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I - PILASTRE

On nomme encore pignons les murs mitoyens sur lesquels portent les extrémités des couvertures, mais qui ne sont pas pour cela terminés en triangle; leur sommet affecte la forme de la section du toit.

MiiNLiSBHiE. Petit morceau de bois mince que l'on met dans un onglet sur le champ du cadre pour empêcher que l'on vote au travers du joint, lorsque le bois vient à se retirer.

Pilastre, *. m. — Avant corps formant sur un mur une légère saillie et pourvu d'un chapiteau et d'une base qui lui donnent l'aspect d'une colonne plate.

Les Humains donnaient le nom d'unies à ces piliers carrés peu saillants dont on trouve peu d'exemples dans l'architecture grecque et. que l'on voit, au contraire, prodigués dans lus édifices de Rome.

Dans les pilastres grecs placés à la rencontre de deux murs, la diminution du fut est nulle ou presque insensible; eu outre, les chapiteaux et les bases sont différents des chapiteaux et des bases des colonnes. Dans les monuments romains, au contraire, le pilastre forme, en quelque sorte, sur le nu du mur la projection même de la colonne (lig. 2115), de soi te que ses

Fig. Slti.

membres varient suivant que l'ordre de l'édifice est dorique, ionique ou corinthien; cet avant-corps se couvre même de cannelures comme la colonne (itg. 21 16).

Les pilastres peuvent aussi n'être pas opposés à des colonnes, mais simplement distribués comme renforts, sur les parois extérieures ou intérieures des constructions. La fig. 2117 représente l'un des piédroits d'un orc du triomphe romain décoré de pilastres corinthiens avec piédestaux.

Les rares pilastres que l'on trouve dans les édifices du moyen âge attestent simple-

ineni l'influence ixercée par la proximité

Fig. SUT.

des monuments romains. L'emploi du pi-

ô — PILASTRE.

lustre est devenu très-fréquent, au contraire, a partir de la Renaissance. Nous donnons (fig. 2118) un pilastre double, appartenant à cette époque ».

Fig. !118.

Menuiserie. Partie étroite d'un lambris de hauteur qui sert à établir les divisions principales dans un lambris d'appartement.

Skhhuukhie. 1» Montant à jour qu'on place de dislance en- distance, dans une grille, ou dans un balcon, soit pour mar-

Fig. 2119.

quer des travées, soit pour augmenter la solidité de l'ensemble. La lig. 2119 représente deux montants de ce genre. On place

i C. Snuvageot, Palais et Châteaux.

PILASTRE. — Il

également des pilaires dans les rampes d'escalier (Hg. 2120).

2* Dans ces derniers ouvrages, oo donne encore le nom de pilastre au premier barreau de la rampe, que l'on fait en fouie

Fig. Î1Î0.

ou en fer. Dans les grilles d'un riche modèle, où les barreaux sont remplaces par cks panneaux en fonle ou en fer forgé, le pilastre est ordinairement accompagné d'un

Fig, ïiïl.

arc-boulanl droit (lig. 2121) ou courbe (Rg.'iMî). On dou.ie aussi à l'ensemble composa par le pilastre et l'arc-boulant le nom de giron.

Dans les rampes ordinaires, le pilastre est plein ou creux ; dans le premier cas, il est percé de deux trous taraudés, l'un a la partie supérieure et qui reçoit une lige dis-

posée de façon à ce que l'on puisse y fixer une boule, l'autre en bas et que l'on munit d'une autre lige à vis ou à scellement appelées soies, pour fixer le pilastre dans le bois ou dans la pierre du limon ou do la marche de départ. Les pilastres creux sont garnis d'âmes qui remplissent la même fonction que ces soies.

Plie, s. f. — 1° Synonyme Ae pilier,

i» Massif de maçonnerie servant à porter les arches ou les travées d'un pont. On appelle palée l'assemblage de pièces de bois qui remplace parfois la pile dans un pont en charpente (voy. Pont).

3* Puits de forme carrée ou rectangulaire que l'on remplitde maçonnerie ou de béton pour y asseoir des fondations lorsque le sot incompressiblecstàuncgrandc profondeur.

Les piles ainsi formées sont réunies entre elles par des arcs sur lesquels reposent les murs. On réuliso.de celte façon, une grande économie, en évitant des déblais considérables et l'établissement d'un massif continu.

Piller, s. m — Support vertical en

pierre isolé et sur lequel on fait reposer, dans l'ensemble d'un édifice, une charge de charpente ou de maçonnerie.

Le pilier s'appelle aussi pilastre; mais on le désigne particulièrement ainsi quand il est, non pas isolé, mais comme engagé dans le mur.

Le pilier cylindrique prend le nom de colonne (voy. ce mot).

Les plus anciens piliers que l'on connaisse appartiennent aux monuments de l'Inde el de l'Egypte.

