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PONT-LEVIS

d'ouverture. L'arc elliptique a été adopté dans certains cas, par exemple au pont de Londres, dont l'arche du milieu a 56 mètres d'ouverture.

Les pont* avec piles en maçonnerie et métal datent de ce siècle.

L'invention des ponts suspendus appartient aux Américains; on en fit d'abord un fréquent usage ; mais les accidents qu'ils ont occasionnés les a fait proscrire dans presque tons les cas.

PoDt-levis,'.m.— Pont mobile quel'on emploie particulièrement dans l'architecture militaire pour interrompre le passage.

Les portes fortifiées du moyen âge étaient défendues par des jionti-levU, dans lesquels le tablier était mû au moyeu d'un châssis en charpente. A ce dernier étaient fixées deux chaînes qui soulevaient le tablier mobile et une troisième qui permettait d'imprimer un mouvement de rotation an châssis, disposé du reste de façon à former contre-poids, afin qu'un effort, mémeasseï faible, suffit pour lever ou abaisser. La figure 2281 représente une porte fortifiée

de celte époque vue extérieurement. Cette porte est composée de deux baies, l'une assez large pour le passage des véhicules.

PONT-LEVIS. — Il

l'autre, étroite, pour le passage des piétons; chacune de ces ouvertures est munie d'un pont levis ; celui de la petite porte n'a qu'une seule flèche manœuvrant en bascule. Nous donnons aussi fig. 2282 une vue

Pig. !!8S.

intérieure qui complète l'explication de c système.

fc'ig. !!8ï.

Une disposition semblable à celle que

représente la flg. 2283 était souvent adop-

tée pour les ponts-levh d'une grande légèreté.

Aujourd'hui les ponts mobiles employés ù cet usage dans les places de guerre sont à flèches, comme les précédents, on manœuvres au moyeu de contre-poids suspendus à l'extrémité de la chaîne, qui s'enroule autour d'une poulie. A mesure que le tablier se soulève, les contre-poid viennent poser sur un plan ; mais il en reste toujours assez pour faire équilibre au tablier. Un des systèmes appliqués pour obtenir cette dernière condition d'une façon absolue, dans toutes les positions du tablier, est le pont-levU à la Poncelet (fig. 2284) ' ; une grosse chaîne de Galle

Fig. !S8t.

agit, par son poids, sur le tablier, en raison de sa position, c'est-à-dire qu'une partie d'autant plus grande de ce poids est soutenue par des points fixes, que le tablier approche davantage de la verticale.

L'inconvénient de re mécanisme est ta

fig. ÎÎSS.

hauteur exigée pour le point d'attache.

< Uboulaye, Dût. 4et ont et wanufuclvrtt.

PORCHE. — Il

Nom citerons encore le système Délite, dans lequel le tablier (rig. 2285) esl soulevé à l'aide de deux barres de fer qui, par l'une de leurs extrémités, embrassent nn Tort boulon fixé au tablier et, par l'autre, un essieu en fer terminé par deux cylindres qui descendent en roulant sur deux courbes ab tracées de telle manière que le système soit en équilibre dans toutes les positions du tablier.

Pontet, ê. m. — Partie basse d'un barreau de grille qui est arrondie el va en diminuant en forme de fuseau A (fig. 228b}. On en fait aussi qui sont ornés, comme on le voit en B.

Fig. I2BS.

Les pontets sont des pièces rapportées.

Quelquefois le barreau se termine en pointe quadrangulaire C, au-dessus de la traverse.

Porche, ». m. — Portique ouvert ou fermé en avant de la porte d'entrée d'un édifice et particulièrement d'une église cb retienne.

Dans les basiliques latines et suivant le rite de l'Église primitive, un porche extérieur ou narthex était destiné à mettre & l'abri des injures de l'air, mais en dehors de l'assemblée des fidèles, les catéchumènes et les pénitents. La suppression de ces rites a entraîné, à une plus ou moins longue distance et selon leB localités, celle de la distribution qui y correspondait, de sorte que la présence d'un porche est un indice d'ancienneté ou de fidélité à la liturgie primitive.

Le porche des églises latines est un espace couvert par une charpente ordinairement apparente, appuyé sur la façade de l'édifice et supportée par une rangée de colonnes ou des piliers carrés établis parallèlement au mur de face, à une distance plus ou moins grande, en raison de l'étendue et du service du temple.

