PONCEAU
Les ponceaux sont généralement établis sur des ruisseaux, des fosses ou- des ravins mis à sec pendant une partie de l'année. Ces ouvrages se font en maçonnerie ou en bois. Dana le second cas, les culées se font en maçonnerie ou bien avec des pieux.
Mais ceux-ci, exposés d'un coté à l'air, el, de l'autre, mis en contact avec la terre, sont sujets à pourrir promptement.
Les ponceaux voûtés se font en arc de cercle ou en plein cintre.
Lorsque l'ouverture est faible et que l'eau est obligée parfois de prendre une vitesse capable de produire des affouillements, on recouvre le sol d'un radier en maçonnerie.
La fig. 2250 représente, à l'échelle de 0,01 pour métré, un ponceau construit dans ces conditions.
Fig. 2Î50.
La voûte el les deux piédroits en parements de tête sont en pierre de taille. Les massifs des culées sont en moellons appareillés. Le radier est formé de deux rangs de moellons avec joints en ciment.
Fig. ÎÏS1.
Nous donnons (fig. 2251) la coupe d'un ponceau aqueduc dont le radier est en béton. La voûte est recouverte d'une chape en ciment ; l'empierrement de la chaussée
PONT
PONT
est bordé par deux accotements qui se terminent eux-mêmes aux parapets en maçonnerie.
Pont- — Ouvrage d'art destiné à réunir les deux portions d'une voie de communication interrompue par un cours d'eau, un ravin ou même par une autre voie située à un niveau inférieur à celui de la première.
D'une manière générale, on divise ces ouvrages en ponts fixes, ponts mobiles et ponts volants.
Les ponts fixes comprennent plusieurs catégories, auxquelles on donne des noms tirés des usages auxquels ils sont destinés: les passerelles, qui ne servent qu'aux piétons ; les ponceaux, qui ne dépassent pas quatre ou cinq mèlres d'ouverture; les ponts proprement dits, composés d'une ou de plusieurs arches et qui donnent passage aux voitures ; les ponts-aqueducs, qui amènent les eaux dans une ville ; les pontscanaux, qui font franchir à un canal une rivière, une vallée ou une route quelconque.
Les ponts-viaducs, qui sont à grandes arcades, comme les aqueducs, et qui servent au passage d'un chemin de fer.
choix du système à adopter. Si la voie que le pont dessert est très-fréquentée, on doit éviter de faire cet ouvrage en charpente, à cause de l'entretien nécessaire.
Les ponts suspendus sont également inacceptables, s'il s'agit d'un chemin de fer; ils se recommandent, au contraire, lorsque la profondeur du lit est considérable et le courant rapide.
Le choix de Yemplacement vient ensuite et dépend : 1° des voies à mettre en communication ; 2° du sol sur lequel on doit établir les fondations.
Dans tous les cas, il est bon d'éviter les ponts biais, dont les piles sont plus affouillables que celles tes ponts perpendiculaires au cours d'eau et qui présentent, en outre, des difficultés d'appareil les rendant plus coûteux.
La largeur d'un pont est au moins égale à celle de la route ou de la rue à laquelle il fait suite; mais elle dépend aussi, dans une ville, de la population des quartiers à desservir. Dans tous les cas, deux voitures doivent pouvoir se croiser sur le pont et des trottoirs y sont établis pour le passage
Nous ne parlerons, dans cet article, des piétons ; on doit donc donner à la lar-
comme ponts fixes, outre les ponts ordinaires, que des ponts-canaux; les autres catégories de ces ouvrages sont traitées aux articles Aqueduc, Passerelle, Ponceau, Viaduc.
Les ponts mobiles sont ceux qui, tout en restant établis sur un point déterminé, permettent d'interrompre momentanément le passage ; on range dans cette classe les ponts-levis, les ponts tournants.
Les ponts vola?its comprennent ceux que l'on peut déplacer à volonté, comme les ponts de bateaux.
Les ponts se construisent en pierre, en bois ou en métal. Les points d'appui extrêmes se nomment culées, ceux intermédiaires sont des piles, s'ils sont en pierre, des palècs, lorsqu'ils sont en bois.
L'intervalle entre deux points d'appui reçoit le nom de travée dans les ponts en charpente, Marche dans les ponts en maçonnerie.
I. Ponts fixes. La première question à résoudre dans une étude de ce genre est le
geur au moins 7 à 8 mètres.
Mais la question la plus importante est celle du débouché, c'est-à-dire du vide nécessaire au passage de l'eau et qui se détermine d'après la vitesse et le volume des grandes eaux. Un débouché trop faible peut amener le débordement du cours d'eau en amont du pont ou bien donner au courant passant sous les arches une vitesse capable de nuire à la navigation et même d'affouiller les piles. Un débouché trop grand peut occasionner des atterrissemcnts qui se consolident par des herbages et font prendre au courant une direction oblique ; dans ce cas, une forte crue peut détruire le pont, par suite de l'affouillement de quelques piles. Si le cours d'eau n'est pas navigable, ni sujet à un débit accidentel considérable, on préfère les petites arches, parce que la dépense est moins considérable que pour les grandes.
Dans le cas contraire, il faut de grandes arches, afin que rien ne gêne soit le pas-
PONT. —
sage des eam ou des corps flouants, soit la navigation. En outre, les piles étant moins nombreuses, la dépense est plus faible.
Ponts en maçonnerie. Parmi les ponts à grande porlée et destinée à une circulation importante, les ponts en pierre sont fréquemment usités.
La forme demi-circulaire pour les arches est celle qui parait la plus convenable, parce qu'elle reporte toute la poussée sur les piédroits el que, de plus, elle est simple, élégante et d'une exécution facile. Les anciens ponts sont ainsi construits; mais cette forme présente plusieurs inconvénients: 1' elle exige une forte pente pour les deux moitiés Au pont, eu raison delà hauteur que prend l'arche du milieu.
2* Les naissances des voûtes étant sou-