PONT
de vache. Une application du même sys< tèmeaété faite au pool de l'Aima (flg.î252).
Lorsque le débouché ue dépasse pas 25 mètres, on ne fait qu'une seule arche. Au delà de cette quantité, quelques auteurs pensent qu'il bot établir toujours les arches en nombre impair ; mais on ne doit pas Taire de ce principe une règle absolue ; les circonstances locales peuvent seules guider le constructeur.
Dans le cas de plusieurs arches, il suffit d'assurer à l'une d'elles seulement la hauteur nécessitée par les besoins de la navigation. On fait dominer celle du milieu, et le couronnement du parapet du pont forme deux lignes inclinées en sens inverse ou une courbe peu prononcée, de manière à faciliter les abords du pont
vent établies au niveau des basses eaux, cette courbe rétrécit le débouché à mesure que les eaux montent. Il peut dooe y avoir avantage à élever le niveau des naissances et à employer la forme circulaire en arc surbaissé, malgré la poussée considérable qui se produit aux naissances et qu'on est obligé de neutraliser pour construire les piles;, la rupture d'une seule arche peut, dans ce cas, entraîner la destruction totale du pont. La voûte en anse de panier (voy. ce mot), un peu moins favorable que l'arc de cercle, au point de vue du débouché, se relie mieux aux piles et présente plus de solidité réelle et apparente; cette forme est fréquemment employée. Ces deux courbes ont été associées par Perrounel au pont de Neuilly. Les arcs de cercle tracés sur les têtes ou faces d'amont et d'aval sont raccordés aux voûtes cylindriques au moyen de surfaces gauches appelées cornes
lorsque les berges ne sont pas élevées.
Examinons maintenant les détails d'exécution des ponts dont les piles sont en pierre.
On commence par opérer, sur l'emplacement des massifs, un Bondage à une assez grande prorondeur, afin de reconnaître la nature du sol avant d'y asseoir les fondations (voy. Sondage).
Si le terrain est formé de roches ou de tufs assez résistants pour supporter le poids de l'ouvrage, on drague jusqu'à ce que l'emplacement soit mis à nu, puis ou établit un bdtardeau (voy. ce mot), que l'on épuise au moyen de pompes ou de vis d'Arcbimède. On arase le sol et l'on construit. Si la profondeur de l'eau dépasse 2 mètrcson emploie non plus des bâlardeaux, mais des caisses é tanches, que l'on fait descendre jusque sur le fond el dans lesquelles on commence la maçonnerie (voy. Caisson).
Dans les terrains affouillables on fonde
PONT. - Il
sur pilotis et sur radiers (voy. ces mots).
Les piles sont terminées en amont par des parties saillantes destinées à les proléger et qu'on appelle avant-becs; en aval sont établis des arrière-bec» (voy. Avant-Bec).
Autrefois on donnaitaux piles une épaisseur calculée de manière a résister à l'effort de tonte la voûte. Aujourd'hui on réduit cette épaisseur en tenant seulement compte de la pression qu'elles ont à supporter et de la différence de poussée qui peut exister entre deux arches consécutives, soit à cause d'une différence dans la largeur, soit par suite de surcharges accidentelles.
Les culées, au contraire, doivent résister chacune à la poussée d'une demi-arche.
La construction hors de l'eau dos piles et des culées se fait en apportant les matériaux dans des bateaux et les enlevant, au moyen de grues, à la hauteur convenable.
On emploie, pour ce travail, la pierre de faille, le moellon ou la meulière. Dans tous les cas, les avant-becs et arrière-becs sont en pierre de taille; les parements latéraux, construits en petits matériaux, sont même renforcés par des chaînes en pierres de gros échantillon.
Les piles, ainsi que les culées, sont couronnées par des bandeaux et munies d'arganeaux destinés à amarrer les navires.
La construction des arches n'exige pas moins de précautions et d'habileté que celle des piles. Elle se fait au moyen de charpente ou cintres lixes ou mobiles qui soutiennent les voussoirs pendant l'exécution de l'arche. Les cintres fixes prennent leur point d'appui dans la rivière, soit sur un système de pilotis, qu'on enlève après l'achèvement de la construction. Les cintres sont composés de plusieurs fermes reliées entre elles par des moïses et sur lesquelles on pose les coucbiB destinés à supporter les voussoirs. Le décinlremeit se fait en ruinant peu à peu les poutres qui servent de support a tout le système.
Les cintres mobiles sont ceux qui peuvent se transporter d'une pile à l'autre : ils sont formés d'une partie attenante à la pile et d'une partie mobile fixée au moyen de coins maintenus par des taquets. Le dé- J