit, en même temps, la section du canal souterrain destiné à l'écoulement des eaux.

Ki|t. 1910.

Nife, i. f. — Surface supérieure d'un banc d'ardoise.

Nigotoan, $. m. — Les maçons nomment ainsi un quart de tuile que l'on place au long d'un soiiu ou d'une niellée.

] NIVEAU

Nllle, s. f. — l'On distingue par ce nom le bois qui forme une espèce de gaine au manche d'une manivelle pour empêcher que le fer ne blesse.

2* On appelle encore ainsi des petits pitons de fer carré où l'on fait passer des clavettes pour fixer les panneaux dû vilre, particulièrement dans les vitraux d'église.

Niveau, s. m. — Instrument qui sert à déterminer des plans horizontaux ou des lignes horizontales.

Ou distingue plusieurs sortes de niveaux;

Le niveau d'équerre ou iquerre niveau (lig. 1911) est formé d'une équerre dont le coté vertical est percé d'un trou, à sa partie

JZ3

Fig. 191 1.

supérieure, pour recevoir le fi) d'un plomb, puis une petite fenêtre permet au plomb de flotter sans frottement lorsque l'on ajuste le lil sur la ligne tracée sur ce coté.

Le niveau de maçon est un châssis composé de trois régies, dont deux forment un angle droit (lig. 1912). Les extrémités m et n, qui dépassent la traverse op, sont coupées parallèlement à celle-ci. Ce sont les

Fig. 19 lî.

pieds du niveau. Au sommet i de l'angle droit est attachée une Ocelle portant un plomb qui la tend; la ligue que suit ce fil, lorsque les pieds du châssis reposent sur une ligne horizontale, s'appelle la ligne de foi ; la direction verticale de celle ligne est

NIVEAU. —

marquée sur la traverse par no trait x y, qui lui est perpendiculaire. Pour s'assurer de l'horizon Litité d'une droite ou d'un plan, on y pose les pieds du l'instrument cl l'on voit si, lorsque, après avoir incliné un peu le châssis en avant, on le ramène en arrière, le fil vient battre la ligne de Toi. Ce niveau sert à poser les assises de pierre ou de brique, à tracer les cadres des enduits, etc.

Les maçons emploient également un niveau rectangulaire (Dg. 1913) qui sert aussi aux charpentiers et aux menuisiers.

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Le lil à plomb passe par le milieu des traverses horizontales, dont une au moins affleure les règles verticales. Ce niveau peut s'appliquer, par sa partie supérieure, en dessous des pièces horizoniales ou, par sa partie latérale, contre une pièce dont les Taccs doivent êtres verticales. On emploie souvent, du reste, dans le

premier cas, le niveau de dessous {Hg. 1914), en forme de T et dans lequel le lil £ se doit

i — NIVEAU.

coïncider avec la ligne de Toi p g, pour

indiquer l'horizontalité d'une surface.

Le niveau triangulaire en bois est fréquemment remplacé par un niveau de même forme en lole (lig. 1915), dans lequel on substitue à la règle qui fait la buse du

Fig. 1915.

triangle un arc de cercle gradué, qui indique de combien la direction de l'assise sur laquelle il est posé varie avec la direction du plan horizontal du lieu.

Les paveurs emploient, comme niveau, une règle en bois, au milieu de laquelle est fixée, à angle droit, une autre règle formant poignée et sur laquelle est attaché un plomb, dont le lil doit coïncider avec un trait vertical marqué sur la poignée quand la régie est horizontale.

Les maçons font encore usage du niveau à bulle aVair, qui se compose d'un tube en verre {fig. 1916) légèrement courbé vers le haut, enchâssé dans une monture mêlai li-

Fig. 1916.

que et reposant sur une platine en métal. Le tube est rempli d'eau, d'alcool, d'éther, ou de sulfure de carbone ; on méuage seulement la place d'une bulle d'air, qui vient se loger d'elle-même vers le haut de la courbure du lubc,c*cst-a-dircau milieu, quand la platine est horizontale, mais qui marche vers l'une des extrémités, aussitôt qu'on soulève un peu celle-ci. L'enveloppe porte, à sa partie supérieure, une ècbaacrure au moyeu de laquelle on peut se rendre compte de la disposition de la bulle. Celleci, lorsque la platine est horizontale, est

NIVEAU

NIVEAU

comprise entre deux traits marqués sur le verre môme et que Ton appelle ses repères. Pour vérifier, avec cet instrument, si une assise est horizontale, on pose la platine sur cette assise et on s'assure que la bulle est entre ses repères. Afin de ne pas commettre d'erreur, on retourne le niveau bout pour bout et l'on fait la même vérification.