La charpente qui surmonte le partit soutient nue couverture en tuiles. Le fond de ce portique était décoré de peintures et de mosaïques; c'est là que s'ouvraient la trois portes de la basilique. Auprès de 11 porte principale étaient placées deux fontaines ou bassina destinés aux purifications.

Au-devant dn porche était situé l'atrium, vaste cour carrée, entourée de murailles élevées on de portiques. La porte de l'atrium était ouverte dans l'axe de la basilique^t fréquemment accompagnée d'au avant-porche d'une forme analogue & celle que représente la fig. 2287.

Fig. Ï287.

Un long voile pendant jusqu'à terre protégeait les pénitents contre les regards du public. Dans les basiliques privées d'atrium, des voiles étaient de même sonpendus dans les entre-colon Eléments du grand porche.

A partir du vtu' siècle jusqu'au xiiisiécte, les porches ont ordinairement la forme de

portiques tenant comme précédemment toute la largeur de l'église, comme A Saint- Vincent de Borne (fig. 2288); néanmoins

un en trouve qui sont disposés bous une tour occupant le .devant de la nef, comme à l'église Sainte-Radegonde, à Poitiers (flg. «88).

11g. Ï3SB.

Quelques porches résultaient de l'étranglement produit dans le plan du portail par labasededeux clochers latéraux, ainsi qu'à l'église de Montréale, en Sicile flig. 2290).

Fig. ÎÏ90.

Avant le x»' siècle, les lois ecclésiastiques interdisant d'enterrer les morts à l'intérieur même des églises, certains personnages marquants recevaient la sépulture sous les porches ou vestibules des basiliques. Pins tard ces abris furent môme destinés à des usages qui n'avaient rien de sacré. Les seigneurs y rendaient souvent Injustice ; c'était là aussi que s'accomplis- ' saie ni certains actes authentiques.

C'est pour remédier à ces abus que, dés le commencement du xii* siècle, les ordres de Cluny et de Cîleaux se mirent à élever devant leurs églises des porches fermés, auxquels ils donnèrent de vaBles dimensions et en tirent des anf-tyiim souvent à deux étages '.

Parmi les porches du moyen fige nous citerons, comme l'un des plus remarquables, celui de l'église de Véïelay, dont la fig. 2291 donne le plan, à l'échelle de u-,002 pour mètre.

Il est divisé en trois travées principales ;

1 Viol] et- Le -Duc, Diet. d'urehUechire.

celle du milieu est surmontée d'une tri-

bune au-dessus de l'ancienne porte de la nef; cette tribune est close par une balustrade A. Les collatéraux forment galerie au premier étage.

Fig. 2Ï91.

Pendant les un», xiv* et xv* siècles, un grand nombre de porchet, en forme de portiques et d'appentis, ont été établis devant des façades d'églises paroissiales.

Ces constructions sont très-simples, ce sont de petits piliers de pierre on des poteaux de bois qui soutiennent un comble d'une seule pente et reposent eux-mêmes sur un mur bahut. Ces porche» étaient destinés à mettre à l'abri les personnes qui assistaient aux enterrements effectués dans les cimetières attenants à ces églises.

Outre les porche* ainsi fermés sur les cotés et totalement ou en partie sur le de-

vant, les porches ouverts pur leurs trois faces extérieures se rencontrent fréquemment ; la fi?. 2292 ' représente, en pian, à l'échelle de 0»,004 pour mètre, le porehe de l'église de Pacay-le-Montal, appartenant au su1 siècle. Lie vestibule offre, sur sa face à rez-de-chaussée, trois arcades ouvertes et sur ses colés deux arcades.

Il est fermé, à sa partie supérieure, par des Yoùles d'arête. Le remarquable porche de l'église Notre-Dame de Dijon a élé construit suivant ces données.

A coté des porches ouverts ou fermés, il faut citer ceux qui étaient établis, à la même époque, à la base des clochers élevés sur la façade principale des églises. Ces vestibules sont tantôt fermés latéralement, tantôt ouverts sur trois races.

Les porches établis devant les entrées latérales des églises datent du xni" siècle et deviennent très- fréquents pendant les xtv* et XV* siècles ; on pjut les considérer comme des constructions annexes ne faisant pas corps avec l'édifice. Certaines façades présentent même des porches de ce genre, par exemple celle de Saint-Germain l'Auxerrois à Paris.

