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PATENOTRES

poteaux avec remplissage en planches jointives.

Fig. 2039.

-La t%. 2040 représente une passerelle doDt la balustrade et le tablier sont en forme d'arcs de cercle.

Dans la fig. 2011, le tablier du pont e^t composé de pièces de bois se conlrebutant par le sommet et dont les pieds sont reliés ensemble par un tirant en fer. La même figure donne le plan et l'élévation de cet ouvrage, établi au-dessus d'une voie de chemin de fer.

'^>A\^^%^iv.;r> a^

Fig. 20ii.

. On établit encore de ces ouvrages, nonseulement pour franchir les ravins ou les cours d'eau, mais encore pour passer, par exemple (fig. 2042), de la crête d'un talus au SQE^flQct d'un réservoir dont Je fond est en contrebas. Ici le garde-fou est formé de

DICTIONNAIRE DE CONSTRUCTION

Fig. 2012.

On fait aujourd'hui, et particulièrement pour franchir les tranchées de chemins de fer, des passerelles en fer et fonte dont le tablier, supporté par des poutres croisées, est formé d'un plancher en madriers juin tifs.

p Passe-perle, s. m. — Le numéro le plus bas des échantillons du fil de fer du commerce et qui a 1/4 de millimètre de diamètre.

Pastophoria. — Mot latin par lequel les anciens chrétiens désignaient les deux petites absides qui flanquaient souvent, l'abside principale dans les basiliques et. où. l'on renfermait les restes du pain consacré.

Pastouriaux, s. m. pi. — On donne' quelquefois ce nom aux pièces cubiques formant le petit appareil dans les monuments antérieurs au xi° siècle.

Pâte (carton) (voy. Carton).

Pâté, s. m. — Maçonnerie. Masse de plâtre, de forme convexe, que l'on emploie pour la constructions des voûtes.

Serrurerie. Paquet de menus fers que l'on soude ensemble en les corroyant; on obtient ainsi du fer doux.

Terrasse. Butte de terre qu'on laisse dans une fouille pour servir de témoin.

Pâté de maisons. Assemblage" de mai», sons formant un lout isolé.

Patenôtres, s.f.pl. — Ornements, en forme de grains ronds ou ovales, que l'on place au-dessous des oves.

Patère, s, f. — i» Ornement dont ta forme circulaire imite celle d'une patére aatique et que l'on sculpte sur les métopes 4e ta frise dorique (fig. 204.1).

Fig, 2043.

2" Sorte de roseile pleine en cuivre, tournée et diversement profilée. On rapporte les patéres, comme ornements, sur des croisillons duos une rampe, dans un balcon, etc.

3" Moreeau de liois encadré dans la maçonnerie et sur lequel on lixe les appareils d'éclairage à gaz.

Patience. — Nom que l'on donnait autrefois, concurremment à celui do miséricorde, aux parties mobiles des stalles (voyez. Miséricorde, Stalle).

Patin, s. m — Charpente. Pièce de bois posée horizontalement au départ d'un escalier eu charpente el sur laquelle repose le limon (voy. ce mot).

Sehi'.crerie. Cale en fer qui reçoil la portée d'un poitrail ou sur laquelle repose une coionne ; on dît également semelle.

Auchitecture hydhaultque. On donne ce nom ù des pièces de bois que l'on ailaclie Bur la léte des pilots d'une fondation ou que l'on place sur un lerrain peu solide et au-dessus desquelles on pose les platesformes.

Patron, s. m. — 1° Les ouvriers donnent ce nom àdes tables sur lesquelles les vitriers tracent et dessinenl, à la pierre noire, les divers compartiments de panneaux, d'après lesquels on coupe les pièces.

2° Nom que les ouvriers donnenl au maître, au chef d'atelier.

Patte, s. f. - \° Partie mobile d'un sergent (voy. ce met).

2u Nom que l'on donne a des morceaux

de fer servant à fixer des menuiseries, des dalles, des glaces, des chambranles de cheminées, etc.

Suivant la forme que ces objets reçoivent, on distingue :

1° Les pattes à pointe, qui se divisent ainsi :

A (lig. 2044), patte percée servant à fixer des pièces de bois les unes contre les autres ou contre des murs; la pointe est chassée dans le corps auquel on veut attacher la pièce; la patte s'applique sur la pièce attachée el s'y fixe par un clou ; an talon reçoit, par l'intermédiaire d'un ciseau, les coups de marteau que lapotfe ne pourrait supporter.

