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PORTE- MANTEAU

forme indiquée en B, pour que les colliers

et selles reposent plus carrément dessus.

Souvent les porte-selles sont placés à la partie supérieure et les porte-brides directement au-dessous.

Aujourd'hui on remplace fréquemment les porte-harnais en bois pur des supports en fer, qui sont des tiges rondes ou méplates à bouts relevés et munies de platines, de pattes ou de pointes au moyen desquelles on les fixe sur le bois. On en Tait aussi qui portent deux tiges et qui sont à la fois porte selles et portes- brides (lig. 2360).

l'ig. Ï3B0.

Porte-lanterne ( voy. Lampadaire.

Lanterne).

Porte -manteau, s. m. — Barre sur laquelle sont fixées des tiges qui porlent, à leur extrémité, des rosettes auxquelles on suspend les vêtements.

On fait des porte-manteaux en bois ou en métal.

La Hg. 2361 représente, en coupe et en élévation, des porte-manteaux placés dans le préau d'un asile communal. La barre est en chêne de 0m,08 de largeur sur 0",034 d'épaisseur; elle est chanfreiuée sur ses arêtes et fixée au mur par des brides à scellement.

Les porte-manteaux sont en fer, montés sur platine, espacés de O",!*» environ et

maintenus sur la barre au moyen de deux vis; leur forme est celle d'une lige coudée avec renflement à leur extrémité.

Fig. «61,

Porte-soudure, $. m. — Morceau de coutil plié en quatre à l'aide duquel les plombiers relèvent leur soudure.

Porte-tapisserie, t. m. — On désigne ainsi, en menuiserie: 1° la saillie que fait la corniche d'un appartement, tant sur les mars que sur les nus d'un ouvrage; $* les tringles de bois sur lesquelles on fixe la toile qui doit recevoir le collage du papier de tenture.

Porte-Titre. — Planche sur laquelle les vitres reposent par une arête dans le chevalet ou fléau du vitrier.

Portée. — Dislance qui sépare deux points d'appui d'une pierre- ou d'une poutre posées horizontalement, d'un arc appareillé, d'un plancher, d'une voûte, etc. On désigne également ainsi le sommier d'une plate-bande, d'un arrachement de retombée, ou l'extrémité d'une pièce de bois qui s'engage dans un mur ou qui porte sur une sablière.

Le même terme s'applique parfois à la

saillie d'un corps , par exemple d'une gouttière ou d'un auvent.

Les plombiers appellent portée une pièce de enivre qu'ils placent au boni d'un moule de tuyau pour empêcher le plomb qu'on y verse de s'écouler.

Porter, v. a. — On dit qn'nne pièce de bois porte tant de long et de gros ; de même une pierre parle une longueur sur une largeur et une hauteur de

Porter de fond, en parlant d'un mur ou d'un support dans une construction, signifie qne ces objets traversent plusieurs étages en partant du rez-de-chaussée.

Porter à cru se dit d'un corps dépourvu d'empalement ou de retraite, comme la colonne dorique grecque.

Porter à faux se dit d'un corps posé en saillie ou en encorbellement, comme certains balcons ou comme le retour d'aogle d'un entablement. On dit aussi qu'une colonne ou qu'nn pilier portent à faux, lorsqu'ils sont hors de leur aplomb. Dans ce dernier sens, le mot porte -à- faux est substantif ; ces objets sont dits en porte-à-

Portereau, s. m. — Bâton court de brin que les charpentiers emploient pour porter des pièces au chantier et de là au bâtiment.

Portière, s. f. — On donne ce nom soit à une porte double, composée d'une étoffe quelconque, fixée par des clous sur un châssis mobile, qui oe se ferme qu'avec un verrou ou un loquet, soit à un simple rideau, avec tringle et anneaux, que l'on place devant une porte et qu'on tire & volonté.

On emploie les portières, soit pour se garantir du (roid, soit comme ornement.

Les anciens n'avaient souvent pas d'autre système de fermeture pour les portes d'intérieur et cet usage est encore très-répandu en Orient.

Portique. — Construction ouvert* sur une ou plusieurs de ses faces par des entre-colon oements ou des arcades. Les supports peuvent être exécutés en pierre, en bots ou eu foute ; la couverture est un plafond ou une voûte.

La plupart des édifices publics dans l'antiquité, soit chez les Grecs, soit chez les Romains, étaient accompagnés de portiques. Certains temples, tels que ceux de Jupiter Olympien , à Athènes , étaient placés dans une enceinte entourée de galeries couvertes. Dans tous, un portique est appliqué contre la cella et règne tantôt sur toutes les faces, comme au Parthéoon, au temple de Castor et Pollux, à Rome, tantôt sur les faces antérieure et postérieure, comme au temple de Diane, à Eleusis, tantôt enfin sur la face antérieure seulement, comme à i'Erechihéioo,vau temple d'Apollon, & Bassae et de la Fortune Virile, à Rome (voy. Temple).

Les théâtres avaient, à leur proximité, une galerie couverte à l'abri de laquelle les spectateurs pouvaient se promener, en cas de pluie ou pendant les entr'actes. Des portiques à arcades étaient disposés autour du théâtre à rez-de-chaussée, et la partie supérieure des gradins était même parfois recouverte de constructions de ce genre, comme on le voit au théâtre de Marcellus, à Rome. Les amphithéâtres possédaient également des dispositions semblables.

Les portiques faisaient encore partie des gymnases et des thermes; ils entouraient la plupart des places publiques, où ils se'rvaient de promenades et formaient quelquefois des édifices spéciaux. A Athènes, V Académie, le Lycée, le Cynosarge avaient des portiques. Dans l'ancienne Rome, les portiques de Pompée et d'Octavie étaient au nombre des plus beaux et des plus fréquentés.

Les cours intérieures des riches habitations furent également pourvues de portiques auxquels on donnait diverses expositions pour changer de température.

Pendant le moyen âge, les galeries couvertes qui entouraient certaines cours des monastères et formaient les cloîtres étaient de véritables portiques.

Les façades des maisons particulières reposaient souvent sur des piliers de pierre ou de bois, de façon qu'elles étaient

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