Les extrémités de la bulle peuvent ne pas correspondre aux repères, qui ne sont souvent que deux traits arbitraires marqués à égale distance du milieu du tube, mais qui sont suivis de traits équidistants, et le niveau est horizontal, lorsque les extrémités dépassent les repères du même nombre de divisions de chaque côté. Dans les instruments ordinaires, comme celui qui représente la fig. 1916, ces divisions n'existent pas.

Les niveaux à bulle d'air très-soignés ont une courbure exactement circulaire, dont le rayon est habituellement de 15 mètres, quantité qu'on ne peut dépasser, sans qu'il soit très-difficile de ceintrer la bulle.

Les niveaux à bulle d'air étant des instruments trés-délicats, les influences extérieures peuvent les déranger facilement ; aussi placc-t-on souvent à leur extrémité une vis de réglage, qui permet d'élever ou d'abaisser un peu l'un des bouts du tube, par rapport à la platine, c'est-à-dire de rectifier le niveau.

Pour la levée des plans, pour les opérations nécessaires à la plantation d'un bâtiment, on se sert fréquemment du niveau d'eaux appareil fondé sur la propriété des liquides versés dans des vases communiquants : h savoir que les surfaces de ces liquides dans les vases sont toujours dans un même plan horizontal.

Fig. 1917.

L'instrument est un tube en fer-blanc ou en cuivre, de 0m,04 environ de dia-

mètre, de ln,30 à 1»,60 de long (fig. 1917> et relevé à angles droits à ses deux extrémités, de manière à former deux coudes de 0m,06 de hauteur, dans lesquels sont lutées, au moyen de mastic ou de cire, deux fioles en cristal, de 0m,03 à 0m,04 de diamètre et de 0m,08 à Qm,ll de longueur visible.

Ce tube est porté par un pied à trois branches, de lm,50 environ de hauteur et auquel il est lié par une genouillère à coquille, de façon à pouvoir tourner autour d'un axe vertical et faire un tour d'horizon.

L'appareil est rempli d'eau ou mieux d'un liquide coloré jusqu'aux trois quarts de la hauteur des tubes de verre, ce qui donne un plan horizontal.

Lorsqu'on veut se servir de cet appareil on place verticalement la partie du support qui entre dans la douille et, à l'aide d'une vis, on dispose le tube horizontalement. Si l'on mène alors un rayon visuel rasant les deux surfaces de l'eau, on a une ligne horizontale nettement déterminée (voy. Nivellement).

On emploie, pour le même usage, le niveau d'Égault, instrument dû à l'ingénieur de ce nom et qui se compose (fig. 1918) d'un niveau à bulle d'air aa et d'une lunette mn reposant l'un et l'autre sur une platine xy, attenant & une colonne creuse C et à un disque P mobiles autour d'un axe central.

Fig. 1918.

On donne à cet axe la position verticale, au moyen des vis calantes, dont sont munies les branches du trépied par lequel

NIVEAU

NIVEAU

l'instrument repose sur un support également à trois branches. Des fourchettes F, F reçoirent la lunette. On s'assure que Taxe est vertical en faisant tourner le système ; cette condition est obtenue si la bulle du niveau reste entre ses repères. L'axe optique de la lunette est alors horizontal et l'on peut mener des rayons visuels horizontaux.

Lorsque cet axe est amené par la rotation dans la direction voulue, on l'arrête au moyen d'une pince r fixée au trépied et qui vient saisir le disque à l'aide d'une vis de pression H. On procède alors aux opérations du nivellement.

Le niveau Lencir est fondé sur les mêmes principes'que l'appareil précédent; mais le niveau à bulle d'air repose sur les collets de la lunette, fixés eux-mêmes sur un

I illUUBII ' TOI1

Fig. 1919.

plateau qu'on peut rendre horizontal, au moyen de trois vis calantes (fig. 1919).

Outre ces divers instruments, on se sert encore du niveau à pinnules % qui se compose d'un niveau à bulle d'air a b (fig. 1920) ajusté sur une règle de cuivre qui porte à

minent très-nettement la ligne de visée. Pour apprécier les inclinaisons, on emploie des appareils appelés niveaux de pente.