Quelques églises de la Renaissance offrent des porches qui, par leurs dispositions générales, rappellent ceux du moyen âge, avec un caractère plus élégant peutêtre, mais moins monumental et moins profondément religieux.

Depuis deux siècles on a établi a Paris, au devant de certaines églises, des porches ou péristyles d'un aspect plus grandiose, mais ne satisfaisant pas à cette condition essentielle d'offrir un abri véritable contre le vent et la pluie.

Noos citerons ici le porche latéral de l'église de la Sorbonne, le porche ou péristyle de Saint-Sulpice, que représente en plan la fig. 2293 et qui conduit, de chaque coté, dans deux sanctuaires fermés qui, par leurs murs épais, soutiennent les angles de la façade ainsi que ses retours.

Les constructions civiles, édifices publics ou hôtels privés , offrent des

l Vlollei-Le-Duc, Dicl. d'arckiucivrr.

voitures puissent entrer par les arcades latérales pour déposer les visiteurs à l'abri de la pluie.

Porcherie. — Local destiné a l'élevage et a l'engraissement des animaux de l'espèce porcine.

Ordinairement les porcs sont renfermés dans des logea ou compartiments qui, par leur réunion, forment la porcherie. II est rare que l'on mette eus animaux en commun , par exemple, dans une cour autour de laquelle sont disposés des abris.

L'exposition au midi est celle qui vaut le mieux pour une porcherie. Quelle que soit la disposition adoptée, qu'il y ait une cour on qu'il n'y en ait pas, il faut une porte qui laisse passer une personne sans trop de gène, et qui ait, par exemple, 1",80 sur 0",60. L'une des portes les plus usitées .est celle que représente la fig. 2295; elle est divisée eu deux parties, dont l'une à un seul vantail et l'autre à deux vantaux; une imposte éclaire l'intérieur *.

les briques à plat cimentées, le béton ou l'asphalte , disposes de manière a ne donner aucune prise à l'animal. Le bois de chêne, quand il est à bas prix dans la localité , est la matière qui forme le plancher le plus favorable à la santé des porcs.

Dans touB les cas, le sol doit être incliné de 0m,03 par mètre et accompagné d'une rigole pour l'écoulement dos liquides.

Les aliments sont donnés aux porcs dans des auges ou mangeoires (voy. ces mots). Nous présenterons seulement ici une disposition employée dans certains abattoirs, celui de Bourges, par exemple.

Entre deux étables (H g. 2296) est disposé un couloir qui permet de déposer la

Fig. Ï2S5.

Les fenêtres sont de simples ouvertures destinées à l'aération et que l'on bouche, au besoin, avec de la paille ou de la toile grossière. Dans les grandes porcheries on établit soit des fenêtres demi-circulaires 00 cintrées, comme pour les écuries, soit des impostes au-dessus des portes.

Le pavage des loges se fait en grès ou en briques sur champ. On peut employer

< Bouchard, Çoniiruelioni ruralei,

nourriture de chaque animal dans sa mangeoire, sans entrer dans l'établa.

Chacune de ces crèches est pourvue, du

Fig. «97.

coté du passage, comme on le voit en coupe (Kg. 2297), d'un coffre en bois qui

isole les animaux de la personne chargée de leur donner la nourriture. Au fond des mangeoires est un petit canal qui permet aux liquides de s'écouler dans un ruisseau ménagé sur le sol du passage.

Le6 séparations entre deux loges attenantes ont au moins 1B,25 de baut et se font en maçonnerie ou en bois ; dans ce dernier cas , on emploie des planches posées de champ ou verticalement.

Quant à l'espace à réserver à chaque animal, M. Bouchard estime que six métrés carrés sont suffisants pour une truie avec ses porcelets, pour trois ou quatre jeunes porcs ou pour un porc à l'engrais. La hauteur des loges peut n'être que de i"\80.

Des bassins doivent être ménagés dans lesquels les porcs puissent se rafraîchir et se laver.

Nous donnerons (fig. 2298) une disposition de porcherie avec cour attenante, l'auge étant placée dans la loge ou en-

Pig. 2298.

castrée dans le mur extérieur de la cour. On en fait aussi de doubles avec ou sans couloir, comme nous Pavons indiqué plus baut.

4|j*JA

Il II

Pig. 2299.

Comme disposition générale, on établit

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