PO

Fig. ÏOM.

B, le clou à patte, servant à maintenir ou à supporter une pièce de bois, lorsqu'il ne s'agit pas de la fixer; un laton, placé en arrière de la pa'tc, reçoil, comme dans la pièce précédente, l'action du marteau, qui, si l'on frappait sur le bout de la patte, l'écraserait et formerait un bourrelet du coté de la face où celte pièce doil être en contact avec le bois.

C, la patte à crochet, qui serl à fixer des bois contre un mur;

2" Les pattes à scellement, parmi lesqu elles nous citerons : la fortepatte a scellement a (lig. 20*5), dite aussi à queue d'aronde, au 1/5 d'exécution ; la patte à scellement ordinaire, à la même échelle et la patte fraisée, représentée par la même lïsure, au M'I d'exécution ni servant à fixer les huisseries dans les murs ou les cloisons.

Il y a encore des pattes à vist droites on coudées.

On dit, d'une manière générale, qu'âne

PATTE. - W9 pauME.

pièce est a -patte lorsqu'elle se termine par comble qui couvre Je chevet d'une égtis Due partie aplalie et percée de troue pour On dit aussi patte d'oie; fitre filée avec des clous ou des vis ; ainsi ^__^

i'on dit : gdche à patte, gond à patte, etc.

2* On désigne encore ainsi des bandes de linc destinées, dans les couvertures en «ne, à retenir les feuilles ; on en distingue de plusieurs sortes :

l« Lee pattes qui ont la forme trapézoïdale, représentée par la fig. 20ifi, qui s'engagent, de mètre en mèLre, sous les tasseaux et qui maintiennent les feuilles dans le sens latéral ;

Fig. 2018.

2° Les pattes que l'on cloue sur le voligeage (fig. 2017) et qui accrochent, pour Tes retenir, les bords supérieurs des feuilles repliés en agrafes ;

3° Patte de canon ou patte de foncet, morceau de fur battu, en forme de queue d'àronde double, sur lequel est monté le foncet d'une serrure ;

4° Patte de lion, enrayure formée par YMSemblugc des demi-tirania dans lu

Fig. soi? .

5» On donne également le nom de patte d'oie à un signe que font les charpentiers, dans la marque des bois et qui consiste en trois traits aboutissant à un même point.

Paume, s, f. — Assemblage de charpente pour pièces se croisant a angle droit ou pour pièces placées en prolongement l'une de l'autre.

Dans le premier cas (fig. 20i8), ce joint, ou paume proprement dite, consiste en un tenon a un seul arasement, ayant la moitié de l'épaisseur de la pièce qui le porte et assemblé dans une mortaise ouverte ou n'ayant qu'une seule joue. La partie de la paume qui lient lieu de (enon prend le nom â'épaulement et reçoit un clou ou une cbevilleltc pour User l'assemblage.

Fig. SOIS.

A l'extrémité A, la surface du tenon est parallèle à l'arasement; la paume est alors dite carrée; lorsque cette surface est oblique a l'arasement, ainsi qu'on le voit en B, on dit que la paume est grasse.

PAUMELLE. — ï

L'cnture m paume csl disposée suivant lu même sysitme ; seulement les pièces sont bout a bout; ce joint porte généralement (lig. 2049) sur une pièce placée en crois sous les deux premières et est consolidé par une cheville en bois ou en fer.

Fig. 20JS.

Ce dernier système s'emploie, en charpente, pour allonger un chevron eu une •paume, particulièrement la paume de faite.

Paumelle, s.f. — Fcrruredoporlc.de Persienne ou de volet, qui est composée de

deux branches formant le T et qui diffère d'une penture en ce que la branche fixée

cz

bau;' le vantail .mobile est posée vcj-ticBlumcnl.

) — PAVAGE

On distingue : les .paumelles . simplet, et] les paumelles, doublas. , ;,-. ;t,n

Les . premières n'ont qu'une branche portant un œil, dans lequel doit entrer un gond a pointe (fig. 2050) ou à scellement (lig. 2051). Il y a également les paumelle* simples à équerre (lig. 2052), dans lesquelles le gond, ainsi que le montre le

Big. s°5î- ■'.■ :•" '■

p'irin, est coudé, entaillé dans 'lelpuVef Axé avec une vis. .' /

Les paumelles doubles ont deux brarjclieâ semblables et servent spécialement 'a la ferrure des portes, des croisées, des châs/ sis, etc. '

La fig". '2053 représente une paumelle' double à boules, qui s'entaille en feuillure et se fixe avec vis».