Le niveau de pente ordinaire est un niveau à bulle d'air fixé sur une règle en cuivre portant à ses extrémités deux pinnules A et B d'inégale longueur (fig. 192 1)% la plus petite étant celle de visée. La plus

Fig. 1920.

ses extrémités deux pinnules verticales d'égale hauteur, exactement perpendiculaires au tube du niveau et présentant chacune une ouverture carrée munie de deux fils dont les points de croisement déter- |

Fig. 1921.

grande est formée d'une fenêtre rectangulaire graduée sur ses côtés latéraux et munie d'un crin vertical croisé par deux crins horizontaux m et n. La pinnule A est également pourvue d'un croisement et la ligne o n doit être parallèle à l'axe du niveau ; le second crin n est mobile et la situation qu'il occupe, par rapport à la graduation des côtés, indique l'inclinaison par mètre.

Un niveau très-employé pour le même objet est le niveau de pente Chézy, qui se compose (fig. 1922) d'une règle en cuivre A B supportant, comme le précédent, un

Fig. 192?.

niveau à bulle d'air et deux pinnules P, Q, de longueur inégale. La plus longue est formée d'une plaque mobile qui porte le trou servant d'objectif et qui se meut entre les montants d'un cadre rectangulaire, gradués de manière à ce que Ton puisse apprécier la hauteur de la plaque entre les montants. Ces divisions mesurent en même temps l'angle de la ligne de visée avec la platine qui porte le niveau à bulle d'air.

Le détail E montre la vis et la tige cr euse au moyen de laquelle on manœuvre deux brides attenant à la plaque.

NIVELLEMENT

Niveler, v. a. — Faire un nivellement,

égaliser, régaler le sol d'une cour, d'une

cave, etc.

Nivelette, s. f. — Jalon portant une

plaque à une ou deux couleurs et que l'on emploie pour déterminer exactement la situation des rails dans la pose d'une voie de chemin de fer.

La figure 1923 l représente en A les nîveîette8 simples et en B les nivelettes à pieux que Ton établit à côté et dans l'a-

iï

- 907 - NIVELLEMENT

pend souvent de l'écoulement des eaux, du drainage ou d'autres circonstances quelconques. Il en résulte que Ton doit rechercher quelles sont les hauteurs relatives des différents points qui entourent l'emplacement où Ton veut construire. On se sert, pour atteindre ce but, du niveau d'eau ou du niveau du maçon. L'emploi de ce dernier instrument suffit si le terrain est peu étendu et que les variations de niveau des divers points de la surface ne dépassent pas quatre ou ciuq mètres. Voici comment on procède :

On plante en A (fig. 1924), à égale distance les uns des autres et près du point le plus élevé d'un terrain, trois petits pieux, à l'extérieur desquels on cloue trois morceaux de planche, à rives bien dressées; au moyen du niveau de maçon, on fait en sorte que la face supérieure de ces planches se trouve dans un même niveau et forme un triangle. On obtient un plan horizontal. Un aide enfonce alors en terre un piquet au point où doit commencer l'opérateur. Cet aide fait glisser une latte le long du piquet, dans un sens ou dans

Fig. 1923.

lignement des deux cours de rails, en ayant soin de bien assurer la position des pieux par une fiche convenable et en serrant les nivelettes à la hauteur voulue pour donner aux rails la cote déterminée d'après les piquets d'axe.

Nivellement, s. m. — Opération géométrique par laquelle on se propose de déterminer la distance des différents points du relief d'un terrain à une même surface de niveau dite plan de comparaison.

Celte opération est nécessaire en construction, pour que l'on puisse se rendre compte des variations de la surface du sol, avant de déterminer la profondeur des fondations et le niveau du dessus du plancher du rez-de-chaussée, niveau qui dé-

* Goscbler, Chemins de fer.

l'autre, jusqu'à ce que l'œil de l'opérateur aperçoive le haut des planches du triangle dans un même plan horizontal avec la face supérieure de la latte mobile. La distance du pied du piquet à cette surface sera la différence de niveau qui existe entre le point considéré et le dessus des trois planches clouées en triangle; on en déduit facilement celle qui existe entre les deux

points.

Un autre moyen de trouver la différence de niveau entre deux points peu éloignés est le suivant: sur le point le plus élevé A (fig. 1925) on enfonce un piquet jusqu'au ras

NIVELLEMENT

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