PRATIQUE
Le grés ferrugineux, chauffé au premier degré de cuisson de la brique, fournit une espèce de pouzzolane. ^
Certaiues terres ocreuses, propres à fournir du bon morlier, par leur mélange avec la chaux, donnent, à la calcina lion par la houille ou par le bois, des pouzzolanes qui peuvent remplacer avec avantage les meilleures pouzzolanes d'Italie.
Les débris concassés de tuileaux, de briques, de poteries, ont été employés, depuis une haute antiquité, à faire des pouzzolanes ou ciments que l'usage de la chaux hydraulique a fait abandonner aujourd'hui.
Les cendres de houille, de tourbe, et surtout de bois, donnent de bonnes pouzzolanes.
On obtient encore des produits analogues avec les scories de forges ou mâchefer, que l'on pulvérise et qu'on passe au tamis de fil de fer très-serré.
Pratique, s. /. — Connaissance ou emploi des moyens, des instruments, des procédés mis en œuvre par l'artiste dans les opérations de son art et qui sont du ressort de l'exécution.
Pris dans celte acception, ce mot est opposé au mot Théorie, qui exprime la connaissance des principes sur lesquels sont fondées les règles de la pratique. Tout art a donc sa pratique.
En architecture, ce mot et son idée comprennent deux notions qui correspondent à deux parties bien distinctes : l'une qui est du domaine de la science, l'autre qui n'est que l'exécution pure et simple.
Ainsi nous appellerons science pratique, l'ensemble des connaissances très- variées qu'exige la mise en œuvre des matériaux placés dans les circonstances les plus diverses.
C'est cette science que doit connaître à fond l'architecte, afin de procéder sûrement à une conception réalisable de son œuvre.
La seconde partie de la pratique est l'exécution manuelle ou mécanique, et la connaissance en est indispensable à l'architecte pour se rendre compte de la bonne façon ou de la malfaçon, d'où dé-
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pendent la durée de l'édifice et l'économie des dépenses.
On appelle pierre de pratique, une pierre qu'on emploie non taillée.
Pratiquer, v. a. — Dans un sens général, ce mot signifie meltre en pratique, appliquer les règles théoriques d'un art ou d'une science.
Dans une acception plus spéciale, on exprime, par ce terme, l'art de ménager, soit dans la disposition générale d'un plan, soit après coup dans quelques parties de l'édifice, certains détails accessoires, certains dégagements. Ainsi on pratique dans le plan des couloirs, des issues, qui dégagent les pièces. On pratique de même, après coup, des changements dont on a besoin, par exemple, un escalier dans un massif, une porte dans un mur, etc.
Préau, s. m. — Mot qui signifie petit pré et par lequel on désigne souvent un çspace clos et couvert de gazon.
Les grandes cours des couvents, gazon nées et environnées de portiques formant cloître (voy. ce mot), ont reçu cette désignation. Il en est de même de cours analogues dans les prisons.
2° Dans les établissements d'instruction primaire, tels que les écoles et les asiles communaux, le nom de préau couvert est donné à une salle dans laquelle les enfants sont réunis le matin, avant leur entrée dans la classe ; à midi pour déjeûner et pour jouer, quand il fait mauvais temps, et enfin le soir avant d'être rendus à leurs parents.
Le préau couvert d'une école communale doit se trouver à rez-de-chaussée, s'il est possible, précédant les classes; ayant la même hauteur, égal en surface aux classes réunies , planchéié ou au moins bituminé.
On appelle préau découvert un second préau plus grand que le premier, dont le sol est en terre piquée, battue et sablée et qui sert aux jeux des enfants lorsque le temps le permet. On doit pouvoir passer du préau couvert dans le préau découvert sans traverser les classes.
Le préau couvert des salles d'asile exige
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les mêmes conditions générales que celui des écoles primaires ; mais il renferme un mobilier spécial.
Il est garni de deux ou trois rangées de bancs ; suivant l'importance de l'asile, ces bancs sont divisés en deux sections, l'une pour les garçons, l'autre pour les filles.
Il est revêtu, sur le pourtour, de lambris avec porte-manteaux et planche pour recevoir les paniers, souvent le périmètre de la salle est occupé par des bancs disposés d'une façon particulière (voy. Asile).
Outre ces boiseries, le préau contient des lavabos adossés ou isolés (voy. Lavabo). Un poêle occupe le centre de la salle.
Préclnctton, s. f. — Mot qui vient du latin prsecinctio et qui désignait, dans un théâtre ou un amphithéâtre romain, un large couloir régnant tout autour de l'édifice au sommet de chaque mxnianum (voy.
Amphithéâtre).
C'est par .ce couloir, sur lequel donnaient les vomitoria, que les spectateurs parvenaient aux escaliers les plus voisins des places qu'ils devaient occuper.
Prèle, s. f. — Plante vulgairement appelée queue de cheval, qui croit dans les lieux bumides et qui est recouverte d'aspérités fines et rudes servant à polir les bois et les métaux.
Les doreurs sur bois prélent, c'est-à-dire procèdent, après le dégraissage, à l'opération suivante: ils adoucissent et lissent les parties unies en les frottant avec un paquet de branches de prèle (voy. Dorure).
Prendre. — Faire prise (voy. Prise).
Presbytère, s. m. — Mot venant du latin presbyterium, qui désignait, dans les. basiliques latines, le fond du sanctuaire, où se réunissait le clergé.
Aujourd'hui on donne ce nom à l'habitation d'un curé de paroisse.
Ce bâtiment est ordinairement situé tout près de l'église paroissiale. Dans les campagnes, cette habitation est souvent accompagnée d'un potager et de quelques constructions rurales.