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PINCEAU

entrer à profusion dans l'ornementation des baies. La fig. 2136 représente un des pinacles qui décorent une porte d'escalier appartenant à l'aile François Ier, dans le palais archiépiscopal de Sens. La Renaissance changea l'aspect de ces édicules en les surmontant de coupoles.

On dit aussi clocheton (voy. ce mol).

Pinacothèque, s. f. — Mot qui vient du grec et qui signifie dépôt de tableaux.

Vitruve désigne ainsi les galeries de tableaux qui ornaient les habitations des riches Grecs et celles des .Romains lorsque le goût des arts fut communiqué à ceuxci par les premiers. La pinacothèque était placée au nord.

Pince, s. f. — Barre de fer servant comme levier pour manœuvrer des pierres, des charpentes ou pour arracher des pavés.

La pince du maçon, du tailleur de pierres, du bardeur et du charpentier est terminée, comme on le voit en a (fig. 2137), par deux extrémités aplaties dont Tune est légèrement recourbée.

Dans certaines pinces b l'un des bouts est mobile autour d'une cheville en fer qui traverse la barre.

Fig. 2137.

Fig. 2138.

La pince du paveur est terminée, à son extrémité, en pointequadrangulaire(fig. 2138).

Dans la construction des lignes de chemins de fer, on emploie des pinces de dif-

férentes sortes ; les unes, représentées eu A (fig. 2139), servent au dressage de la voie dans le sens horizontal, c'est-à-dire à mettre les rails à l'alignement voulu ; les autres fi, dites à pied de biche, sont utilisées pour arracher des crampons mal assujettis.

Fig. 2139.

On appelle encore pince une espèce de tenaille (Kg. 2140) que l'on emploie pour dévoyer à droite et à gauche de la lame

Fig. 2140.

les dents d'une scie, afin de donner de la voie à l'instrument.

Pinceau, s. m. — Faisceau de poils attachés fortement au bout d'un manche en bois.

Les peintres en bâtiment se servent de pinceaux faits avec des poils de porc ou de sanglier et auxquels on donne le nom de brosses (voy. ce mol).

Les pinceaux employés pour le lavis sont en poils de martre, de blaireau, de putois, etc.

Les doreurs appellent :

1° Pinceau à mouiller un pinceau qu'ils imbibeut d'eau pour humecter Vassiette, afin qu'elle puisse happer l'or qu'on doit y appliquer;

2° Pinceaux à remender, ceux qui ne font pas la pointe et qui servent à réparer

PIOCHON.

les manques, cassures ou gerçures qui se sont faites aux feuilles d'or avec d'autres morceaux de feuilles d'or.

Pinceautage, s. m. — Dernière opération de l'impression des papiers peints et dans laquelle l'ouvrier, après avoir examiné si le dessin est correct, en comge, à l'aide du pinceau, les manques et autres défauts.

Pincelier, s. m. — Vase en fer-blanc divisé en deux compartiments, dans l'un desquels on met l'huile, tandis que l'autre sert au nettoyage des pinceaux.

Pinceur, s. m. — Nom que Ton donne sur les chantiers au manœuvre ou au bardeur qui manœuvre à l'aide de la pince les matériaux de construction. L'aideposeur est aussi un pinceur.

Piochage, s. m. — Opération de terrasse qui précède le transport des terres. Le piochage est plus ou moins difficile, suivant la dureté du sol et les graviers qu'il renferme. Dans les terrains meubles, tels que l'argile et le sable, la bêche est un outil suffisant; dans les terrains plus consistants, la pioche est nécessaire et, dans les sols pierreux, on est obligé d'employer le pic, et quelquefois même la pince en fer.

Pioche, s. f. — Outil de terrassier qui sert à remuer et à détacher des terres et qui est formé (fig. 2141) d'un fer recourbé, percé en son milieu d'un œil ou trou destiné à recevoir un manche. L'une

Fig. 2141.

des extrémités de ce fer est plate et l'autre en pointe, de sorte que l'instrument tient à la fois du pic et de la houe.

Les terrassiers se servent encore pour remuer les terres d'une autre pioche à tête

Fig. 2142.

de marteau, représentée par la fig. 2142. Les maçons se servent d'un outil à deux

pointes et qu'on appelle pioche ou pic (voy. ce mot).

Dans l'établissement des voies de chemin de fer, on emploie, pour le bourrage du ballast sous les traverses des rails, des pioches telles que les représente la fig. 2143.

11 en est de deux sortes : le premier type A est un arc en bois garni, à ses extrémités, de deux ferrements aciérés.

,r)lll:i,llllll^ynïï|HHiiiH'""-'"':""Q Fig. 2143.

Le second type B est en fer, avec ses extrémités aciérées.On ne l'emploie que dans les endroits où le ballast, difficile à bourrer, exige des chocs énergiques.

Piochement, s. m. — Les maçons désignent, par ce terme , Pabalage d'une partie excédante de pierre.

Piochon, s. m. — Outil de charpentier qui ressemble à la besaiguë, mais qui est plus court.

Fig. 2144.

Le piochon (fig. 2144) est composé d'un

PIQUÉ - ]i

fer a b portant une douille c qui reçoit un manche en bois. Les deux extrémités du fer sont, l'une un ciseau, l'autre un bédane. Le tranchant est ordinairement a deux biseaux; le bédane est semblable à celui de la besaigué.

Cet outil sert à tailler des mortaises; mais il n'est pas aussi commode que le précédent.

Pipe, s. f. — Petite cale que l'on emploie pour serrer une barre de fer qui passe dans une autre barre, dans une pierre ou dans du bois.

Pique, s. f. — Long bâton armé d'un fer pointu ù l'une de ses extré- --» mités (lig. 2145) et dont les paveurs se servent pour parfaire les joints au sable dans un pavage.

Cet outil prend aussi le nom de po in te du paveur.

Piqué, s. m. — Piqui ou ptqùre des bois, opération de l'établissement des bois qui consiste dans l'indication, à l'aide du plomb et du compas, des points destines à déterminer, sur les faces latérales du bois en établissement, la place et la direction des joints nécessaires à l'assemblage. Le piqué de deux pièces de bois qui s'assemblent carrément à tenon et mortaise se fait de la manière sui- ,. „ „.,, vante:

Soient les deux pièces A etB (fig. ïUb) mises sur lignes et posées sur chantiers. On approche le plomb a le plus prés possible du sommet de l'angle formé par les faces verticales des deux morceaux de bois, sans toutefois le faire toucher pour en assurer la position verticale. Avec la pointe d'un compas à branches bien dressées, on trace alors, sur les race:- verticales de A, deux points qui indiquent sur cette pièce l'aplomb d'une des faces de B et, par conséquent, la limite de la mortaise de ce côté. Il faut, pendant cette opération, avoir soin que la branche du compas qui sert à marquer la piqûre sur A soit bien dans la direction de la face de S et a même dislance du lil du plomb que ce dernier l'est

DICTION HAIU DR CONSTRUCTION

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