‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 312 sur 553 · PORTE. '—1120 - PORTE · texte numérisé non relu

PORTE. '—1120 - PORTE

©-,0075, eel ouverte dan» une enreinte qui I en talon. Le rinlre est appareillé en vonsdate dn vi* siècle avant Jésus-Christ et qni soirs extradossés et parfaitement réguliers, est encore dans un bon état de conserva- | L'archivolte est formée de pierres séparées,

lion ; le style en est à la fois simple et remarquable; elle est ornée d'une archivolte d'un profil simple, composé d'un talon Burmonté d'un cavet et reposant sur une imposte formée d'une grande moulure

indépendantes de la construction même du mur. Une tête sculptée en ronde-bosse occupe lefaaut de la clef. Des tours carrées élevées de chaque coté de la porte,k quelques mètres des tableaux eu défendent l'approche.

Dans l'épaisseur du tableau de celle porte oo voit une feuillure carrée qui a dû recevoir une fermeture en façon de berse. Cette porte est surtout remarquable par la pureté de son style, qui prouve en même temps et le talent des artistes étrusques et la liaison intime qui existe entre leurs arts et ceux des Grecs primitifs, arec lesquels ils marchèrent de pair pendant longtemps.

Une porte plus monumentale est celle qui seule soit restée debout de l'ancienne cité de Penuia, aujourd'hui Pérouse. C'eBt une arcade eu plein cintre et d'une grande hauteur, comme le montre la lig. 2347 ', à l'échelle de 0m,0075 pour mètre, qui est comprise entre deux tours carrées. Ainsi que dans la porte précédente, l'arc est appareillé en claveaux, mais sur une double rangée, encadré d'une archivolte. AudesBUSOD remarque une petite ordonnance il pilastres ioniques avec des boucliers de forme grecque dans les intervalles. Un bandeau saillant, qui repose sur les chapiteaux de ces avant-corps, supporte deux grands pilastres, qui sont également d'ordre ionique et entre lesquels s'ouvre une arcade, dont le diamètre égale celui de la porte. Cette seconde baie servait, sans doute, à placer des défenseurs directement audessus de l'entrée. Les tours s'élevaient beaucoup plus haut qu'il ne semble au premier aspect, ainsi que l'indiquent les arrachements ruinés de tout l'étage.

Plus tard un grand nombre de port» de ville furent élerées en forme d'arcs de triomphe (voy. ce mot).

La France possède encore quelques exemples de portes romaines et gallo-romaines, qui sont, eu général, construites à peu près sur le même plan : deux larges baies servent l'une pour l'entrée, l'autre pour la sortie des chariots ; deux plus petites, pour le passage aea piétons. Deux tours Bemi- circulaires, à saillie prononcée, flanquent la porte et la défendent. Le plan représenté (fig. 2348) est celui de la parle Saint-André à Autun.

Pendant les périodes mérovingienne et

1 Pierre tibabal, Fragment! d'architecture.

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