Fig. 2053,

On distingue encore, parmi lespaumelles doubles, celles qui sont dites iy nœuds bouchés, à olive, laminées, à nœuds rabotés, boiteuses, etc. Ces ferrures peuvent êlre munies de bagues en fer ou en cuivre (voy Bague). ,.,„..,

, 'Les paumelles destinées aux meQ^isqrWîs. exlérieures sont fixées avec des, çlqus rivés*

Pavage, pavement, s. m. - Kavélementdu sol exécuté avec des matériaux1

PAVAGE

PAVAGE

ièhoîsis et' disposés de taariiêre à1 "en égaliser la surface, à raffermir et à la rendre imperméable. T

i;0n «frstinguc les paiements intérieurs, établis dans les liàbitatîons cl dans les édifices, et les pavements extérieurs, tels que ceux des cours, voies publiques, etc. Les premiers de ces revêtements sont décrits dans les articles Aire, Carrelage^ Dallage ; il ne sera question ici que des . pavages' fe^téfieùrsi

Chez les Romains, le sol des voies puïflftjties'était fevêtVde grandes dalles irrégulières et très- épaisses (voy. Voie). L'es &>urs intérieures des maisons, ainsi qu*on jfcW le Constater pat* les- tàîftës découvertes à Pompéï et à Hërculanum, étaient gavées au moyen de briques posées à plat ou de dalles minces dé piorreé1 dures ou de fâàrbrès diversement colorés (voy. Mo- -edéfue).

'"> ' Pendant là période carlotingienne, les ptâa$àC antiques fupent conservée tant •bien qùê. mal ; â parti? du xiiè Hièèle, aujantqtrefcm peut en juger par lés éébris que l'on a retrouvée, certaines, placés ou voies fréquentées recevaient un revêteroent de pavés. Sot- les pentes ràktes, on établissait des pierres dfees posées de champ. 1

Aujourd'hui w& pavages se font en pavés degrés, de graflit, de porphyre, de schiste, en cailloux roulés, en briques disposées à bâtons Rompus ; mais la matière habituellement employée est le grés (voy. Pavé).

Tout pavage doit s'établir sur un fond suffisamment résistant. -Si Ton est obligé de paver sur des terres rapportées il faut les pilonner préalablement.

D'ordinaire, on pose les» pavés sur une aire de sable/ appelée forme et de OMO à 6»}15 d'épaisseur, après avoir1 d'abord cal- . ctlé far .profondeur de l'encaissement nécessaire, d'après cette épaisseur et-Celle des blocs de revêtement. On place ensuite les pavés par rangées perpendiculaires à l'axe de la voie; toutefois la disposition par MMgées obliques à celte direction présente plus de résistance. Il faut avoir soin que les points longitudinaux d'une rangée cor-

respondent, autant que possible, autf'nïflieux des pavés des rangs voisins. • r -

Ces joints ont de 0m,020 à O»,^ d'épaisseur; on lés garnit de sable,"" <fc? mortier, de ciment ou de bitutrie; edi derniers matériaux sont employés pour les parties exposées à une humidité continuelle, comme les ruisseaux. Un encaisse* ment en gros pavés doit limiter les parties remplies en pavés de plus petit échantillon. Avant de livrer une rue à la circula-' tion, on affermit le pavage eu frappant chaque bloc avec une demoiselle et TeiP fonçant dans son alvéole de sable, jusqu'à ce qu'il soit au niveau convenable; après quoi, on recouvre le tout d'une couche clé sable de 0,r02,afîn d'tahcver de remplir lcS joints. ! ' : '

Dans les pavages en* cailloux roulés; employés fréquemment dans le midi de ht France, on pose les blocs le gros bdàiteri bas, pour qu'ils ne s'enfoncent pas sou& les charges qu'ils ont à supporter. Ces revêtements exigent plus de sable ou' de' mortier que les précédents.

Avant de commencer un pavage, iiTaat?

déterminer les pentes à donner au terrain qui1 forme le fond du revêtement, ainsi

qu'aux ruisseaux et aux surfaces mêmes~tid

pavé; on doit combiner ces penlcs de mà-j oièrè à rejeter les eaux pliivîaleàvers les points où elles ne peuvent nuire aux constructions.