Les excavations hindoues ont leurs plafonds soutenus par de véritables piliers ornés de sculptures et surmontés de chapiteaux à formes bizarres.

Dans l'architecture égyptienne, nous ci" ferons les curieux piliers des hypogées de Méléharra (lig. 21TA), décorés d'une tige

Y ig. 3113.

qui semble avoir donné naissance aux fûts à faisceaux couronnés d'un chapiteau lotiforme ou à bouton de lotus tronqué.

Un autre exemple de piliers égyptiens est celui que représente la 11g. 2124 '. Ici le support est terminé par un chapiteau et recouvert de peintures qui rappellent les traits principaux de l'architecture et de la sculpture de ce paye, le chapiteau en forme de papyrus, le globe ailé, les hiéroglyphes, les ligures humaines, les faisceaux de la partie inférieure des colonnes.

1 Prisée d'Avesces, l'Egypte.

Les Grecs et les Romains n'élevaient pas, à proprement parler, de piliers; les colonnes

seules étaient employées ; ce nom ne peut même pas s'appliquer aux masses compactes de blocages qui, dans les thermes, par exemple, portent et contre-butent les voûtes.

Pendant la période carlovingienne, les constructeurs se contentèrent d'imiter, tant bien que mal, les édifices romains, el ne possédant pas les moyens d'extraire ni de tailler des colonnes monolithes, composèrent leurs supports d'assises de pierres basses et quelquefois même de moellons.

Les architectes romans substituèrent d'abord a ces soutiens les piliers carrés, dont les assises offraient une pose plus facile et

une résistance plus grande. Ensuite, pendant le xi* siècle, par exemple, furent employés simultanément des pilier* a formes tres-di verses, a section carrée, carrée avec arêtes abattues, circulaire, carrée, cantonnée de demi-cercles, barlongue, circulaire, entourée d'une série de sections de cercle '.

Ces formes variées dénotent l'incertitude qui régnait alors, dans l'esprit des constructeurs, sur le eboix d'un type prédominant, qui fût en rapport avec la structure même des voûtes.

Au xti* siècle, apparaissent des piles trèsfranchement disposées pour satisfaire à cette condition : le plan représenté (6g. 2175)

Ptg. Î1ÎS.

est formé de deux rectangles cantonnés, de quatre colonnes cylindriques engagées, destinées à servir de supports aux nervures des voûtes .

L'architecture ogivale se rapproche de nouveau de la forme cylindrique de la colonne ; les piliers se composèrent d'abord de fûts a section circulaire contre lesquels vinrent s'appuyer légèrement des colonnettes engagées.

l'i*. 1128 Dans la suite, celles-ci, plus ou moins

1 Violkt-Le-DiM, ïHtiioniuiiie d'anhitechtr» .

fortes, suivant le degré d'importance des nervures à supporter, alternent avec des gorgesou système de cannelures sous lequel la masse du cylindre central est dissimulée (fig. 2126).

Gomme dans l'architecture a plein cintre, les demi-colonnes se continuent, à travers le triforium et la clairevoie, jusqu'à la naissance des voûtes, en coupant la couronne de feuillages qui forme le chapiteau du rezde-chaussée. Le pilier (end dès lors à devenir la continuation des arcs de la voûte, transformation réalisée déjà au commencement du XIV" siècle.

Dans l'architecture civile du moyen âge, les piliers sont monolithes ou composés de plusieurs assises ; ils portaient les poitraux soutenant les aolivea des planchers ou les arcades des baies du rezde-chaussée, formaient des portiques ou piédroits de boutiques.

Leurs arêtes étaient généralement abattues, comme te montre la 11g. 2127, représentant un pilier monolithe appartenant à une maison de la ville de Dol en Bretagne.

Fig. 2127.

Pig. îiîb.

Aujourd'hui encore on donne le nom

de pile ou pilier aux trumeaux étroits, en

pierres de taille, qui ornent les jambages des baies sur les façades des boutiques (fig. 2128} et sur lesquels reposent les extrémités des poitraux et les trumeaux des étages supérieurs.

Le même nom s'applique aux montants en pierre sur lesquels s'appuient, soit les grilles de clôture (voy. Montant), soit les murs de clôture eux-mêmes.

Ces piliers sont souvent renforcés (fig.

Fi*. î 139.

2129) par des arcs- boutants ou contre-forts également en pierre.

On appelle pilier-butant tout corps de maçonnerie qui soutient la poussée d'un arc on d'une voûte.

Pilon, s. m. — Outil composé d'un rondin de boisetd'uu long manche (fig. 2130) et qne l'on emploie, comme la demoiselle, pour fouler, lasser et régaler des ^ terres fraîchement re- ~Z^ muées. On dit aussi faite (voy. ce mot). lft'

Pilonner, v. a. — Comprimer, fouler des terres au moyen dn piloo ou de la demoiselle. On pilonne le fond d'une fouille

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