PUITS
au bord, dans laquelle on introduit un tuyau de plomb ou de tôle jusqu'à 0m,10 de la surface de l'eau.
Le réchaud, rempli ensuite de charbons allumés, est recouvert d'une calotte de : terre cuite ou de tôle surmontée d'un bout du tuyau de tôle pour activer le tirage.
Une heure ou deux après, on découvre et on introduit de nouveau la lanterne; si elle ne s'éteint pas, on peut descendre dans le puits; dans le cas contraire il faut le mettre à sec, attendre quelques jours, l'épuiser de nouveau et recommencer l'application du fourneau ventilateur.
Dans le cas où l'atmosphère du puits serait tellement viciée que l'emploi du réchaud fût impossible, on pourrait se servir d'un ou deux soufflets de forge, adaptés au tuyau qui se prolonge jusqu'à la surface de l'eau et mis en action pendant un quart d'heure, une demi-heure au plus, pour déplacer l'air vicié du puits. On descend encore la lanterne, et si elle s'éteint, il faut renoncer à l'usage du puits et le combler.
Si par des essais préliminaires faits par un homme de l'art on reconnaît la nature du gaz délétère, on peut employer certains moyens pour le détruire. 1* Pour neutraliser l'acide carbonique, on verse dans le puits avec des arrosoirs, plusieurs seaux de lait de chaux et l'on agite ensuite l'eau fortement ; 2° pour détruire le gaz hydrogène sulfuré ou carboné, on fait descendre au fond du puits, avec une corde, un vase ouvert contenant un mélange de manganèse et de muriate de soude arrosé d'acide sulfurique ; 3° pour Y azote on emploie Je fourneau ventilateur et l'on fait l'épreuve de la chandelle allumée. .
Le puits mitoyen est la copropriété des deux voisins, et l'entretien, le curage, les réparations et la reconstruction sont à la charge de tous les deux.
Puits artésien ou puits foré. Trou trèsprofond, de 2 à 3 décimètres seulement de diamètre, et que l'on creuse au moyen de sondes ou de tarières de mineur pour arriver à une nappe d'eau souterraine dont l'eau, venant d'un sol plus élevé, remonte et jaillisse à la surface.
PULVINAR.
On peut encore forer des puits, non pas pour trouver des sources jaillissantes, mais pour étudier la nature d'un terrain ou trouver une mine. ■
L'usage des puits forés est de la plus grande antiquité; celui qui, en France, est le plus ancien appartient à un couvent de Chartreux à Lillers, en Artois ; c'est de là qu'est venu le nom d'artésien donné à ce genre de puits.
Le puits artésien le plus remarquable que Ton ait creusé de nos jours est le puits de Grenelle, foré à Paris. La profondeur en est de 547 mètres; son diamètre est de 0m,14 au niveau de la nappe souterraine et de 0B,22 à sa partie supérieure. L'eau monte à 33 mètres par un tube d'ascension, qui forme le noyau d'une tour hexagonale en fonte de fer. C'est de cette hauteur que l'eau est distribuée jusque dans les quartiers les plus élevés de Paris.
Puits ou regard d'aqueduc (voy. Regard).
Puits de carrière, excavation verticale pratiquée pour l'exploitation d'.une carrière ou d'une mine et servant au passage des ouvriers et à l'extraction des pierres ou du minerai.
Puits d'aérage, puits que l'on pratique de distance en distance, dans la construction des tunnels, pour donner de l'air et assurer la bonne direction des maçonneries de ces voies souterraines.
Pulpitnm. — Dans un théâtre antique, la partie de la scène qui était la plus voisine de l'orchestre et où se tenaient les acteurs pendant leurs dialogues.
C'était une plate- forme longue et élevée sur le bord de laquelle était pratiquée une rainure ou fente dans laquelle on faisait descendre la toile.
Pulvinar. — [• Mot latin signifiant oreiller, coussin, et qui désignait une sorte de lit que l'on plaçait dans les temples et sur lequel les prêtres couchaient les statues des dieux quand on célébrait un lectisterne ou simulacre de festin qu'on offrait aux divinités.
Nous citerons le pulvinar du temple d'Esculape à Pompéi (tig. 2423).
2° On donnait le même nom à l'endroit
DICTIONNAIRE DB CONSTRUCTION
d'un cirque où des couches du même genre étaient placées pour les divinités dont on
Fig. ?423.
portait, en procession solennelle, les statues dans les fêtes du cirque.
Pulvinatus. — Mot latin qui désigne un objet ayant un contour plein et bombé, comme un traversin ou un coussin ; par suite, ce nom est- donné aux chapiteaux des colonnes ioniques, dont les côtés, formés par la portée latérale des volutes, présentent la figure d'une sorte de cylindre qui ressemble beaucoup à un traversin.
On appelle pulvinus le ba lustre même ou oreiller ainsi formé par la volute.
Le même nom de pulvinus était appliqué, dans les bains romains, à la partie d'une baignoire située immédiatement audessus du degré sur lequel s'asseyait le baigneur et qui formait pour son dos un appui que l'on assimilait ainsi à un coussin.
Pulvinus signifiait encore levée de terre entre deux tranchées, ou parterre en dos d'âne.
Pupitre, s. m. - Meuble en liois servant à supporter des livres, des papiers, des cahiers de musique.
Dans les églises, les chantres se servent de pupitres mobiles: les uns sont en bois, comme celui que représente la fig. 24*24 ; les autres sont en fer forgé; nous en donnons (fig. 2425) un de ce dernier genre, qui appartient à l'église Saint-Julien le Pauvre, à Paris. Cet instrument est mobile sur une potence qui elle-même se meut autour d'un axe vertical. La tablette peut également s'incliner et prendre diverses positions, au