Les locaux affectés à Pbabitalion des animaux domestiques ainsi que les granges et \éi bangars reçoivent aussi de» pavements dé différentes sortes (voy. Écurie, Étable, Grange, Hangar, Porcherie, etc.).'

• Lès pavages de bois, employés depuis longtemps en Allemagne et en Russie, ne le sont en France, cri Belgique et en 'Angleterre que depuis une époque Wcentei

kOn exécute ces revêtements au moyen de billes de bois serrées les unes contre les autres et généralement établies sur tfne aire de sable, sans toutefois qu'il y en ait entre les joints. Ceux-ci sont quelquefois garnis de goudron ou d'asphalte. ' 4 ^ ^ee pàvàçfèb -de bois sont très durableset produisent peu de boue et point de bruit ;

PAVÉ

PAVÉ

ils sont seulement glissants pendant les gelées.

Pavé, «• m. — 1°0q prend souvent ce nom comme synonyme dépavage (voy.

ce mot).

2° Bloc de grès, de porphyre ou de schiste qui sert au revêtement du sol des voies publiques et de certains espaces couverts dans les bâtiments.

Les pavés se débitent ordinairement en cubes dont les dimensions varient deOm,16 à 0m,25 ou en parallélipipôdes rectangles, qui sont les pavés de grande dimension refendus en deux.

Parmi les pavés de grés on distingue : le pavé en roche dure, c'est-à-dire celui qui a le grain le plus serré et le plus dur après le grisard et qui sert entier, sans être refendu, pour le pavage des places, des rues, etc., et le pavé en roche franche, qui sert pour les cours, écuries et autres endroits, soit entier, soit refendu.

Les pavés employés à Paris proviennent eu partie de Fontainebleau ; suivant leurs dimensions, on les désigne sous différentes dénominations :

Le pavé d'échantillon ou pavé de ville,

qui a de 0m,22 à 0m,23 en tous sens et se

pose sur une forme de sable de plaine

de Gm,16 à 0m,20 d'épaisseur. Ou garnit les

ints avec du sable, puis on le bat et on

e dresse à la demoiselle.

Cet échantillon s'emploie pour les voies publiques et le* surfaces destinées à supporter de lourds fardeaux ;

Le pavé bâtard ou rabot, qui n'a pas la dimension du pavé d'échantillon et qui provient, ainsi que les écales, des restes de blocs dans lesquels les fendeurs ne peuvent trouver un pavé de ville;

Le pavé bâtard, ayant 0m,l6 à 0m,20 de parement sur 0m,l0 à 0m,l4 d'épaisseur;

Le pavé de deux ou de refend, formé de l'une des moitiés d'un gros pavé ou pavé d'échantillon refendu en deux ;

Le pavé de trois, obtenu par une levée

faite sur un gros pavé refendu en deux ;

Le pavé châtré, restant d'un pavé sur

lequel on a fait une levée pour obtenir du

pavé de trois.

On emploie encore, à Paris, des pavés d'échantillon plus petit que les précédents, qui ont 0",t9 ou 0m,16 sur les trois dimensions, des pavés méplats de 0B,19 x0»,t9sur 0",10 d'épaisseur; de Gm,16 xOV6 sur 0»,07 ou 0«,09; de0»,14x 0m, 14 sur 0",07 d'épaisseur.

D'autres désignations sont données aux pavés, d'après leurs formes et la position qu'ils occupent. Ainsi l'on appelle :

Pavé de champ celui qui est posé sur la partie la moins large ;

Pavé démaigri, celui qui est plus large en dessus qu'en dessous ;

Pavé en recherche, un pavé isolé qu'on pose dans un pavage, après avoir arraché un pavé détérioré;

Pavé de rebut, pavé supprimé dans le remaniement d'une chaussée;

Pavé de démolition, un pavé qui provient de la suppression d'un pavage quelconque.

On débite encore, sur les carrières, des grands pavés appelés bordures, qui ont 0»,27 d'épaisseur et 0m,42 à 0»,54 de dimension en parement ; ces blocs servent à accoter le pavé de la chaussée des grandes roules.

Législation. L'ordonnance de police du 8 août 1829 règle, ainsi qu'il suit, l'entretien du pavé de Paris '.

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